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Date
07 déc. 2004
Tags
Actu CIO , Médicale et scientifique

Réunion de consensus au CIO à Lausanne sur la mort subite de l'athlète


Une réunion de consensus sur la mort subite de l'athlète aura lieu au siège du CIO à Lausanne les 9 et 10 décembre 2004. Lors de cette réunion, le groupe de travail ad hoc sur la mort subite de l'athlète, que préside le professeur Erik J. Meijboom du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) de Lausanne, espère aboutir à un consensus sur les mesures susceptibles de réduire le taux élevé de mortalité d'origine cardiaque. Quinze experts de renom, parmi lesquels des représentants du CIO, de la FIFA et de l'UCI, participeront à cette réunion.




Protocole de Lausanne
Cette rencontre fait suite à une étude approfondie menée par Karin Bille, David Figueiras et Erik J. Meijboom (CHUV) sur les causes de la mort subite chez les sportifs de moins de 35 ans. L'étude en question s'appuie sur de nombreuses publications scientifiques ainsi que sur des recherches effectuées sur le terrain. Les résultats seront présentés au groupe d'experts et permettront d'élaborer un document intitulé "Protocole de Lausanne". Ce projet entend fournir aux athlètes pratiquant un même sport les mêmes bases scientifiques pour prévenir la mort subite.




Deux athlètes sur cent mille
La mort subite est sous-estimée chez les athlètes. Les lésions cardiaques constituent la principale cause de mort subite non traumatique. Dans plus de 90% des cas, le décès est dû à un problème cardiaque - d'où l'expression "mort subite cardiaque". Le terme "athlète" fait ici référence à une personne pratiquant un sport individuel ou d'équipe organisé, s'entraînant et participant régulièrement à des compétitions sportives. Deux athlètes de 12 à 35 ans sur cent mille décèdent chaque année de mort subite d'origine cardiaque. Dans le reste de la population, le taux est près de trois fois plus faible - soit 0,7 personne sur cent mille.





Définition de la mort subite cardiaque
La mort subite cardiaque peut se définir comme suit : mort naturelle inattendue, d'origine cardiaque, survenant, dans l'heure qui suit l'apparition des symptômes, chez une personne ne présentant aucune pathologie préalable susceptible d'entraîner la mort.




Des causes autres que cardiaques
Parmi les autres causes de mort subite - moins de 10% des cas - citons l'asthme et les autres affections pulmonaires, l'insolation, l'embolie cérébrale, la rupture d'anévrisme cérébral, le traumatisme crânien, le traumatisme rachidien ainsi que le dopage et la toxicomanie.




Sports à risque
La réunion des 9 et 10 décembre sera axée sur les causes cardiaques de la mort subite. Les participants espèrent que la version définitive du "Protocole de Lausanne" sera adoptée par tous. Ils discuteront également des sports où les risques de mort subite sont les plus élevés.




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