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Getty Images
Date
15 mai 2017
Tags
JOJ , Actualités Olympiques , Ski alpin , Innsbruck 2012

Rachelle Rogers prend son envol après sa participation aux Jeux Olympiques de la Jeunesse d'hiver

Après avoir représenté la Grande-Bretagne aux tout premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) d'hiver de 2012 à Innsbruck,  Rachelle Rogers nous raconte de quelle manière elle a troqué ses skis contre l'espace d'un cockpit puisqu'elle a désormais entamé une nouvelle carrière de pilote professionnelle.

Rachelle Rogers n'avait que 16 ans lorsqu'elle a écrit une page de l'histoire olympique en faisant partie des 1 022 athlètes en lice à la toute première édition des JOJ d'hiver à Innsbruck.

L'adolescente du Surrey a concouru dans quatre épreuves de ski alpin sur les pistes de Patscherkofel, lors de l'événement qui a constitué un nouveau chapitre passionnant et novateur de l'histoire du Mouvement olympique.

Si Rachelle Rogers n'est pas rentrée d'Innsbruck avec une médaille après sa participation aux compétitions du Super-G, du slalom géant, du slalom et des épreuves combinées, son absence des podiums n'a pourtant pas entamé son enthousiasme pour les très innovants JOJ.

"C'est tout simplement une expérience unique dans une vie et je m'en souviendrai toujours", a-t-elle confié. "Je me sens si chanceuse d'avoir participé à une aventure aussi spéciale. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse permettent non seulement aux jeunes du monde entier de se réunir et de partager un moment unique, mais ils nous apprennent également la signification de l'Olympisme à travers le programme culturel et éducatif."

C'est tout simplement une expérience unique dans une vie et je m'en souviendrai toujours. Rachelle Rogers

Et de poursuivre : "L'un des éléments de l'expérience qui m'a énormément marquée a été les épreuves plurinationales. Même s'il n'y en avait pas dans mon sport, je pense que c'est une fantastique manière de mettre l'Olympisme en action et d'enseigner à la nouvelle génération l'importance de la coopération internationale et du respect d'autrui."

Après Innsbruck, Rachelle Rogers a à nouveau représenté la Grande-Bretagne aux Championnats du monde juniors de ski alpin en Slovaquie en 2014, et l'année suivante à Hafjell en Norvège. En 2016 toutefois, elle s'est lancée dans une nouvelle carrière qui l'a conduite loin des pistes, dans les airs.

"Ces 14 derniers mois, j'ai étudié au Centre de formation au pilotage à Jerez en Espagne, qui est le centre de formation principal pour les pilotes de ligne en Europe", précise-t-elle. "J'ai obtenu mon diplôme début mars et ai été gratifiée du titre de "Meilleure pilote" dans mon cours. Ce qui est encore plus particulier pour moi, c'est que sur les trois personnes qui ont été retenues pour cette récompense, nous étions deux femmes. J'ai récemment postulé pour un emploi auprès d'une compagnie aérienne, j'ai décroché le poste et j'espère maintenant commencer à travailler rapidement."

Les parallèles entre le ski de compétition et le pilotage ne sautent pas immédiatement aux yeux, mais Rachelle Rogers insiste sur le fait que son expérience à Innsbruck il y a cinq ans et aussi celle en dehors des pistes ont joué un rôle significatif dans son aventure pour une carrière de pilote post-JOJ. 

Rachelle Rogers

Ainsi qu'elle l'a déclaré : "Aux JOJ, j'ai appris ce que cela signifiait d'être un ambassadeur pour son pays et les attentes y afférentes, en particulier pour un événement d'une telle ampleur. C'est pourquoi je suis tout à fait consciente de ce que cela signifie de porter un uniforme pour un futur employeur. Je serai l'ambassadrice de mon employeur, je représenterai la compagnie et je sais que des attentes accompagnent forcément un tel privilège. Je serai aussi fière de porter l'uniforme d'une compagnie aérienne que je l'ai été en portant l'uniforme de la Team GB aux JOJ."

Et de conclure : "Mes expériences aussi bien en tant qu'athlète d'élite qu'olympienne m'ont vraiment servi pour ce tout nouveau chapitre de ma vie. L'enthousiasme, l'investissement et l'éthique professionnelle sont autant de compétences que j'ai acquises en tant que skieuse alpine. Affronter des situations très stressantes et relever constamment des défis m'a vraiment permis de jeter des bases solides pour ma nouvelle carrière de pilote professionnelle."

Passer du statut d'olympien à celui de salarié est un virage que les athlètes de haut niveau doivent négocier tôt ou tard. Certains choisissent une carrière liée au sport. Rachelle Rogers pense au contraire que ceux qui réfléchissent à leur avenir ne devraient pas nécessairement se cantonner à ce qu'ils connaissent déjà.

"Découvrir l'Olympisme si jeune m'a changée en tant que personne et m'a permis d'acquérir des compétences de vie essentielles. J'espère que mon histoire, notamment le grand écart entre ma carrière passée et ma carrière actuelle, sera une source d'inspiration pour les jeunes, en particulier les jeunes filles, pour réaliser tout ce qu'elles veulent vraiment.

"Je n'oublierais jamais le temps passé à Innsbruck et les rencontres que j'y ai faites. Ces souvenirs occuperont toujours une place à part dans mon cœur."

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