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2016 Getty Images
Date
25 oct. 2018
Tags
Actualités Olympiques, Natation, Tokyo 2020, Suède,
Tokyo 2020

Rencontre avec la petite merveille de la natation suédoise Sarah Sjöström

Difficile dans le monde du sport de parler de quelqu’un qui soit dans une forme aussi insolente que Sarah Sjöström. Lors des deux dernières années, la star suédoise a décroché l’or olympique, obtenu trois titres mondiaux individuels et triomphé à quatre reprises aux Championnats d’Europe de Glasgow, portant son total de médailles européennes à 23 ! Du terrain de football à la piscine, Sarah Sjöström est une habituée de la victoire. Elle explique ici simplement comment et pourquoi elle continue d'accaparer les honneurs.

 

Vous n’arrêtez pas de gagner en ce moment. Seriez-vous plus dans votre élément dans l’eau que sur la terre ferme ?

Euh, oui, c’est juste. Je me sens en confiance dans l’eau, ça me fait du bien (rires).

Pourtant, quand j’ai commencé, c’était un calvaire : j’avalais de l’eau par le nez et tout ce qui s’ensuit. Mais j’ai appris assez rapidement. C’est pareil dans d’autres domaines, j’apprends vite.

Par exemple, je me suis mise un peu au billard cette année et j’ai l’impression que je me débrouille plutôt bien. Je m’entraîne beaucoup dans un centre en Turquie où il y a un billard. C’est assez sympa. Quand nous avons le temps, nous faisons quelques parties. Je joue contre mes partenaires et mon entraîneur et je suis déjà la meilleure.

Même si vous dites que c’était un calvaire au début, êtes-vous tombée rapidement amoureuse de la natation ?

C’est quand j’ai commencé la compétition que je suis tombée amoureuse du sport. Quand j’ai vu la facilité avec laquelle je devenais une meilleure nageuse, quand j’ai commencé à signer de meilleurs chronos, quand mes progrès sont devenus évidents, c’est là que j’ai commencé à aimer la natation.

Enfant, est-ce que vous pratiquiez beaucoup d’autres sports ?

Je n’ai pas essayé beaucoup d’autres sports. Peut-être une fois ou deux, mais je n’aimais pas vraiment les sports collectifs, ce n’était pas mon truc. Ça m’ennuyait terriblement de voir ce que les autres faisaient tout le temps et je n’étais pas heureuse (rires). Il fallait que je pratique un sport individuel.

Ça n’a pas changé : les sports d’équipe représentent toujours un gros défi pour moi. J’adore jouer au football, mais je cours partout, sans réfléchir. Même quand je joue au football, je reste une athlète individuelle. Je suis partout sur le terrain et je veux que tout le monde me donne le ballon.

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Qu’est-ce qui vous a permis de devenir championne olympique et du monde ?

J’aime simplement me comparer à moi-même. Je veux juste être meilleure que je ne l’étais auparavant. Je veux trouver les moyens d’aller plus vite dans le bassin. C’est ce qui me motive. Je ne dis jamais que je veux gagner telle ou telle médaille. Mon truc à moi ce serait plus de battre des records. Je m’intéresse plus à mes chronos qu’à toute autre chose.

Il y a toujours quelque chose à améliorer. Cette année, je n’ai battu aucun record du monde, mais à l’entraînement, je veux toujours améliorer mes chronos. J’essaye toujours de trouver quelque chose.

Seriez-vous perfectionniste ?

Non, je ne dirais pas ça. Je suis en fait assez décontractée. Même dans la piscine, j’essaye de me relaxer et de ne pas trop stresser. Je ne m’attache pas au moindre détail. J’essaye simplement de me laisser porter par le courant et de ne pas trop penser.

J’ai l’impression que la technique vient naturellement chez moi. Si je réfléchis trop à ma technique, je nage moins vite.

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Qu’est-ce qui vous pousse à vous lever et à aller vous entraîner tous les jours ?

Ma plus grande motivation, c’est que c’est un rêve de faire cela comme métier. Je travaille dur chaque jour dans la piscine, pour essayer de trouver les moyens d’aller plus vite. Je voyage, je découvre de nouveaux endroits et je rencontre de nouvelles personnes en permanence. C’est ma motivation. Je ne changerai jamais de job.

J’ai une vie extraordinaire. C’est plus facile, quand tout se déroule sans anicroche, mais j’aime vraiment nager, qu’il y ait ou non des médailles à la clé. J’aime vraiment l’itinéraire qui mène aux médailles. C’est la chose la plus importante.

Avant Rio, je me disais que j’avais déjà gagné de l’or, car ce qui plaisait vraiment, c’était le parcours.

Est-ce que les Jeux Olympiques de Tokyo 2020 constituent une grande part de votre itinéraire ?

J’y pense. J’essaye déjà de bâtir une bonne base à l’entraînement, d’étoffer un peu mon volume d’entraînement, afin de pouvoir travailler davantage sur les détails, quand on s’approchera de Tokyo.

Vous avez récemment posté un tweet à propos du fait qu’il n’y avait pas une seule femme dans la liste des 100 athlètes ayant les plus gros revenus. C’est si surprenant et choquant ?

C’est plutôt bizarre. Je suis très surprise. J’espère que les choses vont changer très vite.

En natation, nous sommes tous sur un pied d’égalité. Qu’on soit un garçon ou une fille, on a les mêmes primes lorsqu’on gagne la Coupe du monde. Il n’y a pas de différence. Ça devrait être la même chose dans davantage de sports. Il faut que ça change.

Comme la décoration d’intérieur vous passionne, pouvez-vous nous parler de votre appartement.

Mon appartement ressemble à un magazine de déco. Chez moi, il n’y a pas de murs blancs classiques ou quoique ce soit dans ce style. C’est très particulier. Il y a beaucoup de bleu et de vert sur les murs, un style très élégant, beaucoup de fleurs et des meubles design sympas.

C’est très cosy. Le bleu et le vert sont apaisants alors que le blanc est une couleur qui génère davantage de stress. La nature m’a inspirée. Je suis super fière de ça. C’est très chouette d’avoir quelque chose d’unique.

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Où en est votre peur de l’avion ?

Ça va mieux, mais ça reste difficile. Le fait d’être assise à côté de gens me stresse un peu. Mais si j’ai trois sièges rien que pour moi, je suis un peu plus calme...

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