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Date
26 août 2004
Tags
Athènes 2004 , Actu CIO

Sánchez ouvre le compteur de la République dominicaine

Né à New York de parents issus de la République dominicaine, Félix Sánchez a grandi en Californie où, enfant, il ne vivait que pour le baseball. Mais à la suite d’une fracture du poignet à l’adolescence, le jeune Félix se voit obligé de chercher un autre sport. Quand il découvrira le 400 m haies, il ne le regrettera jamais.


Sánchez choisit de défendre les couleurs de la République dominicaine et il arrive aux Jeux d’Athènes mû par une combinaison de déception et de succès. La déception, ce sont les Jeux de Sydney 2000 qui l’ont provoquée puisqu’il n’a pu se qualifier pour la finale. Il se promettra de ne plus jamais être victime d’une telle mésaventure. Quant aux succès, ce sont ceux qu’il va néanmoins obtenir dans la foulée en devenant double champion du monde en 2001 et en 2003. À son arrivée à Athènes, il a derrière lui une série de 35 victoires consécutives.

Ses chances de titre olympique vont même s'améliorer après l’élimination surprise des trois médaillés de 2000. Le tenant du titre, l’Américain Angelo Taylor, est éliminé en demi-finale.

À l’opposé, Sánchez a signé le meilleur chrono des qualifiés pour la finale. Après un faux départ, il se reprend pour franchir les six premières haies en tête, sur la même ligne que l’Américain James Carter qui a lui aussi commis un faux départ. Carter, qui a terminé quatrième à Sydney, commence à prendre un léger avantage au passage des septième et huitième haies, mais Sánchez est un fin stratège. Il sait que la clé du succès sur le tour de piste avec haies réside dans la maîtrise et dans le rythme, et il ne dévie pas d’un iota de son plan. Il persévère dans son style caractéristique, maintient son rythme et se porte en tête lorsque Carter commence à faiblir.

Le Dominicain a l’arrivée en ligne de mire et il sait que la médaille d’or lui est destinée. Il allonge sa foulée tout en gardant son calme et enlève le titre avec une nette avance de cinq dixièmes. Il offre ainsi à la République dominicaine sa toute première médaille d’or olympique. Dans le même temps, Carter se fait dépasser et par le Jamaïcain Danny McFarlane et par le Français Naman Keita, si bien qu’il termine à nouveau au pied du podium

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