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Date
06 mars 2015
Tags
Actu CIO , Londres 2012 , Lutte , Japon , YOSHIDA, Saori

Saori Yoshida, la lutteuse qui ne connait pas la défaite

Invaincue aux Jeux Olympiques, Saori Yoshida raconte sa finale historique à Londres en 2012, et explique qu’elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin !

Saori Yoshida est la meilleure lutteuse de tous les temps. Fille d’Eikatsu Yoshida (1941-2014), champion olympique en lutte libre à Tokyo en 1964, introduite sur les tapis de lutte au plus jeune âge par son père devenu entraîneur national, elle s’est constitué en un peu plus d’une décennie un palmarès sans égal, restant invaincue dans tous les grands évènements, et accumulant entre 2002 et 2014 le fabuleux total de douze titres mondiaux en 55kg puis en 53kg remportés à la suite.

Lors du premier tournoi olympique de lutte féminine à Athènes en 2004, qu’elle traverse en affichant sa technique, sa puissance et son intelligence tactique, elle domine la Canadienne Tonya Verbeek 6-0 en finale. Quatre ans plus tard à Beijing, elle s’impose sur tombé face à la Chinoise Xu-Li dans le match pour l’or. Elle se rend à Londres en 2012 pour écrire une page d’histoire. Pour rester invaincue aux Jeux Olympiques et gagner un 3e titre consécutif.

« Il y avait beaucoup de pression sur moi » raconte-elle. « Ces Jeux ont été ceux qui m’ont rendue le plus nerveuse ». Ce 9 août 2012, dans l’Excel de Londres, elle retrouve sa vielle rivale Tonya Verbeek en finale des 55kg. « En arrivant dans la salle et en montant sur le tapis, j’ai vu mes supporters avec des drapeaux japonais et des bannières « Saori », donc, même si c’était à Londres, j’avais le sentiment de combattre à la maison, ce qui m’a vraiment inspirée ».

« Je rencontre toujours Tonya Verbeek en demi-finale ou en finale des Jeux Olympiques. Nous avons combattu l’une contre l’autre depuis si longtemps, elle connaissait ma lutte, et je connaissais la sienne. Donc, je pensais que le seule chose que je pouvais faire était de faire preuve de ruse,  D’anticiper et de lancer mes mouvements. Je cherchais à marquer avant elle, à inscrire la première des points au tableau si on peut appeler ça une stratégie ».

Saori se montre supérieure à son adversaire dans cette rencontre, ses mouvements tranchants portent, les points défilent sur le tableau de marque. A la pause avant la deuxième manche, « Je ne me rappelle pas bien des paroles de mon entraîneur, juste qu’il restait deux minutes de plus et qu’il fallait que je me batte comme si ma vie en dépendait » raconte-telle.

Elle continue à dominer sans trembler. « Dans les 20 dernières secondes, je savais que je ne pouvais pas me mettre en mode défensif. Mais je menais de 2 points, j’essayais donc de ne pas en concéder un seul. Quand le compte à rebours a commencé et qu’il ne restait plus que quatre secondes, pour mon troisième titre olympique consécutif, je me sentais si bien, j’étais enchantée mais quand j’ai regardé mon entraîneur, il pleurait de joie ! ». Saori fête son exploit historique à sa manière. « A la fin, j’ai réalisé une belle performance, mais je le fais toujours, roues, saut périlleux arrières… »

Saori Yoshida est déterminée à entrer un peu plus dans la légende du sport mondial et des Jeux Olympiques. « Les Jeux de Londres ont été les plus durs et je m’y étais rendue en espérant juste gagner une médaille, même si ce n’était pas de l’or. Maintenant, j’ai mon prochain objectif. Je ne me contente pas de trois titres à la suite, je veux essayer d’en gagner un quatrième » dit-elle, nous donnant rendez-vous l’année prochaine à Rio.

Getty Images
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