skip to content
Date
29 janv. 2010
Tags
Actu CIO , Garmisch-Partenkirchen 1936

Revivez la gloire des jeux Olympiques d'hiver passés: Garmisch-Partenkirchen 1936


1936 Garmisch-Partenkirchen

Date d’ouverture : 6 février 1936
Date de clôture : 16 février 1936
Pays de la ville hôte : Allemagne (GER)
Villes candidates : St-Moritz (SUI)
Pays participants : 28
Épreuves : 17

C’est sur « olympique » et sur « hiver » que fut mis l’accent des VIes Jeux Olympiques d’hiver, tandis que des athlètes d’un nombre toujours plus grand de pays participèrent aux célébrations.

En 1936, les Jeux Olympiques d’hiver revinrent de nouveau dans les Alpes, mais pas celles de France ou de Suisse. Cette fois-ci ce fut la Zugspitze, le sommet le plus élevé des Alpes allemandes qui servit de décor à la quatrième édition de ces Jeux et Garmisch-Partenkirchen, résultat d’une récente fusion de communes, agit en tant que ville hôte.

Comme leurs prédécesseurs, les organisateurs de Garmisch-Partenkirchen étaient destinés à apposer leur marque unique sur ces célébrations. Et dans ce cas précis littéralement, puisque, pour la première fois en philatélie olympique, la vente de timbres émis pour commémorer ces Jeux contribuèrent également à leur financement.

Les timbres, cependant, ne constituèrent pas la seule première produite par les organisateurs des Jeux d’hiver de 1936, et la logistique des Jeux ne fut pas non plus le seul motif à l’origine de ces premières. En effet, en arrêtant ses plans, le comité d’organisation s’efforça de combiner Olympisme, sports d’hiver et traditions allemandes. Ainsi, les Jeux n’en devinrent que plus olympiques dans leur symbolisme et plus concentrés sur l’hiver pour les sports.

Pour la première fois aux Jeux d’hiver, une flamme symbolique ajouta à l’atmosphère des célébrations, offrant une illumination éblouissante visible par tous durant ces onze jours. Les symboles olympiques, modernes et anciens, furent imbriqués dans les motifs des sports d’hiver sur les médailles des vainqueurs et les diplômes des participants. Quant aux emblèmes des Jeux, ils furent conçus par Fritz Uhlich en accolant les anneaux olympiques à une illustration de la Zugspitze. L’aspect sportif hivernal fut d’autant plus marqué que le programme comprenait les premières compétitions olympiques masculines et féminines de ski alpin et des démonstrations d’eisschiessen, variation austro-bavaroise de curling.

Lorsque les Jeux ouvrirent le 6 février, pour la première fois de leur histoire, un petit nombre d’athlètes de pays aussi modestes que le Liechtenstein et lointains que l’Australie prirent part aux compétitions et, opportunément, un athlète grec, le seul, était présent lui aussi pour la première fois à des Jeux d’hiver.

Que cela ait été leur première apparition ou un retour aux Jeux, les athlètes qui participèrent aux compétitions à l’ombre de l’imposante Zugspitze étaient destinés à contribuer personnellement aux exploits mémorables et aux résultats impressionnants qui allaient s’imprimer en 1936 sur les pages de l’histoire olympique.

Le Norvégien Oddbjørn Hagen, skieur de fond et spécialiste du combiné nordique et le patineur artistique allemand Ernst Baier, également inscrit en couples, gagnèrent de multiples médailles sous les yeux d’un nombre record de spectateurs.

En patinage artistique dames, la Britannique Cecilia Colledge, bien qu’elle donnât du fil à retordre à la Norvégienne Sonja Henie, ne gagna pas l’or. Rattrapée par ses nerfs au programme libre, elle dut se contenter de l’argent.

En dépit d’une introduction presqu’aussi difficile que les pistes sur lesquelles les skieurs exécutèrent les épreuves, les compétitions de ski alpin offrirent des moments palpitants. Ce fut particulièrement vrai dans le combiné alpin féminin où Käthe Grasegger, enfant de Partenkirchen, s’appropria la médaille d’argent. Quant à la Canadienne Diana Gordon, elle refusa de se laisser abattre par une blessure et préféra simplement adapter sa pratique du ski à l’usage d’un seul bâton et concourut dans cette épreuve avec un bras dans le plâtre.

Lorsque vint le premier jour d’entraînement pour la compétition de bob à quatre, Gordon ne fut plus la seule athlète à revenir plâtrée, car la courbe Bavaria de la piste de bob s’avéra aussi redoutable que les pentes de la Zugspitze qui servit de décor aux Jeux.

Finalement, blessures et médailles manquées mises à part, aussi bien les exploits des athlètes que les contributions des organisateurs étaient voués à rester gravés dans le souvenir de l’histoire olympique après que fut éteinte la flamme symbolique à Garmisch-Partenkirchen. 

Biographies d’athlètes
Sonja Henie (Norvège)

Après trois éditions de Jeux d’hiver, Garmisch-Partenkirchen devait être le chant du cygne olympique de Sonja Henie et sa chance de gagner une médaille d’or supplémentaire. Elle était devenue si sûre d’elle qu’il était quasiment impossible de se rappeler son hésitante apparition à Chamonix en 1924, alors qu’elle n’était âgée que de 11 ans.

Beaucoup avait changé depuis, Sonja avait décroché un nombre impressionnant de titres d’Europe et du monde. Elle avait également gagné des médailles olympiques d’or en 1928 puis en 1932.

Ainsi à Garmisch-Partenkirchen, Henie n’était définitivement plus une jeune première sur la glace. Si elle voulait une médaille il lui faudrait se battre. C’est ce qu’elle fit et finalement remporta l’or olympique une dernière fois.

Peu de temps après, Henie se retira de la compétition mais non du patinage. Au contraire, elle devint une étoile d’un genre différent, apparaissant dans des films et autres somptueux spectacles sur glace et dans des publicités commerciales.

Ivar Ballangrud (Norvège)

En 1936, le patineur de vitesse Ivar Ballangrud se rendit à Garmisch-Partenkirchen espérant effacer la déception qu’il avait éprouvée quatre ans plus tôt à Lake Placid.

Avec le retour du système des éliminatoires en patinage de vitesse par paires, il se retrouva sur un terrain connu et cela se vit. Que ce soit en sprint ou en fond, Ivar démontra qu’il était pratiquement imbattable, décrochant l’or dans trois des quatre épreuves olympiques et l’argent dans le 1 500 m.

Cette performance époustouflante fit de lui l’une des vedettes les plus mémorables de Garmisch-Partenkirchen et porta à quatre médailles d’or, deux d’argent et une de bronze son palmarès olympique total.

Plus de soixante-dix ans plus tard, un tel résultat en patinage de vitesse masculin olympique n’est toujours partagé que par le Finlandais Clas Thunberg.

Le livre est disponible à la boutique du Musée Olympique ou vous avez la possibilité de passer votre commande par email au eshop@olympic.org ou par téléphone au
+41 (0)21 621 6657.
Prix:
CHF 84.00

back to top