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IOC/Claire Thomas
Date
03 avr. 2018
Tags
Olympism in Action Forum
Olympism in Action Forum

Réfugié et olympien

Yiech Pur Biel est un jeune Soudanais du Sud qui est arrivé dans le camp de réfugiés de Kakuma à l’âge de 10 ans. Ce coureur de demi-fond est entré dans l’histoire lorsqu’il a rejoint l’équipe olympique des réfugiés qui a participé aux Jeux de Rio en 2016.

#Unitedby

En prélude au "Forum Olympisme en action" à Buenos Aires (5-6 Octobre 2018), nous avons mis en avant des groupes ou des personnes qui, inspirés par la capacité du sport à contribuer à l'édification d'un monde meilleur, ont tiré parti de leurs initiatives afin de lancer des projets et programmes qui changent le cours des choses.

Écoutez leurs récits.
How we do

"Le sport peut aider à bâtir un monde meilleur. Je suis arrivé dans le camp de réfugiés de Kakuma à l’âge de dix ans, mais c'est ma participation aux Jeux Olympiques d’été de Rio en 2016 qui a changé ma vie. Concourir aux Jeux Olympiques m’a ouvert de nombreuses portes. La présence de l’équipe olympique des réfugiés aux Jeux a fait comprendre au monde que nous pouvions avoir une influence sur le cours des événements en dépit de notre statut de réfugiés.

J’encourage les jeunes comme moi à voir dans le sport un moyen de changer leur vie. La pratique sportive peut vous donner une identité en tant que membre d’une équipe. Elle peut aussi vous donner la possibilité d’interagir avec autrui, d’être une meilleure personne et de mener une carrière qui peut changer votre existence.

En étant l’ambassadeur des réfugiés, je peux continuer à écrire l’histoire et à raconter notre histoire. Je suis un réfugié qui explique à des non-réfugiés que les jeunes réfugiés peuvent et doivent faire du sport aux côtés d’autres personnes. Lorsque nous participons aux Jeux Olympiques, c’est pour raconter notre histoire, transmettre notre message et continuer d’être une source d’inspiration à travers le sport afin que d’autres activités, comme l’enseignement, soient accessibles à tous. Le monde et les jeunes réfugiés doivent savoir que nous ne sommes pas seulement des réfugiés, que nous aussi pouvons faire quelque chose. "Réfugié" n’est qu’un mot. Tout le monde peut être un réfugié. Être un réfugié signifie également être une meilleure personne.

Les Jeux Olympiques ont pour ambition d’offrir un environnement pacifique à tous les athlètes et d’éradiquer la discrimination. C’est la raison pour laquelle le Mouvement olympique a créé l’équipe des réfugiés – pour montrer que nous ne devons faire qu’un, que nous devons nous respecter les uns les autres. Il n’y a aucune différence entre nous. Nos seules différences sont la couleur de notre peau et la langue que nous parlons. Les Jeux Olympiques rassemblent grâce au sport et permettent de nouer des amitiés, de découvrir le fair-play et la solidarité.

CIO/Claire Thomas

Lorsque vous participez aux Jeux, votre but n’est pas seulement de gagner, c'est aussi d’être ensemble et de mettre vos différences de côté. Les Jeux Olympiques créent un environnement pacifique et unissent les peuples. Ma participation aux Jeux prouve que le monde ne se soucie pas de savoir si j’ai ou non un pays ; elle dit que je peux faire du sport. Les Jeux Olympiques me permettent d’être un athlète tout en étant un réfugié et de me faire connaître en tant que personne grâce à mon talent.

Mon objectif, outre le fait d’être un athlète, est de continuer à étudier les relations internationales et à jouer mon rôle d’ambassadeur. Je veux encourager les jeunes, les personnes de talent, à mener différentes carrières. Ils doivent savoir qu’ils peuvent faire du sport, mais ils doivent aussi suivre leurs aspirations professionnelles. Le tout forme un triangle : le sport peut vous aider à étudier ; vous devez étudier pour avoir un métier ; un métier vous aidera à atteindre vos objectifs.

Maintenant que j'ai participé aux Jeux Olympiques, je continuerai à diffuser ce même message, à raconter mon histoire, afin que les jeunes sachent que le sport peut changer leur vie."

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