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Date
30 nov. 2006
Tags
Vancouver 2010 , Actu CIO , Ski acrobatique

Ski cross : analyse du nouveau venu


À Koweït, la commission exécutive du CIO a décidé que le ski cross serait officiellement admis au programme des Jeux Olympiques d’hiver de 2010 à Vancouver – si toutefois le comité d’organisation de ces Jeux donne également son accord. Le ski cross ?... Quelle est son origine ? En quoi ça consiste ? Pourquoi ce choix ?
 
Bref portrait d’une pratique jeune et en pleine évolution.
 
Issu des X’Games
Également nommé skier X ou skier cross, le ski cross puise ses racines outre-Atlantique. Il est né aux États-Unis, où ont été créés en 1995 les X’Games, référence mondiale des compétitions de sport extrême. Tout comme les Jeux Olympiques, ils se déclinent en deux éditions : été et hiver. C’est en 1997 que les premiers Winter X Games sont organisés, à Big Bear Lake en Californie. Parmi les disciplines officielles se trouve une pratique jusqu’alors inédite : le ski cross. En 2003, soit six ans après sa naissance, le ski cross est reconnu par la Fédération Internationale de Ski (FIS) et est intégré à la catégorie freestyle (ski acrobatique). En 2010, il deviendra épreuve officielle au programme des Jeux Olympiques d’hiver à Vancouver. Le ski cross reste par ailleurs toujours au programme des Winter X Games et fait partie des événements les plus attendus et les plus spectaculaires.
 
Au coude à coude
Le principe du ski cross est assez simple. Inspiré du moto cross, il consiste en une course le long d’un parcours composé de divers éléments naturels ou artificiels : bosses, courbes, sauts ou rampes. Une fois les qualifications terminées, les 16 skieuses et les 32 skieurs (selon épreuve féminine ou masculine) qui ont réalisé les meilleurs temps aux épreuves individuelles peuvent prendre part à la compétition. La véritable course peut alors débuter. Quatre par quatre, les skieurs s’affrontent et dévalent la piste le plus rapidement possible; seuls les deux premiers seront qualifiés pour l’étape suivante. Les courses, appelées aussi knock-out rounds, continuent ainsi jusqu’à ce qu’il n’y ait plus que quatre skieurs en lice. Á l’issue de la course finale, les vainqueurs sont médaillés et gravissent les marches du podium.
 
Stars du ski cross
Un podium qui, depuis le début du ski cross, est souvent occupé par les mêmes skieurs. Chez les femmes, la Canadienne Aleisha Cline fait office de légende vivante, avec quatre médailles d’or (1999, 2001, 2002, 2003) et une de bronze (2005) aux Winter X Games, et deux de bronze (2003, 2004) remportées au classement de la Coupe du monde. Elle n’a d’ailleurs pas à s’inquiéter pour l’avenir du ski cross féminin, car l’Autrichienne Karin Huttary a pris la relève : deux fois l’or (2004, 2006) et deux fois l’argent (2003, 2005) aux Winter X Games, gagnante de la Coupe du monde en 2003 et championne du monde en 2005. Chez les hommes, l’Américain Reggie Crist s’est vite imposé aux Winter X Games comptabilisant deux médailles d’or (2002, 2005), deux médailles d’argent (2003, 2006) et une médaille de bronze (2004). Le talentueux Suédois Lars Léwen, quant à lui, s’est illustré autant aux Winter X Games : deux fois l’or (2003, 2006) et une fois l’argent (2004), qu’à la Coupe du monde où il a terminé troisième en 2004.
 
Olympisme et ski cross

Le ski cross est donc encore jeune, mais il évolue rapidement. Son admission au programme des prochains Jeux Olympiques à Vancouver en est la preuve. Pour la CE du CIO, cette nouvelle épreuve modernisera les Jeux d’hiver. Il suscitera également un grand intérêt auprès du jeune public et saura se faire une place à part grâce à sa dimension spectaculaire et compétitive.

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