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Sato 2015 Getty Images
Date
03 août 2016
Tags
Rio 2016 , Actu CIO , JOJ , Triathlon

Yuka Sato veut continuer à marquer l’histoire

Parfois, l’avis d’une mère est vraiment incomparable. Ce n’est pas Yuka Sato qui dira le contraire. La triathlète japonaise est déjà entrée dans l’histoire de sa discipline. En effet, elle se prépare pour ses premiers Jeux Olympiques, à Rio 2016, en grande partie grâce aux encouragements maternels prodigués durant sa jeunesse.


« Ma mère a entendu parler du triathlon et à partir de 9 ans, je m’y suis intéressée, dit-elle. J’ai même eu la chance de remporter mon premier titre dès ma première participation aux Championnats nationaux juniors. Je comptais de bons amis, un peu plus vieux que moi, dans mon club de triathlon et ça me plaisait de m’entraîner dur pour essayer de les rattraper. J’ai gagné naturellement en puissance et j’ai progressé à partir de là. »

Le résultat de cette progression s’est traduit par une médaille d’or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2010 à Singapour, mais pas seulement. En remportant la victoire, Yuka est devenue la toute première lauréate de l’épreuve. Cet exploit a joué  un rôle extrêmement important, tant pour elle que pour le sport olympique. Elle est fière de cette médaille, même si elle n’a pris la mesure de l’événement que bien plus tard.

« Je suis très heureuse d’avoir gravé mon nom dans le marbre des Jeux Olympiques de la Jeunesse, ajoute-t-elle, mais à l’époque, je n’ai pas vraiment compris ce que cela signifiait. »

« Je visais l’or et j’ai couru avec un maximum d’agressivité. Lors de la course pédestre, je ne savais même pas qui était devant moi ou derrière moi. Il a fallu que j’attende l’arrivée et qu’on me dise que j’étais la première à franchir la ligne pour que je comprenne que j’avais gagné la médaille d’or. »

Ce triomphe marque évidemment un tournant dans la carrière de Yuka. La jeune femme est persuadée que les Jeux Olympiques de la Jeunesse, couronnés par un succès phénoménal lors de leurs deux premières éditions à Singapour et à Nanjing, constituent un excellent ballon d’essai pour les jeunes athlètes en quête de gloire olympique.

« Les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont importants car ils offrent de belles opportunités aux jeunes athlètes de découvrir la réalité olympique, avant de basculer vers les Jeux seniors, dit-elle. Ça permet d’avoir une première impression et une motivation pour déterminer ses objectifs. Mon succès à Singapour m’a vraiment aidée à définir une stratégie claire pour aller aux Jeux Olympiques. Grâce à cette expérience de compétition sur une scène mondiale de gros calibre, j’ai pu voir de ce qui était nécessaire pour devenir une athlète d’élite. »

Sato
© Getty Images

Sa préparation pour Rio 2016 se poursuit à un rythme soutenu. Yuka a terminé troisième des Championnats d’Asie de triathlon en avril, même si elle se montre moins satisfaite de ses derniers résultats. Aujourd’hui, l’important, c’est qu’elle atteigne son pic de forme au mois d’août.

« Ma préparation se déroule bien et comme prévu, souligne-t-elle. Je me suis entraînée en altitude afin d’essayer de devenir plus forte dans chacun des trois éléments du triathlon. Je vais également participer à une épreuve de Coupe du monde le 6 août à Montréal, où j’espère trouver de l’inspiration et une dynamique. Ça devrait me permettre d’arriver à Rio dans les meilleures conditions. »

« Mes récents résultats n’ont pas été brillants, mais j’en ai retiré à chaque fois du positif. Je veux maintenant doser mes efforts et peaufiner ma condition dans les prochaines semaines. »

Yuka estime que la natation reste sa meilleure arme de triathlète, et la course, la plus faible. Elle connaît déjà le nom de sa principale adversaire à Rio. La triathlète des Bermudes Flora Duffy a enlevé deux titres de championne du monde et Yuka sait que si elle veut réussir, elle ne devra pas la lâcher d’une semelle.

« C’est une nageuse redoutable, explique Yuka. Elle a l’habitude de sortir de l’eau avec beaucoup avance et de conserver cet avantage jusqu’à l’arrivée. En conséquence, pour moi, la clé de la course à Rio sera ma position par rapport à elle après la natation. »

À 24 ans, Yuka Sato a du temps devant elle et elle a déjà coché une date très importante sur son calendrier, dans quatre ans. En 2020, les Jeux auront lieu à Tokyo, la capitale de son pays. Elle s’attend donc à ce que cet été marque un nouveau temps fort dans sa carrière.

Sato
© Getty Images

« J’espère que j’aurai atteint mon meilleur niveau en 2020 pour les Jeux Olympiques de Tokyo, confirme-t-elle. Comme ils se dérouleront dans mon pays natal, tout le monde là-bas sera sous le charme. Il sera important d’avoir de superbes compétitions et de réaliser des performances de nature à passionner et à motiver les enfants qui seront les champions de demain. Si nous y parvenons, de plus en plus de jeunes rêveront de gloire sportive. Les Jeux seront très importants pour le Japon et la scène idéale pour de nombreuses opportunités fantastiques. »

La façon dont Yuka a saisi la sienne en rejoignant l’élite mondiale devrait suffire à convaincre les jeunes du monde entier que tous les rêves peuvent devenir réalité.

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