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Date
17 août 2008
Tags
Beijing 2008

Rebecca Romero

Cyclisme sur piste - Poursuite Individuelle

Les cyclistes britanniques furent les vedettes des Jeux Olympiques de 2008, raflant sept des dix médailles d’or en jeu, mais le triomphe de Rebecca Romero en poursuite individuelle fut sans doute le succès le plus brillant.

Quatre ans plus tôt, Romero était du quatre de couple féminin vainqueur de la médaille d’argent en aviron, derrière l’équipe allemande gagnante de l’or dans la touffeur athénienne.

Cette performance marqua un tournant dans la carrière de Romero, dont la motivation pour le haut niveau en aviron s’était dissipée et qui songeait alors à changer d’orientation.

Le cyclisme figurait à la base de son entraînement, et les Britanniques semblaient portés par une vague de succès dans ce sport et, à la réflexion, sa décision s’imposait d’évidence.

Rapidement, elle se mit à ce nouveau sport et sans coup férir se trouva bientôt en saine rivalité avec Wendy Houvenaghel, sa coéquipière de GB Team.

Deux ans seulement avant Beijing, elle fit ses débuts internationaux sur la selle, obtenant régulièrement les meilleurs résultats dans le 3 000 m poursuite de longue haleine, avec Houvenaghel sur le circuit de la Coupe du monde de l’UCI.

Une blessure dorsale gêna sa préparation aux Jeux, mais sa victoire en poursuite individuelle et par équipe aux Championnats du monde de 2008 à Melbourne la mit définitivement en selle.

Elle réalisa le meilleur temps et s’imposa en demi-finale sur l’Australienne Katie Mactier avant de se retrouver, de nouveau, opposée à sa coéquipière et Némésis Houvenaghel dans l’assourdissant vélodrome de Laoshan aux abords de la ville olympique.

Avec une précision clinique elle l’emporta en finale, sans jamais vraiment avoir été menacée. Bien que Houvenaghel lui collât aux flancs jusqu’à la fin et malgré trois courses en trois jours, le résultat de l’épreuve ne fit jamais aucun doute.

Elle gagna avec plus de deux secondes d’avance, lançant vigoureusement son poing en l’air avant de s’effondrer dans les bras de son entraîneur.

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