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Date
10 mars 2015
Tags
Solidarité Olympique , Actu CIO

Solidarité Olympique - A La Poursuite du Rêve

Grâce au programme de la Solidarité Olympique du CIO, les athlètes du monde entier reçoivent l'appui nécessaire pour concourir aux Jeux Olympiques.


A moins de deux ans des Jeux Olympiques de 2016 à Rio, la préparation des athlètes en vue de la manifestation sportive la plus importante du monde bat son plein. Pour nombre d’entre eux, l’espoir de concourir aux Jeux de la XXXIe Olympiade, et peut- être d’y gagner une médaille, bénéficie  d’un très appréciable coup de pouce grâce au soutien de la Solidarité Olympique.

Main dans la main avec les Comités Nationaux Olympiques (CNO), le CIO aide les athlètes depuis la création au début des années 60 de sa commission pour l’aide olympique destinée au soutien des pays nouvellement indépendants. Instituée en 1981, la commission de la Solidarité Olympique a été dotée d’une nouvelle stratégie  pour aider les CNO et leur prodigue un appui précieux depuis les trois dernières décennies. Grâce à des programmes conçus spécialement pour répondre à leurs attentes, la Solidarité Olympique a pour mission d’aider les CNO à se développer et à accroître la pratique sportive dans leurs pays et territoires. Aujourd’hui, elle administre un plan quadriennal et distribue les financements générés par la part de revenus des droits de retransmission des Jeux Olympiques revenant aux CNO.

Le plan 2013-2016 confie à la Solidarité Olympique la responsabilité d’un budget global de 438 millions USD, soit une augmentation de 127 millions USD par rapport à celui de 2009-2012. Soixante-dix pour cent de ces financements sont répartis en deux secteurs: les programmes mondiaux et ceux destinés aux continents, tandis que le reliquat revient aux programmes de l’Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO), ainsi qu’aux programmes complémentaires et de subventions des Jeux Olympiques.

On compte 17 programmes mondiaux répartis en quatre sections pour soutenir athlètes, entraîneurs, gestion des CNO  et promotion des valeurs olympiques. Les programmes gérés par les cinq associations continentales, et dont la période quadriennale actuelle bénéficie d’un budget en augmentation de 30 %, sont pour leur part consacrés aux besoins spécifiques des CNO sur chaque continent.


"J'ai pu me concentrer uniquement sur mon objectif de devenir championne olympique." Kirsty Coventry, septuple médaillée olympique.

Pour les athlètes et les CNO qui visent les Jeux à Rio, le programme de bourses olympiques, doté d’un budget de 22 millions USD, procure un appui significatif. Destiné notamment à ceux qui en ont le plus besoin, il offre des aides techniques et financières à un nombre fixe d’athlètes d’élite pour l’entraînement et les phases de qualification.

La nageuse zimbabwéenne Kirsty Coventry, septuple médaillée olympique, est l’une de ces nombreux athlètes à avoir bénéficié d’une bourse. «Originaire d’un CNO sans grands moyens, nos sports n’étaient pas très bien financés», explique Coventry, membre de la commission des athlètes du CIO. «En tant que nageuse et athlète, il faut voyager énormément pour  se rendre aux compétitions et pouvoir ainsi affiner les techniques de compétition et savoir appréhender les diverses situations. C’est indispensable. À cet égard, les bourses sont une aide précieuse. En l’ayant obtenue, j’ai tout à coup pu me rendre à trois ou quatre rencontres sportives!»

Les bourses soulagent les athlètes de nombreuses façons, depuis la prise en charge de l’entraînement à celle des frais de déplacements aux compétitions, en passant par le soutien médical et scientifique. Il   s’agit d’aider les athlètes à réaliser leur objectif primordial qui est de se qualifier  pour les Jeux. «Tout ceci permet de réduire la pression qui pèse sur un athlète. C’est ainsi que j’ai pu me concentrer uniquement sur mon objectif de devenir championne olympique», reconnaît Coventry.

