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Date
03 août 2012
Tags
Actu CIO , Londres 2012

Séance de questions-réponses avec Gilbert Felli

Olympic.org s’entretient avec Gilbert Felli, le directeur exécutif des Jeux Olympiques du CIO, de la complexité de l’organisation des Jeux et de la manière dont le CIO aide le comité d’organisation à se préparer.

Q. On dit fréquemment que les Jeux Olympiques sont la manifestation la plus compliquée du monde, comment les décririez-vous ?

R. C’est vrai, c’est très compliqué. Vous êtes en présence d’une concentration d’épreuves et toutes sont regardées par énormément de spectateurs à la fois. Les Jeux représentent le cœur du monde durant deux semaines. Et aussi, il y a toujours de nouvelles façons de concevoir les choses, en ce qui concerne la technologie par exemple. Cela change donc constamment.

Q. Que fait le CIO pour aider à gérer les coûts et la complexité de l’organisation des Jeux ?

R. En premier lieu, nous nous efforçons de faire en sorte que les comités d’organisation reçoivent toutes les informations nécessaires, grâce à nos manuels techniques, et ceci pour qu’ils sachent ce qu’ils ont à faire. Nous disposons également d’un transfert de connaissances qui nous permet de faire venir les gens qui ont réalisé la tâche précédemment pour qu’ils conseillent les comités d’organisation. Ensuite nous rencontrons également régulièrement les organisateurs avec des experts tout au long de la procédure pour les conseiller et les guider. Nous collaborons en partenariat avec les comités d’organisation pour être sûrs qu’ils progressent dans la bonne direction et qu’ils évoluent de la meilleure façon possible. Néanmoins, nous n’ignorons par le fait que les Jeux ont lieu dans un contexte nouveau à chaque fois : les pays sont divers, le droit n’est pas le même, les cultures sont différentes, c’est ce qui rend les choses plus compliquées encore, Mais nous ne cessons d’apprendre à chaque occasion.

Q. Quelle est l’importance du programme de transfert des connaissances pour les comités d’organisation ?

R. D’après ce qu’ils nous disent, il s’agit d’une ressource essentielle. Ils apprécient toujours toutes les informations que nous leur transmettons et tout le soutien que nous leur fournissons. Il ne manque pas de reconnaître l’intérêt du programme de transfert des connaissances.

Q. Comment le CIO aide-t-il encore les organisateurs des Jeux ?

R. Avant tout, nous contribuons financièrement à la prise en charge du coût des Jeux. Nous leur offrons également un support technique par exemple avec les systèmes de retransmission grâce au Services olympiques de radio-télévision ou par le biais de nos partenaires de technologie.

Q. Depuis plusieurs années, le CIO demande aux villes hôtes de réfléchir à l’héritage dès le début de la phase de candidature. Pensez-vous que nous puissions constater que cette méthode porte ses fruits ?

R. Je suis convaincu que les villes candidates et les comités d’organisation font de l’héritage un part importante de leur planification. Cela fait désormais partie de l’ADN des candidatures aux Jeux. Au cours de la procédure de candidature, nous étudions cette question de très près. Et dès qu’elles ont obtenu les Jeux, l’un des premiers sujets que nous abordons avec les villes hôtes est celui du legs et ensuite nous nous efforçons de surveiller cela très régulièrement.

Q. Au cours des Jeux à Londres comment le CIO aide-t-il les futurs organisateurs à préparer leur propre édition des Jeux ?

R. Nous avons ici 500 personnes des prochains comités d’organisation et nous disposons d’un programme fonctionnel à leur intention grâce auquel elles peuvent examiner certains éléments comme le département des sports, les transports, les sites ou les relations clients.

Q. Avez-vous été impressionnés par le travail du comité d’organisation des Jeux à Londres ?

R. Les organisateurs avaient une parfaite compréhension de ce qui devait être réalisé et ils disposaient également d’une excellente vision pour les Jeux et pour l’héritage. Ils sont aussi très bien parvenus à ce que le public britannique soutienne les Jeux.

Q. Qu’appréciez-vous le plus à ces Jeux jusqu’à présent ?

R. L’ambiance dans la ville est superbe. Le public britannique adore le sport. Le soutien aux athlètes sur les sites a également été fabuleux et les athlètes semblent ravis.

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