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PyeongChang 2018

Ski acrobatique à PyeongChang 2018 : suivez le guide

Défier les lois de la gravité, s'envoler le plus haut et le plus loin possible en décrivant de folles arabesques dans les airs, rotations en avant et en arrière, tête en bas, vrilles et imagination au pouvoir ! Le "ski freestyle", ce sont cinq disciplines olympiques où les athlètes rivalisent pour proposer le plus impressionnant des spectacles, comme le souligne McRae Williams !

Selon McRae Williams, champion du monde 2017 de ski slopestyle et membre de l’équipe olympique américaine à PyeongChang, c’est l’une des épreuves les plus passionnantes des Jeux Olympiques d’hiver. "Pour quelqu’un qui découvre ce sport, c’est vraiment agréable de nous voir réaliser des sauts énormes et glisser sur des rails skis aux pieds", dit-il.

Les bases

Le ski acrobatique aux Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 est composé de cinq disciplines passionnantes : bosses, ski halfpipe, ski cross, saut et slopestyle. Elles se déroulent toutes au parc de neige de Phoenix.

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Courage, vitesse et acrobaties, tels sont les maîtres mots dans les cinq épreuves. Chaque discipline exige des concurrents à la fois une grande maîtrise technique sur leurs skis et dans l’exécution de grands sauts. Ce qui différencie les épreuves, ce sont les parcours sur lesquels elles se déroulent. Le ski cross est un ensemble de courses disputées sur une piste truffée de tremplins, de "rollers" et de virages relevés, tandis que le slopestyle est une épreuve qui se dispute sur un terrain parsemé de rampes et de rails. Le ski halfpipe voit pour sa part les skieurs évoluer sur une paroi en forme de tube alors que les bosses se déroulent sur une piste jonchée de bosses et de tremplins. Enfin, lors du saut, les athlètes s’élancent sur des tremplins de deux à quatre mètres afin d’aller le plus haut possible.

Compétences majeures et conseils

"Les sauts et les figures acrobatiques constituent l’essence même du ski freestyle parce qu’on n’arrête pas de faire des saltos et des rotations. Il faut savoir en permanence où on se situe dans les airs et on doit être capable de se repérer si on est perdu", indique McRae Williams.

"L’essentiel, c’est de ne pas chuter et lorsqu’il s’agit de glisser sur des rails, l’entraînement permet de maîtriser le geste. Je glisse sur des rails depuis l’âge de 10 ans, alors je m’y suis habitué, comme tous les autres gars du circuit. Le plus important, c’est l’équilibre."

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Slopestyle

Ancien médaillé d’or aux X Games, médaillé d’argent aux X Games 2017 et sacré champion du monde de la FIS la même année à Sierra Nevada, McRae est, à 27 ans, l’un des chefs de file les plus expérimentés de l’équipe olympique américaine de ski acrobatique.

"Les juges examinent le degré de difficulté, la créativité et le style, précise McRae Williams. Ils font notamment attention aux grabs (attraper son ski avec la main) car le niveau est tellement élevé aujourd’hui qu’il est vraiment difficile d’identifier les meilleurs runs. Il faut beaucoup de temps pour se démarquer du reste des concurrents."

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Bosses

Bien que McRae Williams n’ait jamais participé à cette épreuve, il est conscient des qualités requises pour être un très bon skieur de bosses.

"Il faut avoir des genoux de bête, dit-il en riant. Je ne sais pas comment ils se sortent indemnes d’autant de traumatismes ! Une bonne constitution est donc essentielle, tout comme il faut avoir des talents de spécialiste de trampoline pour les sauts. Ils font des saltos arrière et des vrilles, mais également quelques corks [sauts désaxés]."

"Les bosses demandent beaucoup plus de technique de ski et les athlètes se servent des carres lorsqu’ils rebondissent sur ces bosses pour contrôler leur vitesse et aborder correctement les tremplins. C’est plutôt dingue."

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Ski halfpipe

L’une des épreuves phares de toute compétition de sports d’hiver, le ski halfpipe est une compétition de style dans laquelle les athlètes réalisent des sauts et des virages à l’intérieur d’un demi-tube creusé dans la neige, en réalisant des sauts et des rotations lorsqu’ils sont en l’air au sommet de la paroi.

"Ces types sont fous, dit McRae Williams. Une fois sur deux, le tube est constitué de glace pure et la marge d’erreur est très mince lorsqu’on revient sur la paroi après un saut. Trente centimètres à l’extérieur et on atterrit sur la plateforme. Un mètre à l’intérieur et la réception s’effectue au centre du tube. Il faut donc être précis."

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Ski cross

L’épreuve de ski cross est une course dans laquelle quatre athlètes dévalent de front une piste parsemée de tremplins, de bosses et de virages relevés. Adrénaline et sensations fortes garanties.

"Quand plusieurs athlètes s’affrontent, c’est superbe à regarder, dit McRae Williams. Il y a même pas mal d’agressivité lorsque les riders se bousculent et se bagarrent pour atteindre l’arrivée. Je préfère cela aux courses de ski alpin. Les skieurs alpins vont certes extrêmement vite mais il y a beaucoup plus d’incertitude en ski cross, ce qui est plaît aux spectateurs."

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Saut

"Discipline faisant appel à des juges, le saut est une épreuve spectaculaire dans laquelle les coureurs s’élancent sur des tremplins et se propulsent dans les airs avant de réaliser une série de rotations, de saltos et de vrilles.

"J’ai beaucoup de respect pour ces gars, souligne Mc Rae Williams. Ce sont des fous, ils montent à plus de 15 mètres en réalisant des triples saltos. J’ai du mal à comprendre où ils sont."

"Il faut vraiment avoir une formation de gymnaste. Ils réalisent beaucoup de vrilles inclinées en attaquant le tremplin parfaitement droits, puis en laissant le saut se dérouler presque tout seul."

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