skip to content
Date
22 avr. 2015
Tags
Actu CIO

Rester dans la course

Bon nombre des plus beaux chapitres de l’histoire olympique a été écrit sur la piste d’athlétisme et nous conservons tous notre propre liste de meilleurs souvenirs. Mais vous êtes-vous déjà arrêté sur la genèse du revêtement actuel ?


Si vous pensez que la modeste piste d’athlétisme a toujours été ce qu’elle est, vous êtes pardonnable. Mais en réalité, elle a évolué depuis les premiers balbutiements de la course, au même titre que les distances de course.

Les pistes modernes sont constituées d’un revêtement artificiel caoutchouté qui présente une surface qui ne varie pas, quel que soit le temps. Il repose sur une technologie de pointe, située à des années-lumière des revêtements de course initiaux composés de divers matériaux, qu’il s’agisse de terre, d’herbe, de sable ou de cendrée. Ce fut certainement ce type de sol qui fut utilisé lors des Jeux Olympiques antiques de 776 av. JC, où un cuisinier venu de la ville voisine d’Elis remporta l’unique course, l’épreuve du stadion, qui rassemblait des athlètes courant pieds nus d’un bout à l’autre du stade sur un revêtement de sable. Le départ et l’arrivée étaient simplement matérialisés par deux lignes tracées dans le sable. À partir du Ve siècle av. JC, on construisit des lignes permanentes avec des blocs de pierre sur lesquels les athlètes pouvaient placer leurs pieds, grâce à deux sillons parallèles creusés à même la pierre.

La piste d’athlétisme, telle que nous la connaissons aujourd’hui, a connu une avancée majeure à la fin des années cinquante, lorsqu’une combinaison de caoutchouc et d’asphalte a commencé à apparaître. Une piste d’échauffement artificielle a été ainsi construite avant les Jeux Olympiques de Melbourne 1956, puis ces pistes sont devenues par la suite de plus en plus nombreuses dans les années soixante.

Elles ont été peu à peu été remplacées par les pistes en Tartan, du nom d’un revêtement en polyuréthane, conçu à l’origine pour les courses de chevaux. Ce revêtement a été utilisé pour la première fois lors d’une Olympiade aux Jeux Olympiques de Mexico en 1968.

À la fin des années quatre-vingt, un tapis plus caoutchouteux fut utilisé. Ce revêtement, nommé « Mondo », a été découpé et assemblé en intégrant les lignes de couloir, afin d’offrir une adhérence et un rebond plus constants. Il est utilisé depuis les Jeux Olympiques de Barcelone 1992.

©Getty Images



En 2016, les Jeux Olympiques de Rio auront lieu sur une piste Mondo et les athlètes vont bénéficier à nouveau de ses atouts : meilleure absorption des chocs, dispositif antidérapant optimisé et meilleure adhérence et résistance. Cela est dû à la combinaison de deux couches, l’une, en bas, faisant office de coussin et l’autre, plus solide, placée au-dessus, assemblées toutes deux par un procédé appelé vulcanisation. Il permet d’obtenir un revêtement plus uniforme, plus robuste et plus élastique. Avec ce revêtement, les pointes n’ont pas besoin de s’enfoncer très profondément dans la surface de course et, en conséquence, les chaussures modernes sont équipées de pointes plus courtes.

Ainsi, la prochaine fois que vous verrez des stars à l’œuvre sur la piste, sprinteurs, coureurs de demi-fond ou coureurs de fond, prenez quelques minutes pour observer le sol sous leurs pieds : il est autant chargé d’histoire que les courses et les épreuves elles-mêmes.

Tags Actu CIO
back to top