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Reconnaissance définitive du CNO du Soudan du Sud par la 128e Session du CIO

Date
02 août 2015
Tags
Actualités Olympiques

Réuni pour sa 128e Session à Kuala Lumpur, le Comité International Olympique (CIO) a accordé aujourd'hui la reconnaissance définitive au Comité National Olympique (CNO) du Soudan du Sud. Ce territoire devient ainsi le dernier CNO en date à être reconnu par le CIO depuis le Kosovo en décembre dernier. Le CIO compte désormais 206 CNO. 


Le président du CIO, Thomas Bach, a personnellement souhaité la bienvenue dans le giron olympique au CNO du Soudan du Sud, représenté aujourd'hui par son président, le Lt. Gen Wilson Deng Kuoirot, et son secrétaire général, Tong Chor Malek Deran. Il leur a remis un certificat de reconnaissance et un drapeau olympique.

Ainsi que le président Thomas Bach l'a déclaré : "À travers cette reconnaissance, nous envoyons un signal d'espoir à cette jeune nation du Soudan du Sud; un signal d'espoir car le sport jette des ponts entre les peuples et les cultures. Dans le sport, tous les individus sont égaux; tous les groupes ethniques, toutes les cultures et toutes les religions sont sur un pied d'égalité – un signal dont le Soudan du Sud a besoin en ces temps difficiles."

Leur souhaitant un avenir radieux, il a ajouté : "Nous nous réjouissons de vous accueillir à la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques à Rio de Janeiro où, pour la première fois de votre histoire, vous défilerez derrière votre drapeau national."

Cette reconnaissance vient après des années de collaboration entre le CIO, l'Association des Comités Nationaux Olympiques (ACNO), l'Association des Comités Nationaux Olympiques d'Afrique (ACNOA) et les organes sportifs locaux. Le rôle majeur joué par le CNO du Soudan dans l'établissement d'un CNO au Soudan du Sud a également été salué.

"Nous tenons à remercier le CNO du Soudan qui a été un vrai partenaire et un ami", a déclaré le président Thomas Bach. "Au nom de l'ensemble du Mouvement olympique, je souhaiterais vous remercier pour votre excellente coopération avec vos voisins du Sud. Nous avons là un nouvel exemple de ce que le sport peut accomplir et de ce que l'autonomie du sport signifie réellement parce qu'en dépit du conflit politique, vous avez travaillé avec vos amis et voisins et avez rendu cette reconnaissance possible."

Le président du CNO, le Lt. Gen Wilson Deng Kuoirot, s'est exprimé ainsi : "C'est avec un profond sentiment d'honneur et d'humilité que nous entrons dans la famille olympique. Au cours des derniers mois, notre jeune pays a traversé les affres d'un terrible conflit armé interne. Nous avons toutefois la conviction que cette journée historique marquera une étape clé en faveur de l'unité nationale, de l'édification de la paix et de l'essor de notre jeune nation. Elle insufflera espoir et inspiration à notre jeunesse."

Et d'ajouter : "C'est avec le sport que nous armerons notre jeunesse et non avec des fusils."

Le Soudan du Sud a rempli toutes les conditions nécessaires à la reconnaissance telles que spécifiées dans la Charte olympique, qu'il s'agisse des exigences sur les plans sportif et technique ou de la définition du terme "pays" conformément à la Règle 30.1 de la Charte olympique – "un État indépendant reconnu par la communauté internationale".

Il a fallu un certain temps pour que les structures sportives soient établies au Soudan du Sud, devenu indépendant le 9 juillet 2011 avant d'être reconnu peu de temps après, le 14 juillet de la même année, par les Nations Unies. Le CNO compte aujourd'hui sept fédérations de sports olympiques.

Si les Jeux Olympiques à Rio de Janeiro l'été prochain permettront à des athlètes sud-soudanais de concourir pour la première fois sous le drapeau de leur pays, ce ne sera pas la première fois qu'ils participeront aux Jeux. À Londres en 2012, le marathonien et réfugié du Soudan du Sud Guor Marial a été exceptionnellement autorisé à concourir en tant qu'athlète olympique indépendant sous la bannière olympique. De même, avant les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Nanjing en 2014, une jeune coureuse de 400 m, Margret Rumat Rumar Hassan, a pu participer aux épreuves d'athlétisme en tant qu'athlète olympique indépendante elle aussi. Les deux athlètes s'entraînent actuellement en vue des Jeux de Rio 2016.

Découvrez  le parcours de Margret d'une zone de guerre à la scène sportive internationale.

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