À en juger par les résultats des Jeux Olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi, la Solidarité Olympique a atteint ses objectifs. Le programme de bourses olympiques d’hiver a été instauré à l’occasion des Jeux d’hiver à Vancouver en 2010. Quatre ans plus tard, 10 millions USD ont été alloués pour Sotchi. Des bourses individuelles ont été distribuées à 66 CNO, 7 CNO ont perçu une aide «à la carte» sous forme de bourses individuelles, tandis que 4 autres CNO ont aussi reçu une subvention «à la carte».

Sur les 440 athlètes bénéficiaires de ce programme, 273, soit 62 %, se sont qualifiés pour Sotchi. Nombre d’entre eux se sont épanouis par la suite puisque les boursiers ont remporté 17 médailles, dont sept d’or et 51 athlètes ont reçu des diplômes témoignant de leur place de 4e à 8e.

Deux de ces médaillés d’or étaient les jumelles ukrainiennes Vita et Valja Semerenko, membres de l’équipe victorieuse du relais 4 x 6 km de biathlon féminin. «On ne peut sous-estimer l’apport du programme de la Solidarité Olympique», estime Valja. «Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La plupart des participants ont la chance de se préparer dans d’excellentes conditions et de réaliser les meilleures performances possibles dans une compétition aussi ardue que celle des Jeux.»

«Le programme de la Solidarité Olympique est très souple et avantageux pour les participants», renchérit Vita. «Il est indubitable que les bourses olympiques ont joué un rôle considérable dans notre succès, tant sur le plan financier que psychologique.»

L’Autrichienne Daniela Iraschko-Stolz a pris part à l’épreuve historique de saut à ski féminin à Sotchi. C’était la première fois qu’une telle compétition était ouverte aux femmes aux Jeux Olympiques d’hiver. Elle a gagné la médaille d’argent et elle attribue une part essentielle de son succès au programme de la Solidarité Olympique.

«Cela m’a aidée à améliorer la qualité de mon entraînement à un moment où c’était devenu indispensable», confie-t-elle. «J’ai pu payer des hôtels et des voyages en été et nous avons pu organiser davantage de camps d’entraînement. Nous avons ajouté un autre entraîneur à notre équipe responsable de l’équipement, comme les skis et les combinaisons.»

Un succès semblable a eu lieu aux 2e Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d’été de 2014 à Nanjing. Le programme de la Solidarité dédié aux JOJ a aidé, sur un plan technique et financier, 116 CNO à détecter de jeunes athlètes et 108 CNO à les préparer en vue de leur qualification. La Solidarité Olympique a aussi distribué 361 bourses de préparation à de jeunes athlètes qualifiés prometteurs, comme le nageur salvadorien Marcelo Acosta. Il a utilisé sa bourse pour participer à un programme d’entraînement en Floride en prévision de Nanjing et y a gagné la médaille d’argent du 400 m nage libre masculin.

 

La Solidarité Olympique a permis à Valja Semerenko de devenir championne olympique.

Deux autres médaillés d’argent ont aussi tiré le meilleur parti de leurs possibilités: la Mongole Dulguun Bolormaa et le judoka kirghizstanais Rotislav Dashkov. Bien que n’ayant débuté la lutte qu’en 2010, Bolormaa n’en est pas moins devenue l’une des jeunes stars les plus brillantes de ce sport, après avoir gagné l’argent des moins de 46 kg. Dashkov, pour sa part, a été invité à participer en Suisse à un camp d’entraînement de jeunes de la Fédération internationale de judo, dans le cadre d’un programme de détection de talents de la Solidarité Olympique. Après quoi, il a gagné l’argent à Nanjing.

Qu’ils aient participé aux Jeux Olympiques ou aux JOJ, ces athlètes ont bénéficié de l’appui de la Solidarité Olympique. Avec les performances du trio de Nanjing, des jumelles Semerenko et d’Iraschko-Stolz, on peut s’attendre à encore plus de résultats positifs à Rio en 2016.
 

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