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2014 / CIO / KASAPOGLU, Mine

Regini-Moran, médaillé surprise des JOJ, se réjouit de Tokyo 2020

Le gymnaste britannique Giarnni Regini-Moran a remporté trois médailles d’or et deux médailles de bronze aux Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) de 2014 à Nanjing, ce qui en a fait l’athlète de l’équipe britannique le plus titré de la compétition. Ses yeux sont désormais braqués sur Tokyo 2020 !

Ironie du sort, Giarnni Regini-Moran n’aurait jamais dû concourir aux Jeux Olympiques de la Jeunesse de 2014 à Nanjing ! En effet, c’est la blessure d’un de ses coéquipiers qui a valu au gymnaste britannique d’être appelé à la dernière minute. À l’heure de la cérémonie de clôture, l’adolescent avait engrangé la récolte incroyable de cinq médailles, trois d’or et deux de bronze.

Sélectionné tardivement pour les JOJ, Giarnni Regini-Moran a fait le déplacement en Chine avec peu de pression sur lui. À tout juste 16 ans (célébrés deux semaines avant la cérémonie d’ouverture), il était en outre un des membres les plus jeunes de l’équipe. "Je suis allé à Nanjing sans aucune attente", se rappelle-t-il. "L’objectif consistait simplement à apprécier l’occasion, gagner de l’expérience et essayer de me qualifier pour deux finales. Je n’arrivais pas à croire que j’étais de la partie mais j’avais travaillé très dur durant les entraînements, mon mode de vie avait radicalement changé car c’était quelque chose que je prenais très au sérieux. À l’époque, j’avais l’impression que c’était ce que je ferais de plus grand dans ma vie."

L’adolescent prit un bon départ aux JOJ en se classant à la superbe première place du concours de qualification du premier jour avec, à la clé, un ticket pour la finale du concours général. "J’ai commencé à accumuler les bonnes notes dans la qualification et avant que je m’en rende compte, j’étais premier et qualifié", explique-t-il. "Je me suis alors demandé si c’était bien moi qui avais fait cela !"  

Le village des athlètes aux Jeux Olympiques a ceci de bien qu’il abrite des athlètes de différents sports. Et de fait, Giarnni partageait sa chambre avec le triathlète britannique Ben Dijkstra qui remporta la première médaille d’or de l’équipe britannique aux Jeux. "Mon camarade de chambre a décroché l’or la veille de la finale du concours général. Je me revois regarder cette médaille et penser qu’elle était si belle que j’en voulais vraiment une aussi", raconte Giarnni.

Fort de sa performance impressionnante en qualification, c’est avec une certaine pression sur lui qu’il disputa la finale du concours général. Or, cela ne le perturba pas et, après cinq exercices exécutés proprement, la médaille d’or était à portée du Britannique qui s’apprêtait à travailler à son dernier engin, la barre fixe. "J’étais très fatigué et nerveux mais il m’a suffi de fermer les yeux et de m’imaginer en train de m’entraîner. J’ai effectué mon exercice, puis la sortie et je me rappelle juste avoir crié OUIIIIIIIIIII. À ce moment-là, j’ai su que j’avais gagné. J’étais sur un petit nuage… Entamer une compétition sans avoir d’attentes et terminer champion du concours général des JOJ, je ne pouvais pas le croire. Mes rêves étaient devenus réalité. Je me rappelle avoir regardé ma médaille ornée des anneaux olympiques et d’avoir pensé, wouah, je rêve ? "

Ce n’était que le début du parcours victorieux de Giarnni Regini-Moran à ces JOJ puisqu’il ajouta ensuite deux médailles d’or (au saut et au sol) et deux de bronze (barres parallèles et barre fixe), ce qui en fit l’athlète britannique le plus titré des Jeux.

Getty Images

 

Si ces JOJ furent si particuliers pour lui, ce n’est pas seulement les médailles ; ce sont l’expérience engrangée et les amitiés nouées qui ont rendu ces JOJ si spéciaux pour le Britannique. "J’ai adoré faire partie de l’équipe ; je me suis fait tellement de bons amis dans tellement de sports différents et encore maintenant je suis en contact avec bon nombre d’entre eux", explique-t-il.

“Le village était fantastique et d’être en Chine en plus, c’était une super expérience. Un jour, certains de mes coéquipiers et moi nous sommes allés en salle de relaxation. On s’est assis sur une chaise et on a fermé les yeux en écoutant de la musique chinoise et en se détendant. C’était tellement bien d’avoir pu déconnecter un moment alors que le reste du temps c’était toujours go, go, go. En plus, c’est aux JOJ que j’ai eu un contrôle antidopage pour la première fois et j’ai trouvé bien de voir comment cela se passe. Ensuite, on se préparait à rentrer à la maison mais je ne voulais pas rentrer car c’était vraiment bien. L’expérience toute entière aura été une suite de précieux apprentissages et elle m’a vraiment donné un avant-goût de ce que les Jeux Olympiques seraient".

Durant les trois années qui ont suivi les JOJ, la carrière de Giarnni Regini-Moran a connu des hauts et des bas. Une grave blessure au genou a contrarié son projet de faire partie de l’équipe britannique des Jeux de Rio et il admet avoir passé par des moments très difficiles pendant sa convalescence. Mais maintenant il est de retour et il envisage l’avenir avec optimisme. "La période de réhabilitation qui a suivi ma blessure a été difficile, et à un moment donné j’ai bien pensé que ma carrière était terminée", admet-il. "Mais j’ai regardé d’anciennes vidéos de gymnastique, notamment ma compétition aux JOJ, et j’ai pensé alors que je n’étais pas de ceux qui laissent tomber et que j’allais revenir en meilleure forme et plus fort. Depuis, je me trouve dans un meilleur état d’esprit et désormais je me réjouis de Tokyo 2020."

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