skip to content
Date
17 févr. 2016
Tags
Lillehammer 2016 , JOJ , Ski alpin , Slalom géant , Hommes , Actu CIO

River balaie ses rivaux pour réaliser la passe de trois en ski alpin


Le slalom géant hommes est généralement très prisé. De nombreux spectateurs se sont ainsi rassemblés au pied de la piste de Hafjell pour regarder 60 skieurs mettre la montagne à feu et à sang pour assouvir leur quête de gloire olympique. Un DJ était là, à grand renfort de musique festive, et les cloches à vache ont tinté à l’arrivée de chaque concurrent.

Pour l’Américain River Radamus, la gloire est un sentiment auquel il va peut-être falloir s’habituer, et rapidement. Déjà médaillé d’or du super-G et du combiné alpin cette semaine, il a réalisé la passe de trois en s’imposant au terme des deux manches disputées sur la piste de Hafjell, avec un temps cumulé de 2 min 35 s 05 (1 min 17 s 16 + 1 min 17 s 89). Cette performance lui a permis de devancer le Japonais Yohei Koyama et l’Allemand Anton Grammel, respectivement médaillés d’argent et de bronze.

« C’est irréel, confie-t-il. Je ne peux comparer ça avec rien d’autre, puisque je n’ai jamais connu de succès à cette échelle. Il y a 60 concurrents ici et n’importe qui aurait pu gagner. »

Et River Radamus d’ajouter : « Je suis allé à Vancouver [pour les Jeux Olympiques d’hiver de 2010] et j’ai assisté au slalom et au slalom géant. Rien ne ressemble à cette compétition où les gens représentent leur pays au plus haut niveau du sport. Il y a vraiment une ambiance de folie. »

Sollicité : River Radamus est une personnalité très en vue à Lillehammer. Photo : Al Tielemans, YIS/CIO

River explique qu’il a commencé sa carrière de skieur avant de savoir marcher. À 2 ans, alors que son père était entraîneur de l’équipe américaine de ski, on l’a planté sur une paire de skis et « baladé sur les pistes ».

Ces débuts précoces ont porté leurs fruits, même si le chant de la victoire a fort peu diminué au fil des ans.

« C’est une décharge d’adrénaline énorme [de gagner aux Jeux Olympiques de la Jeunesse], dit-il. « Il y a toujours un moment d’attente après l’arrivée, lorsqu’apparaît le tableau d’affichage en bas de la piste, et une période de suspense pendant laquelle vous vous dîtes : ‘C’était pas mal, non ? Mais est-ce que je vais être bien classé…’ »

« Et puis vous tournez les yeux et vous voyez la lumière verte [qui montre que vous êtes en tête]. C’est un sacré choc. »

River Radamus sait pertinemment que ses parents l’ont épaulé sans réserve lors de ses premières années. Il avoue d’ailleurs que l’une de ses médailles est destinée à sa maman.

« Elle est venue aujourd’hui pour la course, dit-il. C’est génial qu’elle soit ici et qu’elle m’encourage. »

Il vise désormais le grand chelem, puisqu’il effectuera son ultime sortie aux JOJ d’hiver vendredi (19 février), dans le slalom hommes. Le grand chelem est en effet « dans [sa] ligne de mire », comme il le reconnaît.

Mais il est également dans celle de ses adversaires.

« Je lui ai parlé et il m’a dit qu’il était vraiment bon en slalom, indique le skieur alpin italien Pietro Canzio. Il faudra vraiment qu’on skie plus vite que lui. Trois victoires, ça va, mais quatre, pas question ! »

Écrit par MATT ALLEN (YIS/CIO)

Matt Allen est reporter au Service d’information des JOJ (Youth Information Service, YIS) de Lillehammer. Auteur de l’autobiographie d’Usain Bolt, Faster Than Lightning, grand succès international, Matt est un journaliste spécialiste de sport et de musique dont les articles ont été publiés dans des magazines tels que Total Sport, Esquire, Men’s Health, GQ et FourFourTwo.

back to top En