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Date
09 févr. 2010
Tags
Actu CIO , Lake Placid 1980

Revivez la gloire des Jeux Olympiques d’hiver passés : Lake Placid 1980


1980 Lake Placid
XIIIes Jeux Olympiques d’hiver

Date d’ouverture : 13 février 1980
Date de clôture : 24 février 1980
Pays de la ville hôte : États-Unis d’Amérique (USA)
Villes candidates : Vancouver-Garibaldi (CAN) retirée
Pays participants : 37
Épreuves : 38

Sur glace comme sur neige, qu’elles soient artificielles ou naturelles, une nouvelle génération d’athlètes rappela au public de Lake Placid que, victoires inimaginables, miracles même : tout était possible.

En février 1980, près de cinquante ans après leur première célébration à Lake Placid les Jeux Olympiques d’hiver y furent accueillis une deuxième fois.

Nombreux avaient été les bouleversements dans le monde olympique d’hiver au fil des années qui précédèrent ces Jeux. Alors qu’en 1932, la distance et les effets de la Grande dépression empêchèrent certains athlètes de se rendre à Lake Placid, en 1980, ils vinrent de quatre des cinq continents pour y prendre part; environ 800 de plus qu’en 1932, y compris, pour la première fois à des Jeux d’hiver, des participants de la République populaire de Chine, de Chypre et du Costa Rica.

Ce fut également la première flamme olympique que les habitants de Lake Placid purent fêter. II n’y en avait pas eu en 1932, ni de relais bien entendu, pas même un feu symbolique. En 1980, 52 personnes, hommes et femmes modèles parfaits de l’idéal grec ancien de « l’homme complet », sélectionnés de tous les États-Unis pour porter la torche, relayèrent la flamme olympique en alternance sur un parcours national de 1 600 km. 

Le programme sportif aussi comptait d’évidents changements. En 1932, la luge, le ski alpin, la danse sur glace et le ski de fond féminin étaient absents. En patinage de vitesse, les femmes n’avaient été admises qu’à des épreuves de démonstration. Au fil des années qui séparèrent les deux éditions de Jeux d’hiver à Lake Placid, ces disciplines ou épreuves avaient été, toutefois, ajoutées au programme.

Malgré le legs des Jeux d’hiver de 1932, ces ajouts exigèrent la rénovation du patrimoine existant ou la construction de nouveaux équipements pour la tenue de la manifestation de 1980.
La réutilisation de la vieille piste de bobsleigh du Mont Van Hoevenberg fut décidée mais exclusivement pour ce sport. Elle bénéficia d’un remplacement de son système de réfrigération.

Ceci devait permettre aux compétitions de 1980 de s’achever avant la cérémonie de clôture. Alors qu’à l’approche des Jeux, d’éparses chutes de neige couvraient à peine le site du ski de descente, l’installation de nouveaux équipements de neige artificielle à Whiteface Mountain se révéla opportune. Pour la première fois de l’histoire olympique, des skieurs alpins coururent sur des pistes de neige artificielle plutôt que naturelle.

À Lake Placid même, l’arène olympique de 1932 fut rénovée et deux nouvelles patinoires olympiques furent installées sur un terrain adjacent. Et, à proximité de l’endroit où en 1932 avaient eu lieu les compétitions de patinage de vitesse, fut construit un nouvel anneau  réfrigéré.

C’est là que se déroulèrent quelques-uns des moments les plus intenses des compétitions de 1980. Dans les épreuves masculines, Eric Heiden devint une légende et sa sœur Beth eut sa propre part de gloire en décrochant le bronze dans le 3 000 m féminin.

Les Heiden ne furent pas le seul duo familial qui connut le succès à ces Jeux. En ski alpin, Hanni et Andreas Wenzel, frère et sœur également, remportèrent des médailles. Hanni participa aux trois épreuves féminines obtenant un meilleur résultat après chaque performance, remportant ainsi l’argent avant deux médailles d’or. Andreas, quant à lui, gagna une médaille d’argent dans le slalom géant qu’il ajouta au palmarès de la famille Wenzel.

En patinage artistique, c’est un couple soviétique, mari et femme, Irina Rodnina et Aleksandr Zaytsev qui patina pour l’or dans l’épreuve par couple, obtenant la meilleure note de chacun des neuf juges. Pour Rodnina, c’était le troisième titre olympique successif et sa troisième participation à des Jeux d’hiver.

Liens familiaux ou non, lorsque s’achevèrent les Jeux Olympiques d’hiver de 1980, avait été écrit un nouveau chapitre de l’histoire olympique comblé de nombreuses performances remarquables. Néanmoins, c’est du « miracle sur la glace » que Lake Placid parlerait longtemps encore.

Biographies d’athlètes
Eric Heiden (États-Unis)

Eric Heiden patinait parce qu’il adorait cela. Il patinait non pour sa gloire personnelle mais pour celle du sport. Jamais il ne voulut être célèbre. Ironiquement, c’est précisément ce qu’il était destiné à devenir.

En dépit de trois titres consécutifs de champion du monde au classement général entre 1977 et 1979, Eric Heiden demeurait relativement méconnu aux États-Unis à l’approche des Jeux de 1980. Mais lorsqu’ils s’achevèrent, son nom était devenu familier de tous.

Une épreuve après l’autre, Eric fit son chemin vers l’or du patinage de vitesse. Rien ne l’impressionnait, ni ne l’arrêta d’ailleurs. Il remporta les cinq courses masculines, et, chemin faisant, établit cinq records olympiques et un record du monde.

Peu de temps après Lake Placid, Heiden opta pour le cyclisme mais ce sont ses prouesses sur la glace qui restent gravées dans les mémoires.

Eric Heiden

©CIO

Équipe masculine de hockey-sur-glace des États-Unis

En 1980, une équipe d’athlètes doués mais encore verts démontrèrent que tout peut se produire, même « un miracle sur la glace ».

Classés septièmes avant les Jeux, tout allait soudain basculer pour les Américains. Match après match, des stratégies osées et de brillantes et surprenantes récupérations du palet leur permirent de l’emporter après être revenus de loin. Qu’elle affronte les Suédois ou les Tchécoslovaques, favoris des médailles, l’équipe des États-Unis se révéla irrésistible.

Parvenue aux matches conduisant à la finale, elle rencontra l’équipe soviétique qui lui avait infligée une cuisante défaite avant les Jeux. Mais cette fois-ci ce fut les Soviétiques qui durent s’incliner. La compétition pour l’or n’en était pas terminée pour autant.  Pour l’équipe hôte, c’est contre les Finlandais que devait se jouer la dernière partie. La victoire signifiait l’or, une défaite le bronze. Et une dernière fois, bien dans leur manière de remonter le courant, les Américains accomplirent un miracle et remportèrent l’or.

Équipe masculine de hockey-sur-glace des États-Unis

©CIO

Le livre est disponible à la boutique du Musée Olympique ou vous avez la possibilité de passer votre commande par email au eshop@olympic.org ou par téléphone au
+41 (0)21 621 6657.
Prix:
CHF 84.00

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