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Date
17 févr. 1960
Tags
Actualités Olympiques , Squaw Valley 1960

Revivez la gloire des Jeux Olympiques d’hiver passés : Squaw Valley 1960


1960 Squaw Valley
VIIIes Jeux Olympiques d’hiver

Date d’ouverture : 18 février 1960
Date de clôture : 28 février 1960
Pays de la ville hôte : États-Unis d’Amérique (USA)
Villes candidates : Innsbruck (AUT), St-Moritz (SUI) et Garmisch-Partenkirchen (GER)
Pays participants : 30
Épreuves : 27

En seulement cinq brèves années, un rêve devint réalité transformant un site reculé dans les montagnes de la Californie du Nord en un fabuleux royaume olympique d’hiver.

En juin 1955, Alexander Cushing, en compétition serrée avec la station autrichienne d’Innsbruck, convainquit le CIO de placer sa confiance dans un rêve et de choisir Squaw Valley comme ville hôte des VIIIes Jeux Olympiques d’hiver.

Dire de Squaw Valley que c’était une ville ou même un bourg était trompeur. En fait, il s’agissait seulement d’un domaine skiable spectaculaire mais relativement sous-développé en pleine nature, à proximité du mont plus connu de Donner Pass. Contrairement à cette vallée ignorée, le Donner Pass était déjà célèbre. C’est là que, se rendant en Californie dans les années 1840, un convoi de pionniers était resté bloqué, confrontant les infortunés voyageurs aux rigueurs extrêmes de l’hiver avant que certains d’entre eux puissent être finalement secourus.

En 1955, cependant, Donner Pass et Squaw Valley étaient encore des lieux reculés et sauvages mais ceci n’ébranlait pas le comité d’organisation. Bien au contraire, soutenu par la promesse d’un financement initial d’USD 5 millions de l’État californien et d’une toile vierge sur laquelle s’exprimer, seul lui importait le potentiel qu’offrait l’endroit.

Un site olympique complet fut ainsi promptement conçu et édifié en pleine nature. Outre les installations sportives, les organisateurs devaient également prévoir un certain nombre d’équipements logistiques tels que les routes, le déblayage de la neige et les services postaux. Et ainsi, à l’exception d’un parcours de ski de fond situé non loin et sans piste de bobsleigh, sortit de terre une petite station de ski qui comptait en outre le premier village olympique de l’histoire des Jeux d’hiver.

Lorsqu’arriva le 18 février 1960 tout était prêt. Ironiquement, cependant, une tempête de neige obligea à un bref report de la cérémonie d’ouverture, forçant tous les présents à se rappeler que Squaw Valley, hôte des Jeux, n’en restait pas moins la proie des éléments naturels.

Heureusement, un ciel bleu et ensoleillé apparut bientôt et les festivités prévues par rien moins que le grand Walt Disney lui-même purent débuter. Même si les cérémonies des Jeux de 1960 se concentrèrent sur le protocole, Disney parvint tout de même à injecter un petit supplément d’atmosphère entre les séquences proprement olympiques lesquelles comptèrent la réintroduction de l’hymne olympique de Spiros Samaras and Kostis Palamas.

La touche Disney fut évidente dans le décor également. Des sculptures de neige, inspirées de celles des héros qui ornaient le site grec des Jeux Olympiques anciens, furent placées de part et d’autres d’une « Avenue des athlètes ». Et une « Tour des nations » de près de 25 mètres de haut affichant les drapeaux de chaque pays participant offrit un spectaculaire totem à la cérémonie de remise des médailles.

Pour la première fois aux Jeux d’hiver, les cinq continents étaient représentés et, comme de bien entendu, dans le fabuleux royaume d’hiver de Disney, ce furent les prouesses des athlètes qui s’imposèrent au devant de la scène.

Sous les solives de la patinoire olympique, les patineurs artistiques scintillèrent. Dans une succession de triples sauts, qui de loin dépassèrent ceux de ses concurrents, l’Américain David Jenkins exécuta un implacable enchaînement qui imposa silence aux spectateurs avant ses bruyantes ovations. Tout autant impressionnés furent les juges qui lui décernèrent le titre de champion olympique dans l’épreuve individuelle.

Le manque d’inscriptions entraîna, pour la première fois de l’histoire olympique, l’annulation de la compétition de bobsleigh. En revanche, le biathlon y fit son apparition et le Suédois Clas Lestander, dont le 20 sur 20 en tir sur cible éclipsa un moins bon résultat en ski de fond, en gagna la médaille d’or.

Le patinage de vitesse se révéla tout autant mémorable non seulement par l’introduction d’épreuves féminines mais aussi par le nombre de performances remarquables. Dans le 10 000 m, le record fut battu aussi bien chez les hommes que chez les femmes, non pas une ni deux mais trois fois. À deux reprises, les patineurs parvinrent même à descendre sous la barrière des 16 minutes.

Premières olympiques, records du monde et exploits éblouissants, c’est toute cette histoire qui s’écrivit à Squaw Valley. Mais c’est la vallée elle-même, cependant, et les organisateurs qui façonnèrent sa nature sauvage en une ville hôte qui restent à l’origine de ce chapitre des Jeux d’hiver.

Biographies d’athlètes
Yevgeny Grishin
(Union soviétique)

Cohérence ou cas de déjà vu ? Telle fut la question que certains durent se poser quand Yevgeny Grishin franchit la ligne d’arrivée du 500 m et du 1 500 m en patinage de vitesse à Squaw Valley.

Étonnamment, ses résultats étaient quasi identiques à ceux qu’il avait réalisés à Cortina D’Ampezzo quatre ans auparavant. Pour le 500 m, c’était vraiment du déjà vu car Yevgeny, là encore, prit la tête et établit un nouveau record du monde. De même, dans le 1 500 m, il décrocha la première place, une nouvelle fois ex-æquo, mais cette fois-ci avec le Norvégien Roald Aas.

Grishin gagna une dernière médaille olympique, d’argent, en 1964. Ironiquement, là ce fut aux côtés de deux autres patineurs. Il fit sa dernière apparition olympique en 1968 et devint plus tard entraîneur de l’équipe nationale.


Lidiya Skoblikova
(Union soviétique)

Avant de devenir une légende olympique, la patineuse de vitesse Lidiya Skoblikova, fit ses premiers pas en 1960.

À la première de ses trois participations à des Jeux d’hiver, non seulement Skoblikova obtint sa première médaille d’or dans le 1 500 m mais aussi battit le record du monde, et remporta l’or dans le 3 000 m.

Squaw Valley lui servit juste d’échauffement et ses prouesses ne furent qu’un avant-goût des exploits olympiques encore plus étonnants qu’elle accomplirait quatre ans plus tard.

En 1964, Skoblikova était la favorite dans trois distances de patinage de vitesse. Elle en fit une de mieux en décrochant l’or dans les quatre épreuves féminines, établissant dans la foulée trois records olympiques. Ses performances à Innsbruck firent d’elle aussi la première athlète à s’attribuer quatre médailles d’or à la même édition des Jeux d’hiver.


Le livre est disponible à la boutique du Musée Olympique ou vous avez la possibilité de passer votre commande par email au eshop@olympic.org ou par téléphone au
+41 (0)21 621 6657.
Prix:
CHF 84.00

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