skip to content
Date
10 févr. 1994
Tags
Actu CIO , Lillehammer 1994

Revivez la gloire des Jeux Olympiques d’hiver passés : Lillehammer 1994


1994 Lillehammer
XVIIes Jeux Olympiques d’hiver

Date d’ouverture : 12 février 1994
Date de clôture : 27 février 1994
Pays de la ville hôte : Norvège (NOR)
Villes candidates : Anchorage (USA), Östersund / Are (SWE), Sofia (BUL)
Pays participants : 67
Épreuves : 61

Dans le respect du mode de vie norvégien, les organisateurs de Lillehammer créèrent un cadre pour les Jeux Olympiques d’hiver qui reflétait l’amour de la  nature et le respect de l’environnement. 

Avant même que les athlètes aient pris place sur la glace ou la neige, il ne faisait pas de doute que cette manifestation sortirait de l’ordinaire après la décision du CIO de modifier le déroulement des Jeux d’hiver, les faisant passer deux ans après ceux de l’Olympiade. Désormais, tout en continuant d’avoir lieu tous les quatre ans, la célébration des Jeux d’hiver se produirait en alternance avec ceux d’été. Ceci explique que ces Jeux aient eu lieu en 1994.

Cette différence ne fut pas, cependant, la seule qui singularisa les XVIIes Jeux Olympiques d’hiver par rapport aux éditions précédentes. Ce ne sont pas non plus les nouveaux exploits des athlètes qui les rendirent uniques. Bien plutôt, le fait qu’ils furent des « Jeux blancs verts » demeure à jamais la marque de cette célébration, amalgamant les racines historiques des sports d’hiver nordiques à la promotion et à l’instauration de pratiques respectueuses d’un environnement durable.

Nombreuses furent les sources d’inspiration nordique. Le skieur gravé dans la pierre de l’île de Rødøy fut repris comme motif des pictogrammes sportifs, l’emblème des Jeux incorpora une version stylisée des aurores boréales et les mascottes furent prénommées Håkon et Kristin en souvenir du petit-fils et de la petite-fille du roi Sverre du XIIIe siècle.

La cérémonie d’ouverture combina la culture et le folklore norvégiens. Des représentants du peuple Sami sur des traîneaux tirés par des rennes furent suivis par des skieurs du Telemark, puis lutins et trolls de contes de fées émergèrent quasi littéralement du sol enneigé pour souhaiter la bienvenue à la colombe de la paix. Plus sérieusement, le président du CIO, Juan Antonio Samaranch, appela à l’arrêt des combats à Sarajevo, la ville où dix ans plus tôt avaient été célébrés les XIVes Jeux Olympiques d’hiver.

Cet appel à la paix ne devait pas être oublié. De même que ne le seraient pas les performances des athlètes, ni les démonstrations d’intérêt pour ce qui relève de l’environnement dans l’architecture des sites de compétition.

La halle olympique d’Hamar qui abritait l’anneau de vitesse témoignait plus particulièrement de l’influence du drakkar du 11e siècle conservé non loin du site. Avec sa toiture en forme de coque de bateau renversé, cet équipement se fondait dans le paysage environnant afin de minimiser son impact sur une réserve ornithologique existant à proximité. La piste de luge et de bobsleigh, dont les contours s’inscrivaient élégamment dans les pentes montagneuses, faisait appel à des matériaux de construction en bois et en pierre. Quant à la patinoire olympique de la caverne de Gjøvik, c’était une merveille d’ingénierie creusée sous la montagne plutôt que sur ses flancs.

Durant les compétitions, c’est sur ces sites que « le roi Koss », Dan Jansen, Wolfgang Hoppe et l’équipe de hockey-sur-glace suédoise ravirent les foules et les impressionnèrent avec de spectaculaires prouesses, d’émouvantes victoires et de généreuses actions humanitaires. Dans la halle olympique de Hamar, Johann Olav Koss impressionna les spectateurs avec ses trois médailles d’or et ses trois records du monde en patinage de vitesse, ainsi que par un don à des œuvres caritatives et le défi qu’il lança aux autres de se souvenir de Sarajevo, les incitant à donner eux aussi. Dan Jansen frappa les esprits, tout autant mais de manière différente, par une victoire débordante d’émotion dans le         1 000 m. Un triomphe qui, après huit ans de tentatives, lui permit finalement de rendre hommage à sa sœur Jane défunte.

Sur le site de la luge et du bobsleigh, Wolfgang Hoppe tira sa révérence en compétition de bobsleigh. A Lillehammer, il ajouta le bronze du bob à quatre à un palmarès comptant déjà deux médailles d’or et trois d’argent.

Opportunément, ce fut dans l’extraordinaire patinoire de la caverne qu’eut lieu l’un des exceptionnels épisodes de spectacle sportif de ces Jeux. Le titre du hockey-sur-glace restait le dernier à décerner avant que puisse se dérouler la cérémonie de clôture. C’est finalement l’équipe suédoise qui se l’attribua, mais pas avant d’avoir supplanté l’équipe canadienne au cours de prolongations en mort subite implacable qui, avec tous les autres grands moments de ces Jeux de 1994, devaient faire l’objet de commentaires durant nombre d’années à venir.

Biographies d’athlètes
Bonnie Blair (États-Unis)

Bonnie Blair pouvait bien être de petite taille mais dans le monde du patinage de vitesse c’était une géante.

Spécialiste de sprint, Bonnie Blair avait déjà récolté trois médailles d’or et une de bronze lorsqu’elle prit ses marques sur la glace sous la charpente maritime de Hamar. L’or n’était pas son seul objectif cependant. Elle voulait aussi passer sous la barrière des 39 secondes dans le 500 m. Mais pour cet exploit, il lui faudrait encore attendre un peu, car ce n’est finalement pas aux Jeux à Lillehammer qu’elle l’accomplit.

Néanmoins, à l’abri de la barque viking, Bonnie fut tout de même suffisamment rapide pour remporter sa troisième médaille d’or d’affilée dans le 500 m. D’une longueur de patin, elle manqua le bronze dans le 1 500 m, mais dans le 1 000 m, sa dernière course olympique, elle se révéla imbattable. Et, pour la dernière fois, elle s’empara de la première marche du podium olympique.


Gustav Weder & Donat Acklin (Suisse)

En 1994, Gustav Weder et Donat Acklin réalisèrent un doublé unique, ce qu’aucune autre équipe de bobsleigh, qu’il s’agisse de bob à deux ou à quatre, n’avait jamais réussi.

La conquête de ce doublé commença, avant Lillehammer, à Albertville en 1992. En effet, Weder et Acklin y décrochèrent l’or du bob à deux après être revenu de loin. Mais c’est à Lillehammer que s’écrivit l’histoire, à l’arrivée d’une course encore plus serrée. Il leur fallait accomplir la descente de leur vie s’ils voulaient priver de la médaille d’or le propre frère de Donat et son coéquipier.

C’est exactement ce que Weder et Acklin réalisèrent avec une marge de 0.05 seconde. Ceci leur valut leur deuxième médaille d’or olympique. Et c’est ainsi qu’ils furent la première paire à être sacrée une deuxième fois championne olympique de l’épreuve du bob à deux.


Le livre est disponible à la boutique du Musée Olympique ou vous avez la possibilité de passer votre commande par email au eshop@olympic.org ou par téléphone au
+41 (0)21 621 6657.
Prix:
CHF 84.00

back to top En