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Ski-alpinisme : le point de vue des spécialistes

Ekaterina Osichkina - Yannick Ecoeur ISMF
Date
11 déc. 2019
Tags
Actualités Olympiques, JOJ, Lausanne 2020
Alors que le ski-alpinisme est sur le point de faire ses débuts olympiques aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de 2020 à Lausanne, olympic.org a demandé aux athlètes modèles Yannick Ecoeur et Ekaterina Osichkina ce qu’il faut attendre du dernier venu au programme.


Communément appelé "skimo" (contraction de l’appellation en anglais “ski mountaineering“ ; N.d.T.), le ski-alpinisme a presque l’air d’être aux antipodes du ski alpin conventionnel : si la plupart des skieurs ont pour habitude de dévaler les pentes à toute allure, les skieurs-alpinistes dirigent la pointe de leurs skis vers le haut dans le but de gravir la pente et de passer par des points de contrôle régulièrement disséminés sur leur course, longue parfois de deux heures. 

Avec une altitude maximale de 1 900m, tout le terrain de la troisième édition des JOJ d’hiver ne sera pas accessible à ski, même avec des peaux d’escalade spéciales fixées pour l’accroche. Les athlètes devront déchausser, attacher les skis à leur sac à dos et poursuivre à pied en s’aidant de crampons ou de piolets pour les montées les plus ardues. 

En leur qualité d’athlètes modèles, le Suisse Yannick Ecoeur, multiple médaillé du monde de ski-alpinisme, et la Russe Ekaterina Osichkina, cinq fois championne du monde junior, prodigueront des conseils aux jeunes athlètes à Lausanne en 2020. Ils partagent ici leurs pensées avec les 48 jeunes skieurs-alpinistes qui écriront une nouvelle page de l’histoire olympique en janvier et leur donnent quelques conseils.


À quoi s’attendre

Yannick Ecoeur : “Il y aura trois disciplines différentes aux JOJ : l’épreuve individuelle, le sprint et le relais mixte. Cette dernière discipline met en lice des équipes composées d’athlètes issus de pays différents. Il faudra qu’ils partagent avec des inconnus avec lesquels la communication ne sera pas parfaite. Ce sera fascinant à la fois pour les spectateurs et pour les participants eux-mêmes”.

Les nerfs à rude épreuve

Yannick Ecoeur : “Le niveau de tension est juste incroyable car à la fin la victoire se décide souvent sur le fil. Après avoir attendu et espéré, le moment où nous voyons notre coéquipier déboucher du dernier virage et franchir la ligne d’arrivée en premier est vraiment un instant inoubliable”.

Une occasion en or

Ekaterina Osichkina : “Tout d’abord, cela prépare les athlètes aux Jeux Olympiques du futur, ensuite cela les encourage vraiment à poursuivre leur carrière sportive et, enfin, c’est l’occasion de participer à la plus grande célébration au monde de la jeunesse, du sport et de l’amitié”.

Yannick Ecoeur : “C’est une occasion fantastique pour les jeunes athlètes. À leur place, je ne tiendrais plus en place. Les simples mots ‘Jeux Olympiques, éveillent les passions ; c’est l’antichambre des Jeux Olympiques, le graal pour tous les athlètes”.

Profitez !

Ekaterina Osichkina : “Profitez de cette épreuve incroyable et spectaculaire ! Nous avons l’occasion de représenter la beauté du sport aux yeux du monde tout en profitant d’épreuves incroyables et d’une atmosphère inoubliable”.

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