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Date
24 juil. 1976
Tags
Montréal 1976

Quarrie se pare enfin d’or

Don Quarrie a dû penser qu’il était maudit lorsqu’il a été devancé in extremis par Hasely Crawford, son homologue des Caraïbes, dans les derniers mètres de la finale olympique du 100m de 1976 à Montréal.


Le Jamaïcain pensait que la victoire allait lui sourire à 30 mètres de l’arrivée, mais c’était sans compter sur Crawford et un ultime coup de reins victorieux. Quarrie a donc pu écrire un nouveau chapitre du roman de ses mésaventures olympiques.

Sa première rencontre avec la déception olympique remonte huit ans en arrière. Nous sommes en 1968 à Mexico et Quarrie, qui n’a que 17 ans, se blesse dans le 200m et ne peut s’aligner dans la course reine.

Quatre ans plus tard à Munich, alors qu’il a enlevé dans l’intervalle la première de ses trois victoires aux Jeux du Commonwealth, il se qualifie assez facilement pour les demi-finales du 200m mais doit se retirer, à nouveau blessé. Il laisse ainsi le champ libre au futur champion, Valeriy Borzov, qui se promène sur la distance.

La défaite face à Crawford à Montréal est des plus amères. Si Quarrie était le grand favori du 100m, sa maîtrise exceptionnelle de la course en virage va certainement lui offrir la couronne du 200m.

Sa grande classe s’exprime tout au long de l’épreuve et il remporte ainsi sa série et sa demi-finale avec de l’énergie à revendre.

Lorsque les huit finalistes se rangent dans les starting-blocks de la finale, Quarrie sait qu'il devra principalement se méfier de Crawford et de l’Américain Millard Hampton.

Les deux coureurs des Caraïbes partent bien, mais Crawford se claque à la cuisse au bout de 50 mètres et doit s’arrêter, la mort dans l’âme dans le virage, avant de se traîner jusqu’à l’arrivée qu’il rallie longtemps après les autres.

Pendant ce temps-là, Quarrie est sorti du virage avec deux mètres d’avance sur l’Américain et il tient bon jusqu’à la ligne, qu’il franchit en 20’’22.

Un autre Américain, Dwayne Evans, est troisième tandis que l’Italien Pietro Mennea, qui remportera l’or à Moscou quatre ans plus tard, suit en quatrième position.

Pour Quarrie, cette victoire est la cerise sur le gâteau d’une remarquable carrière de sprinter, aussi longue que fructueuse.

Il gagnera à nouveau le 100m aux Jeux du Commonwealth, deux ans plus tard à Edmonton, portant ainsi sa moisson de médailles d’or à sept, avant d’ajouter le bronze du 200m olympique, deux ans plus tard à Moscou.

Enfin, aux Jeux Olympiques de 1984 à Los Angeles, à l’âge vénérable de 33 ans, il aidera les Jamaïcains à décrocher une médaille d’argent surprise dans le relais 4x100m, derrière les Américains.

 

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