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Date
06 sept. 2010
Tags
Innsbruck 2012 , JOJ

Rencontre avec Peter Bayer, le directeur général d'Innsbruck 2012


À Singapour, nous avons rencontré le directeur général d'Innsbruck 2012 Peter Bayer  et lui avons demandé ses impressions concernant les premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) et les enseignements qu'Innsbruck pouvait tirer de l'organisation des JOJ.

Gernot Bachler : Pensez-vous que les tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) à Singapour ont été un succès ?

Peter Bayer : Oui, absolument. Les jeunes participants sont venus du monde entier pour partager cet esprit si spécial et unique qui caractérise les Jeux Olympiques. Ils ont appris des leçons de vie, se sont faits de nouveaux amis et ont disputé de fantastiques compétitions sportives. Tous ces facteurs ont contribué à la création d'une ambiance incroyable. Et ces tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse de l'histoire du Mouvement olympique ont incontestablement remporté un franc succès.

GB : Pensez-vous que les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont une bonne idée ? Dans quelle mesure ces Jeux à Singapour ont-ils répondu à vos attentes ?

PB : C'était passionnant de faire partie de ce nouveau mouvement, véritable source d'inspiration pour l'ensemble de la famille olympique. L'enthousiasme dont ont fait preuve les jeunes du monde entier à célébrer, dans un esprit d'amitié, le respect et l'excellence témoigne du succès de cette grande initiative. Singapour a fait un excellent travail pour organiser ces tout premiers JOJ.

GB : Que peut apprendre Innsbruck 2012 de l'organisation des Jeux à Singapour ? Qu'est-ce qui pourrait être fait différemment ?

PB : Le comité d'organisation à Singapour a vraiment été exemplaire dans tous domaines, que ce soit au niveau de la logistique, du programme culturel et éducatif, des cérémonies, des compétitions sportives, ou de l'installation du village olympique de la jeunesse. L'ensemble de la manifestation a été très bien organisé et, s'il y a eu quelques problèmes mineurs, ceux-ci ont été immédiatement résolus. Venir à Singapour et avoir la possibilité d'observer tout ce qui s'est passé a été une grande expérience pour la délégation d'Innsbruck 2012. Nous revenons de cette ville avec des souvenirs inoubliables.

Étant donné que les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Innsbruck seront des Jeux d'hiver, nous allons clairement opérer à un niveau différent. Toutefois, Innsbruck possède un très grand héritage olympique et l'édition des JOJ de 2012 nous permettra d'établir un lien entre notre tradition olympique et l'avenir. Avec des idées novatrices et le savoir-faire de nos partenaires (fédérations locales, propriétaires des sites, etc.), nous allons nous efforcer de proposer un festival culturel et sportif savamment orchestré, lequel sera une source d'inspiration pour les jeunes du monde entier.

GB : Dans quelle mesure allez-vous vous appuyer sur l'expérience des athlètes pour préparer les Jeux de 2012 à Innsbruck ?

PB : La contribution des athlètes est bien évidemment très importante pour nous. En plus d'avoir observé tous les sites sportifs et ceux du programme culturel et éducatif et d'avoir eu de nombreuses réunions avec le comité d'organisation de Singapour, nous avons également profité de notre séjour sur place pour discuter avec les athlètes. Ces derniers nous ont fait un bon nombre de suggestions dont nous allons tenir compte dans nos préparatifs. C'est pourquoi, dans la mesure du possible et avec la permission des athlètes, ceux-ci feront complètement partie de nos préparatifs pour Innsbruck 2012.

GB : Quelles seront les différences ?

PB : S'agissant des différences, nous pouvons dire que la taille des Jeux Olympiques d'hiver est généralement de l'ordre d'un tiers par rapport à celle d'une édition d'été. Innsbruck 2012 accueillera 1 058 athlètes contre 3 600 à Singapour et près de 70 pays contre 205 territoires pour ces JOJ de 2010. Pour ce qui est des opérations, l'un des grands avantages d'Innsbruck est la taille de la ville, bien plus petite que Singapour. En effet, toutes les parties de la ville sont atteignables en 10 minutes. Le village olympique de la jeunesse est au centre-ville, et Seefeld et Kühtai ne sont qu'à 40 minutes.

En outre, la plupart des habitants d'Innsbruck/du Tyrol/de l'Autriche sont de véritables passionnés de sport. Les Autrichiens aiment pratiquer et regarder le sport et nous sommes très impatients à l'idée de célébrer ces tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver tous ensemble.

PB : Allez-vous organiser un programme similaire au programme culturel et éducatif ? Sur quoi va-t-il porter ?

PB : Le programme culturel et éducatif a été une expérience entièrement nouvelle pour tous les membres de la famille olympique. Observer les différents projets et initiatives du programme culturel et éducatif était donc très intéressant et important pour nous, et ce que nous avons vu nous a ravis. Tous les participants ont parlé de ce savant mélange de sport et de culture en termes très positifs. Avec le CIO et Singapour, nous allons maintenant discuter de manière plus approfondie du résultat final du programme culturel et éducatif. Ensemble avec nos athlètes, lesquels prendront part à la planification, nous allons adapter et faire perdurer le programme culturel et éducatif.

GB : Comment avancent les préparatifs pour les Jeux d'hiver à Innsbruck ? Quels problèmes vous attendez-vous à rencontrer ?

PB : Les préparatifs avancent très bien. Lorsque les membres de la commission de coordination du CIO, sous la direction de Gian Franco Kasper, sont venus à Innsbruck pour la dernière fois (juin 2010), ils se sont montrés très satisfaits de nos progrès. Nous sommes maintenant dans la phase de planification opérationnelle. Forts d'une équipe d'organisation jeune et dynamique, nous sommes convaincus que la capitale, située au cœur des Alpes, est capable d'organiser un festival sportif et culturel unique, lequel sera une source d'inspiration non seulement pour les jeunes du monde entier, mais également pour la population locale.

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