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Date
15 janv. 2007
Tags
Actu CIO

Reiner Klimke ou comment dresser avec respect


Reiner Klimke avait un petit quelque chose que les chevaux appréciaient : une passion sans faille et un profond respect. Cette alliance l’a mené à bien des victoires et lui a permis de perfectionner son art du dressage. Le 14 janvier 2007, il aurait 71 ans : retour sur le parcours d’un cavalier à part.
 
Un cavalier qui se bonifie avec l’âge
Reiner Klimke a participé au total à six éditions des Jeux Olympiques entre 24 et 56 ans et remporté six médailles d’or et deux de bronze qui l’élevèrent au rang de cavalier olympique le plus récompensé. Spécialiste du dressage équestre, il participa aux deux épreuves que comporte cette discipline : individuel et par équipe.
En individuel, il ne cesse de progresser d’une Olympiade à l’autre. En 1960 à Rome, il finit à la 18e place, tout en bas du tableau. Quatre ans plus tard à Tokyo, il termine 6e avec 1404 points, soit à 100 points du Suisse Henri Chammartin, médaillé d’or. Puis, aux Jeux Olympiques à Mexico en 1968 et à Montréal en 1976, il monte enfin sur le podium, remportant deux médailles de bronze. En 1984 à Los Angeles, il gravira encore deux marches et dominera la compétition avec un score de 1797 points lors des qualifications et de 1504 en finale. Ainsi, de 1960 à 1984 et en seulement cinq participations, le cavalier allemand est parti du bas du tableau pour accéder finalement au statut de champion, comptabilisant une médaille d’or et deux médailles de bronze dans l’épreuve individuelle de dressage équestre.
Contrairement à son parcours olympique individuel, sa carrière au sein de l’équipe allemande est on ne peut plus stable. En cinq éditions des Jeux Olympiques, de Tokyo en 1964 à Séoul en 1988, il totalise cinq médailles d’or avec l’Allemagne, équipe dont il est le membre le plus fidèle. Quant aux scores, ils varient selon les éditions entre 2558 points (Tokyo 1964) à 5155 points (Montréal 1976), avec des écarts, entre la première et la deuxième place, allant de 32 points (Tokyo 1964) à 282 points (Los Angeles 1984).
 
Confiance et complicité
Le dressage équestre est une discipline que l’on aurait du mal à comparer à d’autres sports. Souvent qualifié de ballet équestre, il demande une parfaite harmonie entre le cavalier et sa monture, ce qui exige un long travail de confiance et de complicité. Le cavalier doit conduire son cheval par des gestes discrets et précis, afin de lui faire exécuter passages, pirouettes, piaffers, trots et galops, le tout dans un ordre pré-établi. L’épreuve se déroule en trois manches : les deux premières sont imposées, la troisième compte comme programme libre. Le dressage équestre est de plus l’une des rares disciplines où la compétition est mixte.
 
Ses fiers destriers
Si Reiner Klimke doit ses victoires à son talent de cavalier, il les doit aussi aux chevaux qu’il a montés tout au long de sa carrière. On retiendra les noms de ceux qui ont fait son succès : Dux à Tokyo et Mexico, Mehmed à Montréal et Ahlerich à Los Angeles et à Séoul.

 Cet avocat et notaire allemand, cavalier olympique le plus médaillé, s’est éteint le 17 août 1999 dans sa ville natale de Münster. Outre ses victoires olympiques, il comptabilise quatre titres de champion du monde et huit de champion d’Europe. Le dressage plus que toute autre discipline incarne la beauté du geste alliée à la performance sportive : le fringant cavalier Reiner Klimke illustra admirablement cet art à deux.

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Sports équestres
(Allemagne)
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