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Date
04 févr. 1972
Tags
Sapporo 1972 , Actu CIO , Patinage de vitesse , Pays-Bas

Schenk réalise un triplé en or

Le NéerlandaisArd Schenk était l’un des meilleurs patineurs mondiaux depuis la fin des années soixante. Déjà sacré champion du monde et d’Europe, il n’a cependant pas réussi à monter sur la plus haute marche du podium lors de ses deux précédentes apparitions aux Jeux d’hiver.


La médaille d’argent qu’il a récoltée en 1968 a simplement renforcé sa détermination à grimper une marche de plus. Sa ruée vers l’or débute par le 5 000 m, distance dont il détient le record du monde. Il court dans la première paire, insensible à la neige qui continue de tomber sur l’anneau en plein air. Il boucle son parcours en 7’23’’61, un temps qui lui offre une marge confortable pour la victoire, puisque personne ne peut s’approcher à moins de quatre secondes de son chrono.

Vient ensuite le 500 m, dans lequel ses chances semblent bien moins nettes, même si sa confiance tutoie désormais les sommets. En piste dans la cinquième paire, il chute cependant rapidement, compromettant toute chance de podium.

Le lendemain, le voilà de retour sur la glace pour le 1 500 m, généralement considéré comme son épreuve de prédilection. Il détient également le record du monde de la distance et lorsqu’il est en forme, il s’y montre imbattable. Comme prévu, son temps de 2’02’’96 lui permet de devenir champion olympique avec plus d’une seconde d’avance.

Pour finir, Schenk est engagé dans le 10 000 m, sa quatrième course en autant de jours. S’il est fatigué, il n’en montre rien. Le Norvégien Sten Stensen établit rapidement un le premier chrono de référence en 15’07’’08. Quelques paires plus loin, Kees Verkerk, le compatriote de Schenk, patine près de deux secondes et demie plus vite, posant un jalon qui va s’avérer difficile à enlever.

Schenk patine dans la 12e paire et dès le départ, il est en avance. À mi-course, le chrono affiche quatre bonnes secondes de moins que le temps de Verkerk et cet avantage va augmenter au fil des tours durant les 4 000 mètres suivants. Malgré une légère baisse de régime qu’il s’autorise dans le dernier kilomètre, Schenk boucle la distance en 15’01’’35, soit 3’’35 de moins que son rival néerlandais.

Schenk repart donc de Sapporo avec trois médailles d’or et il est accueilli à son retour comme un héros national. Ses performances ont tellement subjugué les Néerlandais qu’une fleur porte même son nom !

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