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2016 Getty Images
Buenos Aires 2018

Rencontre avec les athlètes jouant le rôle de modèle : Henriette Engel Hansen

Dans notre nouvelle série, nous braquons les projecteurs sur les athlètes qui jouent le rôle de modèle et de mentor pour les jeunes participants aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de Buenos Aires 2018. En premier lieu, nous avons rencontré la kayakiste danoise Henriette Engel Hansen, qui a participé à trois éditions des Jeux Olympiques et qui se réjouit déjà de partager ses expériences avec les jeunes athlètes en octobre prochain.

Pourquoi vouliez-vous devenir athlète modèle aux JOJ ?

“Tout d’abord, j’adore travailler avec les jeunes athlètes. J’ai toujours été un membre actif de mon club de kayak local, même si je fais partie de l’équipe nationale. Je passe beaucoup de temps avec les jeunes athlètes. Cela me motive de partager quelques-unes de mes expériences avec eux.”

De quoi aimeriez-vous leur parler ?

“J’aimerais leur montrer qu’il est possible de se concentrer sur son sport tout en ayant une vie à côté. Un des plus gros problèmes aujourd’hui est que nous perdons souvent de jeunes athlètes vraiment talentueux lorsqu’ils sont au lycée. Ils ont tellement d’autres opportunités qui s’offrent à eux. À cet âge, ils ont généralement plein d’amis qui ne font peut-être pas de sport; il est donc facile pour eux d’être entraînés dans des fêtes et d’autres choses comme ça. Je veux qu’ils sachent qu’il est possible de faire les deux. Bien sûr, vous devez faire des sacrifices si vous faites de la compétition et des entraînements, mais vous pouvez quand même avoir une vie en dehors du sport. Quand vous restez concentré sur votre sport et que vous atteignez le niveau international, la vie vous apporte tellement plus et vous permet de vous faire de nombreux nouveaux amis du monde entier. Pour bon nombre de participants aux JOJ, c’est peut-être la première fois qu’ils concourent au niveau international et qu’ils rencontrent d’autres athlètes des quatre coins du monde. Alors, espérons qu’ils en verront les bénéfices.”

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Et quels conseils pouvez-vous leur donner pour trouver cet équilibre ?

“Il n’est pas facile d’être un adolescent de nos jours. Ils ont beaucoup de préoccupations : être le/la meilleur/e à l’école ou dans leur sport, porter les bonnes chaussures ou encore publier les bonnes photos sur les réseaux sociaux. Il faut donc parler avec quelqu’un pour lui dire ce qu’il se passe dans votre tête et comment les choses vont pour vous. Ensuite, je pense qu’il est important de faire un programme, afin que vous sachiez que vous avez du temps pour vos entraînements, pour vos études et pour vos amis aussi. Si vous prévoyez de passer du temps avec vos amis chaque semaine, alors vous savez que vous ne manquerez rien.”

Comment avez-vous pris connaissance des JOJ ?

“C’est une histoire plutôt drôle. En 2006, pendant le camp d’été dans notre club, j’enseignais le kayak à une jeune fille, Ida Villumsen. Elle avait 12 ans à l’époque et au bout de deux années elle s’est lancée à fond dans ce sport. En 2010, elle a été sélectionnée pour les premiers JOJ à Singapour, et c’est comme ça que j’ai pris connaissance de cet événement. Ida a continué à faire de la compétition après et en 2016 nous avons en fait concouru ensemble dans l’épreuve du K4 aux Jeux Olympiques de Rio ! Aujourd’hui, elle ne fait plus partie de l’équipe nationale mais nous avons à nouveau travaillé ensemble récemment lors d’un camp d’entraînement pour 40 jeunes athlètes, durant lequel nous leur avons enseigné quelques-unes des compétences que nous avons acquises.

J’ai parlé des JOJ avec Ida et je crois qu’elle a beaucoup appris de ces Jeux à Singapour. Elle a appris des choses qui lui ont servi dans sa carrière d’athlète, qui l’ont aidée à se préparer pour les Jeux Olympiques. Alors je pense que les JOJ sont une formidable occasion pour les jeunes athlètes de connaître très tôt l’ambiance des Jeux Olympiques.”

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Qu’attendez-vous le plus de ces JOJ ?

“Je crois que ça va être très amusant et j’ai vraiment hâte de rencontrer tous ces athlètes venus des quatre coins du monde. J’aimerais savoir ce qu’est une journée normale pour eux. C’est une chose de savoir ce que font les jeunes athlètes au Danemark, mais que font les autres dans le reste du monde ?”

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