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2018 Getty Images
Tokyo 2020

Rencontre avec Scott Curry, capitaine des All Blacks victorieux de la Coupe du monde de rugby à sept

Au cours des cinq derniers mois, la star du rugby à sept Scott Curry, 30 ans, a conduit la Nouvelle-Zélande à la victoire aux Jeux du Commonwealth et en Coupe du monde. Ces succès font suite à un cycle de trois ans au cours duquel les All Blacks n’ont pas réussi à faire mieux que troisième des World Series, compétition qui s’étale sur toute la saison, et ont changé d’entraîneur en chef, après 22 ans de statu quo. Alors que l’or des Jeux Olympiques de Tokyo 2020 sera son ultime objectif, nous avons rencontré Scott Curry pour évoquer avec lui son programme d’entraînement, les héros de son enfance et son expérience de professeur de sciences.


Après l’or des Jeux du Commonwealth et la victoire en Coupe du monde, avez-vous l’impression du devoir accompli à l’heure de partir en vacances ?

Pour cette année, c’est terminé. Je me souviens m’être assis dans les vestiaires de la Coupe du monde en regardant Clarkey (Clark Laidlaw, entraîneur en chef de l’équipe masculine de rugby à sept de Nouvelle-Zélande) et en lui disant : « Super, nous l’avons vraiment fait. On était venus pour ça - gagner les Jeux du Commonwealth et la Coupe du monde - et nous avons remporté les deux. » C’était, et cela l’est toujours, une sensation fabuleuse.

On a beaucoup parlé de la nouvelle culture que Laidlaw a introduite depuis qu’il est devenu entraîneur en chef en juin 2017, après les 22 ans de règne de Gordon Tietjens. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

Sur le terrain, il s’agit de travailler sans relâche les uns pour les autres et de mettre l’accent sur l’effort. En dehors du terrain, Clark a apporté sa propre vision et ses propres valeurs auxquelles l’équipe s’est vraiment ralliée, et qui induisent tout ce que nous faisons hors du terrain.

Vous et Tim Mikkelson, vous êtes les co-capitaines des All Blacks sevens. Êtes-vous des personnages interchangeables ou apportez-vous chacun des choses très différentes ?

Nous constituons un bon compromis. Timmy est le clown de la classe, si je puis dire. Tout le monde l’aime, il est très drôle et il attire tout le monde naturellement. Je suis probablement davantage un moteur, qui donne des règles et ce genre de choses. Nous travaillons bien ensemble.

Après la défaite de la Nouvelle-Zélande en quart de finale à Rio 2016 contre Fidji, futur champion olympique, qu’est-ce que cela signifierait pour vous deux si vous parveniez à conduire les All Blacks à l’or olympique à Tokyo 2020 ?

Ce serait énorme. Les Jeux Olympiques sont l’Everest de notre sport. Le fait de participer aux Jeux est déjà un grand honneur, mais y retourner et remporter, espérons-le, une médaille d’or, ce serait géant.

Je n’y pense pas trop. C’est évidemment en toile de fond et le fait d’avoir signé (début août 2018, Curry et Mikkelson ont signé un contrat avec la fédération néo-zélandaise de rugby qui les conduira jusqu’aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020) nous y ramène. Nous devons cependant d’abord nous qualifier pour les Jeux, et il y a auparavant les World Series de l’année prochaine. Donc, pour l’instant, c’est l’objectif.

Dans la mesure où la vitesse et la puissance sont des éléments essentiels en rugby à sept, est-il difficile de s’entraîner efficacement pour progresser en même temps sur les deux tableaux ?

Non, pour être honnête, la vitesse et la puissance sont assez étroitement liées. Quelques jours par semaine sont consacrés uniquement à la vitesse et à la puissance, puis quelques jours au fond et à l’endurance, parce qu’il faut aussi trouver le bon équilibre entre les deux en rugby à sept.

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Votre héros d’enfance était, semble-t-il, Jeff Wilson, l’homme qui a porté à 60 reprises le maillot des All Blacks en rugby à XV et qui a joué six matchs internationaux de cricket d’une journée et un match de T20 pour la Nouvelle-Zélande. Et vous, quel est votre parcours en cricket ?

J’ai joué comme titulaire au Reporoa College, ce qui a été tout un exploit (rires). Non, en fait, il suffisait d’être là et on était titulaire. Mais jeune, j’aimais vraiment y jouer, même si honnêtement, j’étais plutôt moyen.

Vous avez l’air d’un gars aux talents multiples : vos coéquipiers disent que vous jouez de la guitare et du piano, et que vous êtes plutôt doué avec un club de golf dans les mains. Y a-t-il quelque chose que vous ne pouvez pas faire ?

C’est la première fois que j’entends dire que je suis bon au golf alors que je suis nul. Je sais un peu jouer du piano et je me débrouille en guitare. Vous devriez donc faire attention lorsqu’on vous dit quelque chose (rires).

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En tant que professeur de sciences diplômé, quelle est votre expérience préférée ?

À vrai dire, cela fait longtemps que je ne suis pas allé dans une classe de sciences. Ça va faire neuf ans que je n’y ai pas mis les pieds. Je suis donc un peu hors du circuit, mais j’y retournerai peut-être lorsque j’aurai terminé ma carrière de rugbyman.

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