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Date
14 janv. 2008
Tags
Actualités Olympiques

Quatre lettres qui font KJUS


Lasse Kjus, champion de ski alpin retraité de la compétition depuis bientôt deux ans, a 37 ans aujourd’hui. Malgré une carrière ponctuée de plusieurs blessures et de problèmes de santé récurrents, le Norvégien a sans cesse su rebondir. Ce solide homme du Nord a par cinq fois gravi le podium olympique pour un même nombre de participations aux Jeux. Son palmarès le place parmi les skieurs alpins les plus médaillés aux Jeux d’hiver, aux côtés notamment de son compatriote Kjetil Andre Aamodt, de l’Italien Alberto Tomba et des Autrichiens Hermann Maier et Stephan Eberharter. Intéressons-nous de plus près à ces quatre lettres qui ont régulièrement scintillé au sommet des tableaux d’affichage pendant plus de 15 ans.




K comme Kjetil
Depuis Eriksen et Berge en 1952 aux Jeux Olympiques d’hiver d’Oslo, aucun Norvégien ne s’était plus hissé sur un podium olympique en ski alpin jusqu’à l’arrivée de la nouvelle vague des Kjus et Aamodt 40 ans plus tard. Si ces deux athlètes se font la course sur les pistes, ils n’en sont pas moins amis dans la vie. Nés la même année dans la ville d’Oslo, ils partagent le même premier entraîneur : Finn Aamodt, le père de Kjetil. Aux Championnats du monde juniors en 1990 à Zinal en Suisse, ils montrent déjà leur talent en raflant à eux deux huit médailles. Les deux skieurs font tous deux leur première apparition aux Jeux Olympiques d’hiver à Albertville en 1992. Si Aamodt y gagne deux médailles, Kjus devra lui attendre deux ans et les Jeux de Lillehammer pour empocher le précieux métal olympique : là, il s’impose dans le combiné alpin devant son compère Aamodt et un troisième Norvégien, Strand Nilsen. Les trois skieurs réalisent ainsi le deuxième triplé masculin de l’histoire olympique en ski alpin après les Autrichiens Sailer, Molterer et Schuster à Cortina d’Ampezzo en 1956.





J comme Japon
À Nagano en 1998, la tempête fait rage tant et si bien que le calendrier des épreuves de ski alpin doit être modifié : descente et descente du combiné messieurs ont lieu le même jour. Un vendredi 13 qui porte bonheur à Kjus puisqu'il s'octroie l'argent d'une descente au tracé très technique - que seuls 28 concurrents sur 43 terminent - conçu par l'ancien champion olympique suisse Bernard Russi. Les jambes en béton, Kjus s'adjuge encore l'argent du combiné, réalisant l'exploit de remporter deux médailles sur une même journée.
Lasse Kjus est présent en 2002 à Salt Lake City où il décroche à nouveau l'argent dans la descente et obtient le bronze en slalom géant. Tout d’abord incertain de pouvoir participer en raison de problèmes respiratoires, Kjus clôt son parcours olympique aux Jeux de Turin en 2006 par un 18e rang à l'issue des deux manches du slalom géant.





U comme Universel
Kjus fait partie des skieurs à l’aise dans toutes les épreuves du ski alpin. Des virages serrés du slalom aux schuss fulgurants de la descente, le Norvégien assure. Il donne la preuve la plus flagrante de cette polyvalence en 1999 à Vail aux Championnats du monde où il remporte cinq médailles - deux d’or et trois d’argent - dans chacune des épreuves au programme : slalom, slalom géant, super-G, descente et combiné alpin.





S comme Star
S’aligner dans toutes les épreuves, surmonter ses blessures et ses ennuis de santé, solliciter ses cuisses en schuss pendant de longues minutes, slalomer serré, savourer cinq médailles olympiques et 11 en championnats du monde, se distinguer par deux titres au classement général de la Coupe du monde (1996, 1999) : pas de doute, Lasse Kjus est étincelant.





Profil




Lasse
KJUS

Ski
(Norvège)


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