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Rose Keddell, médaillée des JOJ, vise à nouveau le podium olympique à Tokyo

Rose Keddell Getty Images
Après avoir remporté le bronze aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Singapour 2010, la star néo-zélandaise du hockey Rose Keddell a hâte de monter à nouveau sur le podium olympique aux Jeux de Tokyo 2020.

Rose Keddell sait ce que c'est que de monter sur un podium olympique et d'avoir une médaille autour du cou. La native de Tauranga n'avait en effet que 16 ans lorsqu'elle a remporté le bronze en tant que membre de l'équipe de hockey néo-zélandaise aux JOJ de Singapour 2010 – et elle se souvient encore des émotions qu'elle a ressenties à ce moment-là.

Deux ans plus tard, Rose Keddell faisait partie de l'équipe senior des Black Sticks, laquelle participait aux Jeux Olympiques de Rio 2016. L'équipe n'est pas montée sur le podium, car elle a perdu en demi-finale face à la Grande-Bretagne, avant de s'incliner aux tirs au but face à l'Allemagne lors de la finale pour la médaille de bronze.

Bien que Rose Keddell ait remporté l'or avec ses coéquipières aux Jeux du Commonwealth en 2018, elle est toujours motivée par sa quête d'un retour sur le podium olympique à Tokyo – une ambition qui a maintenant été reportée de 12 mois en raison de la pandémie de COVID-19.

Pour nous, elle revient sur son passage aux JOJ de Singapour 2010 et révèle comment ces expériences l'ont aidée dans sa carrière internationale depuis...

Rose Keddell Getty Images


Comment analyses-tu ton expérience aux JOJ de Singapour 2010 ?

"C'est tellement amusant de regarder en arrière, et je n'arrive toujours pas à croire que j'ai vraiment fait partie de l'équipe, mais je regarde en arrière avec de si bons souvenirs de cette expérience. C'était un événement fantastique et nous y avons gagné le bronze, ce qui était vraiment passionnant. Je me souviens que lorsque nous avons gagné, nous nous sommes toutes rassemblées en cercle et nous étions toutes en larmes, tellement heureuses." 

Quelle est la valeur d'une telle expérience pour une jeune athlète ?

"Je pense que cette manifestation est un formidable tremplin pour tous ceux qui veulent progresser dans leur sport. Aller aux Jeux Olympiques n'est pas garanti pour n'importe quel athlète. C'est un événement vraiment unique et il est difficile d'y accéder. Et donc, pour le Comité International Olympique, c'est vraiment super de proposer de vivre cela à un groupe de jeunes. Pour ceux qui rêvent peut-être d'aller un jour aux Jeux Olympiques, mais n'y arrivent jamais, ils auront ainsi quand même vécu l'expérience des Jeux Olympiques de la Jeunesse. Et vous pouvez aussi rencontrer beaucoup d'autres athlètes du monde entier et faire partie d'une plus grande équipe représentant votre pays. C'est vraiment génial. Je regarde en arrière et je me souviens très clairement de tout cela. J'ai vraiment, vraiment apprécié."


Les choses que tu as apprises à Singapour t'ont-elles aidée dans ta carrière depuis ?

"Oui, la chose la plus importante est probablement que lorsque vous vous entraînez à un certain niveau et que vous allez ensuite concourir sur une scène plus importante – que ce soit les Jeux Olympiques de la Jeunesse ou les Jeux Olympiques – c'est  totalement différent et la pression que vous ressentez ne peut pas être reproduite. Donc, en repensant à Singapour et en me rappelant la pression que j'ai ressentie, ce sont les mêmes sentiments que vous ressentez à un moment et vous êtes encore capable de faire de bonnes performances. À n'importe quel moment de votre carrière, vous ressentez toujours cette pression. Et donc, pouvoir y aller et y être exposés à un plus jeune âge – et pas seulement être poussés à le faire quand on fait partie d'une équipe nationale – est une expérience vraiment précieuse."

Six ans après Singapour, tu as fait partie de la délégation nationale aux Jeux Olympiques de Rio 2016. Comment était-ce en comparaison ?

"Bon nombre de choses étaient floues. C'est tellement bizarre de se rendre compte en étant dans le village et en se préparant pour son premier match ou entraînement, on se dit : 'Me voilà, je suis aux Jeux Olympiques'. Je me souviens qu'un jour, nous étions assis au restaurant et tout le monde courait vers le court de tennis parce que [Novak] Djokovic était en train de faire quelque chose d'exceptionnel. Tout d'un coup, on se dit : 'Wow, je suis à cet événement et Djokovic aussi. Je n'arrive pas à croire que je vis la même chose que lui'. C'est une sensation bizarre de comprendre que vous êtes vraiment là."

Rose Keddell Getty Images
À quel point as-tu été déçue de rater les médailles ?

"Arriver quatrièmes était assez décourageant, étant donné que nous avions joué l'un des meilleurs hockey que nous n'ayons jamais joué, surtout en quarts de finale contre l'Australie, et que nous n'avons pas pu concrétiser. Mais je disais à ma mère l'autre jour que, même si on n'est jamais contents d'une quatrième place, il faut quand même être fiers de ses efforts, surtout pour un petit pays à l'autre bout du monde. Nous jouons évidemment pour gagner, mais vous devez être fiers de vos efforts, car remporter une médaille est une chose tellement insaisissable, ce n'est pas quelque chose que tout le monde peut gagner. C'est incroyable d'être aux Jeux, sans parler de gagner une médaille. Mais à l'époque, et encore aujourd'hui, c'est absolument déchirant de ne pas avoir gagné de médaille. Mais nous avons beaucoup appris, et c'est comme ça que cela se passe. Parfois vous faites de votre mieux et cela ne se passe pas comme vous l'auriez souhaité."

Le fait d'avoir terminé quatrième te rend-t-il encore plus déterminée à remporter une médaille aux Jeux à Tokyo l'année prochaine ?
"Absolument. Je pense qu'aller à une compétition et atteindre son objectif de gagner, remporter l'or et repartir en disant qu'on n'aurait pas pu faire mieux, est en fait un sentiment extrêmement incroyable. Nous, en tant qu'équipe, avons eu ce sentiment lorsque nous avons gagné l'or aux Jeux du Commonwealth. Et je pense qu'être arrivés quatrièmes à Rio, et être arrivés si près du but, c'est réellement une motivation. Nous savons tous que nous l'avons en nous et que nous sommes si proches de l'objectif. Il n'y a vraiment que de minuscules ajustements à faire, et la ligne est tellement ténue entre la première et la huitième place. C'est donc une grande motivation pour nous de saisir l'occasion de recommencer, car nous savons tous que c'est possible. Et si vous pensez que ce n'est pas possible, vous perdez assurément votre temps."
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