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PyeongChang 2018

Ski alpin à PyeongChang 2018 : suivez le guide avec Lara Gut

Lara Gut le dit tout net : la peur n’a pas la moindre place dans l’univers intense du ski alpin olympique. Trois fois deuxième et deux fois troisième des Championnats du monde, médaillée de bronze à Sotchi 2014, la skieuse suisse poursuivra sa quête vers l’or à PyeongChang.

"Si tu as peur, il vaut mieux ne pas prendre le départ, sinon tu vas te mettre en danger", souligne Lara Gut qui a terminé troisième de la descente des Jeux Olympiques d’hiver de Sotchi 2014. "Il est important de respecter ce que tu fais, de respecter la piste et le sport, mais ce qui est primordial, c’est d’avoir ce sentiment de pouvoir garder le contrôle et prendre des décisions."

Les bases

Lara Gut sera en lice, chez les dames, pour une médaille d’or en descente, en super-G et en slalom géant, alors que d’autres skieuses se présenteront aussi au portillon de départ du slalom et du super combiné (une descente et une manche de slalom). Du côté masculin, les meilleurs skieurs du monde s’élanceront sur les pistes dans les cinq mêmes épreuves, tandis que les meilleurs éléments des deux sexes s’associeront pour la nouvelle épreuve mixte par équipes. Cette nouvelle épreuve rassemblera 16 équipes de quatre skieurs (deux hommes et deux femmes) qui s’affronteront deux par deux dans un format slalom parallèle à élimination directe, disputé sur un parcours de slalom géant raccourci.

La skieuse suisse a hâte d’y être.

"J’aime ce sentiment de liberté. Il n’y a que toi sur la piste, et personne d’autre", insiste la star suisse. "Tu dois simplement te battre contre toi-même, pour toi-même. Ton seul adversaire, c’est la montagne. C’était déjà comme ça quand j’étais gamine et cela n’a pas changé."

"C’est instinctif chez moi. Quand on va vite, tout s’enchaîne et on n’a pas besoin de penser, tout vient de l’intérieur. C’est comme un rêve et je me réveille après l’arrivée. Je ne sais pas ce qui se passe entre-temps. Je me laisse simplement porter par le mouvement, en ne pensant à rien. Si tu as le temps de penser, c’est que tu te traînes", explique la jeune femme qui a remporté le gros globe de cristal de la Coupe du monde de la Fédération Internationale de Ski (FIS) en 2015-2016.

Descente

La descente est le test ultime pour la tension nerveuse et l’endurance : sur le parcours le plus long du programme et celui comportant le moins de portes, les skieurs y atteignent en effet des vitesses supérieures à 100 km/h. Lara Gut a remporté le bronze il y a quatre ans à Sotchi, mais elle n’a terminé qu’à un dixième de seconde des deux co-lauréates, la Slovène Tina Maze et sa coéquipière suisse Dominique Gisin.

"En descente, tout n’est qu’une question de poids et d’instinct", explique la jeune femme de 26 ans. "Il y a des descentes d’entraînement, ce qui permet de peaufiner les détails et de s’améliorer plus facilement."

Lara Gut a connu deux saisons brillantes en 2015-2016 et en 2016-2017, au cours desquelles elle a remporté trois descentes de Coupe du monde, quatre super-G, trois slaloms géants et un super combiné. Une terrible blessure - une rupture du ligament croisé antérieur - a mis fin à cette série en 2017, lors des Championnats du monde FIS qui avaient lieu chez elle, à Saint-Moritz. Depuis, si elle est revenue sur les pistes en fin d’année dernière, elle lutte toujours pour retrouver sa meilleure forme.

"Ce n’est pas facile, dit-elle, mais je sais que je ne suis pas très loin non plus. Je ne skie pas aussi vite ou vraiment comme je le voudrais, mais je suis en phase d’apprentissage. Tôt ou tard, je serai rapide."

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Super-G

Naturellement douée, Laura Gut a toujours excellé en super-G, une discipline qui allie la vitesse de la descente à l’élégance du slalom géant. À l’inverse de la descente, il n’y a pas de courses d’entraînement en super-G, un facteur qui joue encore plus en faveur de la talentueuse Lara Gut.

"Tu dois décider ce qu’il faut faire et te faire confiance. C’est de l’instinct pur et j’adore ça."

Slalom géant

"En slalom géant, les virages sont la base et tout doit s’accorder", dit Lara Gut à propos de la première des épreuves techniques. "C’est la discipline la plus compliquée, mais quand on va vite en géant, on peut aller vite dans toutes les autres disciplines."

Forte de quatre victoires dans des slaloms géants de Coupe du monde au cours de sa carrière, Lara Gut sait de quoi elle parle.

Slalom

Lara Gut l’affirme, les slalomeurs sont "différents". Dans cette discipline, une précision absolue est de rigueur et la moindre erreur risque de se payer comptant. À l’instar du slalom géant, chaque concurrent doit disputer deux manches, l’addition des temps déterminant le classement final.

"Le slalom, c’est un autre monde, il faut simplement travailler et s’entraîner encore et encore. Il faut tout répéter", explique la Suissesse. Et de conclure : "Ce sont des mouvements complètement différents. Si on ne dispute que le slalom, on dispose de beaucoup de journées d’entraînement, mais si on participe à quatre disciplines, on n’a plus le temps de s’entraîner autant et ensuite, ce n’est pas évident."

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