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Rostami soulève un poids record, Rim-Jong-Sim conserve son titre

L’haltérophile iranien Kianoush Rostami a battu son propre record du monde pour s’imposer dans la catégorie 85kg, vendredi sur le plateau du pavillon 2 Riocentro et a remporté la première médaille d’or de son pays à Rio. Chez les dames, en 75kg, Rim-Jong-Sim a ouvert le compteur de la République démocratique populaire de Corée en remportant son 2e titre olympique consécutif.

Kianoush Rostami, 25 ans, qui avait pris la médaille d’argent dans la même catégorie à Londres en 2012, a réussi à soulever 217kg à son dernier essais à l’épaulé-jeté pour parvenir à un total olympique de 396kg, améliorant son propre record du monde d’1kg. Le Chinois Tian Tao a arraché la médaille d’argent avec 395kg, malgré le fait qu’il n’a réussi à soulever que deux barres sur six (une à 178kg à l’arraché, une à 217kg à l’épaulé-jeté) et le Roumain Gabriel Sincraian, qui a totalisé 390kg, s’est adjugé le bronze.

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Rostami avait l’air particulièrement confiant durant la compétition, bien qu’il ait admis avoir un peu douté. « J’ai déjà soulevé 225kg à l’entraînement, mais ces 217kg représentaient un véritable défi », a-t-il expliqué, « tout peut arriver ».

Après avoir réussi ses deux premières tentatives à l’arraché avec une apparente facilité, Rostami s’est incliné face au public. Mais il a manqué sa troisième tentative et a terminé cette partie du concours avec 179kg, soit juste 1kg de plus que son principal rival, Tian, qui avait été si proche d’être éliminé en ratant précédemment toutes ses tentatives ! De la même façon, l’haltérophile chinois a réussi à égaler Rostami à l’épaulé-jeté (217kg) à son seul essai réussi. Prenant donc l’argent pour 1kg de différence au final.

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« Je félicite sincèrement le vainqueur et j’espère que nous aurons beaucoup d’autres occasions de nous affronter. Je suis confiant dans le fait que je peux le battre », a dit Tian. Situation inhabituelle, Kianoush Rostami est son propre coach, ce qui comme il l’admet, représente un sacré défi : « Personne ne pensait qu’il était possible de venir à Rio sans entraîneur. Mais me voilà. Je m’entraîne tout le temps seul, c’est juste moi dans la salle. Personne ne me voit. Cela peut vous sembler un peu bizarre, mais je serai sûrement là la prochaine fois », dit-il en évoquant les Jeux de Tokyo 2020.

Rostami pronostique également d’autres médailles d’or en haltérophilie pour l’Iran, dans deux des trois catégories masculines restant au programme : Sohrab Moradi chez les 94kg and Behdad Salimikordabiasi sen super-lourds. « Nous allons voir d’autres records et d’autres titres pour l’Iran. Maintenant que j’ai gagné, je suis sûr que d’autres vont me suivre. »

Rim-Jong-Sim remporte un 2e titre consécutif

La compétition féminine dans la catégorie 75kg a vu la victoire de l’haltérophile de la République démocratique populaire de Corée Rim-Jong-Sim qui remporte ainsi un 2e titre après Londres en 2012, et qui est la première athlète de son pays à s’adjuger deux médailles d’or.

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Rim s’est imposée avec une marge de 16kg. Elle est également devenue la seule femme à avoir gagné l’or dans deux catégories : les 69kg et les 75kg à Rio. Pour s’imposer au Brésil, avec un total de 274kg, elle a largement dominé l’arraché (121kg) comme l’épaulé-jeté (153kg) pour devancer la Biélorusse Daria Naumava (116kg + 142kg soit 258kg) et l’Espagnole Lidia Valentin Perez (116kg + 141kg soit 257kg). Valentin Perez s’adjuge la première médaille de son pays en haltérophilie.

« Je n’ai ressenti aucune pression », a expliqué Rim-Jong-Sim « Je me suis juste concentrée sur chaque barre. L’entraînement a été très dur, et j’ai souvent pleuré en fin de séance. Mais je savais que chaque fois que cela arrivait, ça me rapprochait de la médaille d’or. Je suis folle de bonheur avec ce titre. »

Naumava apporte un 2e podium successif au Belarus dans cette catégorie. « Je suis très heureuse mais je vais me préparer à des objectifs plus élevés. Je ne m’attendais à rien ici, et je suis contente d’avoir soulevé ce que j’ai soulevé et d’avoir gagné cette médaille. »

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Lidia Valentin Perez a fêté sa médaille en formant un coeur avec ses mains sur le podium, « Pour tous les gens qui me soutiennent et qui m’aiment », a-t-elle expliqué, ajoutant : « Ce n’est peut-être qu’un bronze, mais c’est si bon ! Je suis vraiment, vraiment excitée d’avoir pu monter sur le podium après toutes ces années. Je vais sortir et fêter ça ! ».

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