skip to content
Date
25 janv. 2010
Tags
Actu CIO , St. Moritz 1928 ,

Revivez la gloire des jeux Olympiques d'hiver passés: St.Moritz 1928

1928 St.Moritz
IIes Jeux Olympiques d’hiver
Date d’ouverture : 11 février 1928
Date de clôture : 19 février 1928
Pays de la ville hôte : Suisse (SUI)
Villes candidates : Davos (SUI), Engelberg (SUI)
Pays : 25
Épreuves : 14

Habituée à accueillir les foules internationales et à leur présenter des activités sportives uniques, la station suisse de Saint-Moritz a montré combien il lui était facile d’accueillir le monde. Le 11 février 1928, patins, skis, bâtons, crosses de hockey et tenues de sport étaient attendus, mais pas les bobsleighs ni les luges. Portant la plupart de leur équipement pour leur sport, ainsi que cela leur a été demandé par le comité d’organisation, les athlètes de 25 pays ont donné une image colorée lorsqu’ils ont défilé dans St-Moritz pour se rendre à la cérémonie d’ouverture.

Si des spectateurs rassemblés le long de la route reliant le Klum Grand Hotel au stade se demandaient pourquoi les athlètes étaient habillés et équipés pour concourir, la réponse fut vite claire. Moins d’une heure après que les Jeux ne furent déclarés ouverts, des hockeyeurs étaient déjà sur la glace pour le premier match du tournoi dont le format allait être unique.

C’est donc sur fond de cérémonie en grande pompe et d’épreuves sportives que les IIes Jeux Olympiques d’hiver s’ouvrirent et que l’histoire commença à être faite.

Durant huit jours, athlètes et spectateurs vécurent tout ce que St-Moritz avait à leur offrir. Des traîneaux tirés par des chevaux rendirent le trajet vers les sites pour le moins spécial. Si les spectateurs souhaitaient faire une pause durant les compétitions, les organisateurs étaient heureux de leur offrir d’autres possibilités, plus uniques, de pratiquer les sports d’hiver. Des démonstrations d’acrobaties sur glace, durant lesquelles des patineurs sautaient par-dessus de longues lignes de tonneaux, et le ski joëring, une épreuve traditionnelle suisse où les skieurs étaient tirés à grande vitesse par des chevaux, ne furent que deux des autres possibilités offertes qui s’avérèrent populaires auprès des foules de spectateurs.

Les festivités contribuèrent beaucoup à l’ambiance des Jeux, mais n’éclipsèrent pas la vraie raison pour la laquelle les spectateurs étaient venus à St-Moritz, à savoir pour regarder les compétitions sportives officielles et les athlètes du monde entier à l’œuvre.

Les épreuves de patinage artistique, qui se tenaient au Klum Hotel, attiraient les foules qui remplissaient les tribunes et les terrasses autour de la patinoire afin de regarder les concurrents faire leurs vrilles et leurs sauts, et glisser du mieux qu’ils pouvaient sur une surface loin d’être régulière. La plupart des patineurs relevèrent le défi et obtinrent des résultats remarquables.


©CIO

Dans la compétition messieurs, le Suédos Gillis Grafström était l’athlète à voir. Malgré un genou blessé, il fit une prestation éblouissante de précision qui lui valut une troisième médaille olympique d’or. Grafström avait remporté sa première médaille en 1920 lorsque le patinage artistique fut inscrit au programme des Jeux d’été, et sa deuxième en 1924 lors des premiers Jeux Olympiques d’hiver.

Lorsque les spectateurs avaient vu assez de pirouettes, il leur était facile de suivre une autre compétition passionnante. Les adeptes de la montée d’adrénaline n’avaient qu’à regarder la nouvelle discipline du skeleton, par exemple.

L’ajout du skeleton au programme olympique fut une décision logique car St-Moritz était mondialement connue pour sa piste Cresta. Cette piste de tobogganing comprenant dix virages glacés était creusée à même la neige, garantissant ainsi un magnifique spectacle. Ajoutons à cela le fait que les participants ne portaient qu’un équipement de protection limité et ne se montraient que peu craintifs lorsqu’ils s’élançaient sur les luges et dévalaient la piste la tête la première.

Parmi ceux qui osèrent inscrire leur nom sur le formulaire d’inscription pour participer à l’épreuve individuelle messieurs figuraient les Américains Jennison et John Heaton qui s’avérèrent être les plus intrépides. La familiarité avec la piste aida aussi. Ayant passé leurs hivers à St-Moritz, les Heatons connaissaient bien Cresta. Les deux frères obtinrent les meilleurs temps jamais enregistrés et terminèrent sur les deux plus hautes marches du podium. Jennison devint le premier champion olympique de skeleton et John le premier médaillé d’argent.

En dépit de sa popularité auprès du public, le skeleton fut retiré du programme olympique et ne fit sa réapparition qu’au retour des Jeux d’hiver à St-Moritz en 1948. Il reste toutefois une des épreuves qui a contribué à rendre les IIes Jeux Olympiques d’hiver si mémorables.

Biographies d’athlètes

Équipe canadienne masculine de hockey sur glace

En 1928, une équipe constituée essentiellement d’anciens diplômés de l’Université de Toronto réécrivit l’histoire olympique dans le tournoi de hockey sur glace.

Le talent des joueurs était tel que leur course à l’or fut écourtée après que des officiels à St-Moritz, témoins du niveau des joueurs, décidèrent d’avancer directement l’équipe en finale.

Cette décision sans précédent fut sage car cette équipe écrasa littéralement les trois autres qui l’avaient rejointe en finale. Les joueurs des équipes adverses tentèrent en vain de mettre le palet dans la cage canadienne. Lorsque le sifflet annonça la fin du troisième match, les Canadiens avaient battu les Suédois 11 à 0, les Britanniques 14 à 0 et les Suisses 13 à 0 !

  St-Moritz 1928

©CIO

Andrée Joly et Pierre Brunet (France)

Andrée Joly et Pierre Brunet étaient déjà célèbres chacun de leur côté au niveau national. Lorsque Pierre invita Andrée à patiner avec lui durant une heure au Palais de la glace de Paris, ce fut le début de la grande aventure. Quelques mois plus tard à peine, ils remportèrent leur première médaille olympique, de bronze, aux Jeux d’hiver de 1924 à Chamonix.

Leur talent de patineurs en solo fut progressivement transformé, année après année, pour créer un duo parfait. Aux Jeux Olympiques d’hiver de 1928, le couple décrocha l’or grâce à son style de patinage unique en miroir. Puis, mariés dans la vie, ils remportèrent un autre titre olympique en 1932 avant de devenir professionnels et de déménager aux États-Unis.

L’expérience olympique n’allait toutefois pas s’arrêter là pour Pierre Brunet. Dans les années qui suivirent, l’entraîneur qu’il était devenu regarda ses élèves Carol Heiss, Donald Jackson, Scott Hamilton, Alain Calmat et Patrick Péra réaliser à leur tour leurs rêves olympiques.

  St-Moritz 1928

©CIO

Le livre est disponible à la boutique du Musée Olympique ou vous avez la possibilité de passer votre commande par email au eshop@olympic.org ou par téléphone au +41 (0)21 621 6657.
Prix : CHF 84.00

 

Book The Olympic Winter Games

back to top En