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Date
06 mars 2007
Tags
Actu CIO

Richard Fosbury : la révolution du saut en hauteur !


Il suffit à Richard Fosbury des seuls Jeux Olympiques de Mexico en 1968 pour révéler au monde une technique révolutionnaire, décrocher la médaille d’or et améliorer le record olympique du saut en hauteur. L’approche dorsale qui caractérise la technique est si avantageuse qu’elle est toujours utilisée actuellement. Le sauteur fête aujourd’hui ses 60 ans, l’occasion de revenir sur l’immense bond en avant qu’il a permis à la discipline.
 
Altius !
Premiers Jeux Olympiques organisés en Amérique latine, les Jeux de la XIXe Olympiade à Mexico sont aussi les premiers à obliger les vainqueurs à se soumettre à des contrôles antidopage et les premiers à offrir des pistes synthétiques.
Ce sont surtout les premiers Jeux à se dérouler à une altitude de 2300 mètres : un avantage pour les efforts brefs mais intenses comme le saut en hauteur. Preuve en est Richard Fosbury qui franchit chaque niveau du premier coup jusqu’à 2,22 mètres. À 21 ans, le jeune sauteur américain va même jusqu’à établir le record olympique avec son dernier essai à 2,24 mètres. Sous un tonnerre d’applaudissements, il décroche ainsi sa première médaille d’or en dépassant de 2 centimètres son compatriote Edward Caruthers.
En raison de son angle d’attaque inhabituel, son saut ne plaira pas aux juges : refusé dans un premier temps, il sera finalement accepté. Le fosbury-flop était né !
 
Citius ! Fortius !
Le nouveau record olympique de Fosbury s’inscrit dans une édition des Jeux qui comptera de nombreux nouveaux records du monde et olympiques : L’Américain Bob Beamon effectue en effet un saut incroyable de 8,90 m de long, record qui perdurera 22 ans ! Son compatriote James Hines est le premier homme à courir 100 mètres en moins de 10 secondes (9,9) ! Tommie Smith, sous la bannière américaine, bat le record du monde du 200 mètres hommes (19,8 secondes) ; Lee Evans, un autre Américain, celui du 400 mètres (43,8 secondes) ; le Britannique David Hemery celui du 400 mètres haies avec 48,1 secondes !
 
À la recherche de la perfection technique
Discipline de l’athlétisme depuis les Jeux de 1896, le saut en hauteur comporte plusieurs techniques : ciseau, rouleau costal et rouleau ventral. Toutes attaquent la barre latéralement ou de face et se servent du pied intérieur comme pied d’appel.
À l’inverse, dans le fosbury-flop, l’athlète prenant son élan sur une trajectoire curviligne, saute en appui sur son pied extérieur et fait pivoter son corps afin de franchir la barre de dos. Il finit son mouvement en levant les jambes au-dessus de la barre et retombe dos au matelas.
Le saut dorsal présente de nombreuses améliorations par rapport aux techniques traditionnelles : la trajectoire curviligne de l’élan permet au sauteur d’arriver avec plus de vitesse face à la barre et d’effectuer un saut plus puissant. Le corps se cambre au-dessus de la barre et le centre de gravité se place sous celle-ci, ce qui est un avantage mécanique incontestable.
 
L’apparition d’une étoile filante
En une édition des Jeux Olympiques, Richard Fosbury a fait très fort : il a révolutionné la discipline du saut en hauteur, marqué l’histoire du sport le plus ancien, l’athlétisme, et fait date dans l’histoire des Jeux Olympiques. Enfin, il a donné son nom à une nouvelle technique de saut, la plus utilisée dans le monde de nos jours.
Chapeau Monsieur Fosbury et bon anniversaire !
 
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 Athlétisme

 
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