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Date
01 févr. 2010
Tags
Actu CIO , St. Moritz 1948

Revivez la gloire des Jeux Olympiques d'hiver passés: St.Moritz 1948


1948 St-Moritz
Ves Jeux Olympiques d’hiver

Date d’ouverture : 30 janvier 1948
Date de clôture : 8 février 1948
Pays de la ville hôte : Suisse (SUI)
Villes candidates : Lake Placid (USA)
Pays participants : 28
Épreuves : 22

Bien qu’encore à ses débuts avant la Seconde Guerre mondiale, il ne faisait aucun doute que dès la fin des hostilités et le retour de la paix, la célébration des Jeux Olympiques d’hiver reprendrait là où elle en était restée.

En 1948, les Jeux Olympiques d’hiver reprirent après douze ans d’interruption. Avec un court préavis, le flambeau fut confié à St-Moritz qui accueillit le monde pour la deuxième fois. Les athlètes de certains pays furent bien absents mais la venue pour la première fois de ceux de Corée, du Danemark, d’Islande, du Chili et du Liban, entre autres, qui acceptèrent l’invitation du pays d’organisation et du Comité olympique suisse, eut pour conséquence la présence à St-Moritz d’un nombre de concurrents plus grand que jamais.

Ce renouveau fut prometteur pour le CIO et le comité d’organisation, lequel s’efforça de reprendre les célébrations où elles avaient été abandonnées à cause de la guerre. À la différence des Jeux d’été, cependant, le CIO décida que ceux d’hiver qui n’avaient pas été célébrés ne seraient pas numérotés. Ainsi, St-Moritz organisa la Ve plutôt que la VIIe édition de ces Jeux dans le cadre du cycle de la XIVe Olympiade.

Durant dix brefs jours, de la fin janvier au début février, festivités olympiques et épreuves sportives offrirent aux spectateurs venus nombreux dans la station suisse un répit aux difficultés du redressement qui suivit la guerre. Le public put tout simplement se réjouir des exploits de légendes sportives, d’une sportivité exemplaire et spectaculaire et de toute l’effervescence dont fut à l’origine le retour du skeleton, sans oublier une ou deux boules de neige.
En feuilletant la brochure du programme olympique, les spectateurs étaient sûrs, à tout moment, de trouver une compétition ou une démonstration sportive aussi enthousiasmante que divertissante.

En effet, comme en 1928, un petit nombre de démonstrations sportives uniques et variées fut de nouveau inclus à côté des compétitions officielles à St-Moritz. Cette fois-ci ce fut le pentathlon moderne avec une combinaison de sports d’hiver, ski alpin et de fond, en remplacement de la natation et de la course, qui sembla proposer le spectacle le plus intriguant. Le concept ne prit pas, cependant, et 1948 fut la première et la dernière fois qu’un pentathlon d’hiver fut inclus dans les festivités olympiques. 

En compétition sportive officielle, le ski alpin offrit un chapelet de moments palpitants d’autant que trois nouvelles épreuves masculines et féminines vinrent s’ajouter au programme. Les spectateurs qui se rendirent sur les pistes ne furent pas déçus; ils eurent droit à des performances audacieuses et contrôlées de la part d’athlètes tels que le Suisse Edi Reinalter en slalom masculin ou l’Américaine Gretchen Fraser dans la même épreuve chez les femmes  et dans le combiné.

Sur la patinoire, ce ne sont pas les compétences mais la sportivité qui fut mise à l’épreuve par les joueurs de l’équipe italienne davantage portés à s’excuser de la fouille au corps d’un adversaire qu’à garder l’œil rivé sur le palet. Par contraste, on se souviendra de certains spectateurs lançant des boules de neige sur les officiels dont ils réprouvaient les décisions réglementaires.

Pour ceux qui souhaitaient éviter de devenir la cible involontaire d’une boule de neige perdue, il y eut la possibilité surprise de regarder une légende en action. En effet, c’est à la dernière minute que le double champion olympique Birger Rudd, Norvégien de 36 ans, décida de participer à la compétition de saut à ski. Il décrocha une dernière médaille, d’argent cette fois-ci. 

Le retour des Jeux à St-Moritz n’aurait sans doute pas été complet sans celui du skeleton. Cette deuxième inclusion au programme olympique fit revenir l’Américain John Heaton qui de nouveau gagna une médaille, d’argent cette fois-ci, derrière l’Italien Nino Bibbia. ^

Avec de si nombreuses performances notables, les Ves Jeux Olympiques d’hiver reflétèrent admirablement l’emblème ensoleillé que les organisateurs avaient choisi pour leurs épinglettes, les programmes et le matériel de promotion. Respectueux de cette imagerie, le soleil ne manqua pas d’être présent à St-Moritz permettant aux athlètes autant qu’aux spectateurs d’oublier temporairement les jours sombres et aux Jeux d’hiver de faire la preuve de leur vigoureuse résistance.

Biographies d’athlètes
Trude Beiser (Autriche)

Lorsqu’elle franchit la ligne d’arrivée de la descente olympique féminine, la skieuse alpine autrichienne Trude Beiser eut deux raisons de se montrer reconnaissante. La première fut la médaille d’argent que lui valut sa performance. La deuxième envers la générosité des skieurs américains qui prêtèrent aux Autrichiens, lesquels se remettaient seulement de l’impact de la guerre, l’équipement qui rendit possible leur participation aux Jeux.

Toujours à St-Moritz, et toujours sur des skis empruntés, Beiser prit part à l’épreuve du combiné alpin. Elle y gagna sa première médaille d’or olympique.

Lorsqu’eurent lieu les Jeux Olympiques d’hiver en 1952, Trude s’était mariée. Et sa dernière médaille olympique en or qu’elle décrocha en descente cette fois-ci s’inscrivit sous son nouveau nom Beiser-Jochum.

Henri Oreiller (France)

Né le 5 décembre 1925, le Français Henri Oreiller vécut sa vie en réalisant ce qu’il aimait le plus, la poursuite de sa passion : la vitesse. C’est elle qui le mena à la discipline du ski alpin dans laquelle il brilla brièvement aux Jeux Olympiques d’hiver de 1948.

Alors que le périlleux parcours de la descente masculine vint à bout de bien des concurrents à St-Moritz, Henri y excella. Et sans surprise, il réalisa le temps le plus rapide ce qui lui valut sa première médaille d’or avant d’en remporter une seconde dans le combiné alpin et une de bronze dans le slalom.

Oreiller concourut de nouveau aux Jeux à Oslo en 1952 avant de se consacrer entièrement à la course automobile. Tragiquement, le 7 octobre 1962, il se tua au volant de sa Ferrari au rallye de Montlhéry, près de Paris, il n’avait que 36 ans.

Le livre est disponible à la boutique du Musée Olympique ou vous avez la possibilité de passer votre commande par email au eshop@olympic.org ou par téléphone au
+41 (0)21 621 6657.
Prix:
CHF 84.00

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