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Date
02 août 1952
Tags
Helsinki 1952

Puskás galope à la tête des Magyars magiques

Le football moderne est si regardé, si disséqué, ses matches sont si analysés qu’il est difficile de croire qu’à une époque, ses acteurs pouvaient surprendre le monde. C’est pourtant exactement ce qui s’est passé en 1952, grâce au Onze d’or de Hongrie.


À l’époque, l’Union Soviétique fait figure de grande favorite pour la médaille d’or, mais la Hongrie peut s’enorgueillir de trois atouts maîtres : l’innovation tactique, une série d’invincibilité qui dure depuis deux ans et le génie de Ferenc Puskás. Pendant que beaucoup d’observateurs louent les chances soviétiques, les Hongrois, eux, arborent une sorte de force tranquille.

Le défi soviétique s’écroule cependant comme un château de cartes. Menée 5 à 1 par la Yougoslavie, l’URSS parvient sur le tard à marquer quatre buts et gagne le droit de rejouer. Lors du second match, les Yougoslaves sont menés 1-0 avant de revenir pour s’imposer finalement 3-1. Les fameux Soviétiques repartent donc bredouille.

À l’inverse, les Hongrois s’améliorent match après match, battent l’Italie 3-0 avant d’écraser la Turquie en quart de finale, 7-1. Leur demi-finale n’est guère plus difficile, puisque la Suède, tenante du titre, est balayée 6-0.

En finale, la Hongrie affronte donc la Yougoslavie. Les Hongrois suivent désormais de près les exploits de leurs protégés, impatients de voir s’ils vont continuer à faire preuve du même brio. .

Le match est âpre et tendu, et la pause est atteinte sur un score vierge. Il faut attendre la 70e minute pour assister à l’ouverture du score par l'intermédiaire de Puskás. La Yougoslavie se lance à l’assaut pour tenter d’égaliser et la Hongrie ne scelle sa victoire que durant les arrêts de jeu, grâce à Zoltán Czibor qui porte l'avance hongroise à 2-0. La médaille d'or est donc bel et bien hongroise.

Le match va donner lieu à de grandes fêtes interminables en Hongrie. Chaque joueur recevra une voiture en cadeau, mais l’équipe, loin d’être satisfaite continuera à être impressionnante, gagnant non pas un, mais deux surnoms dans l’aventure : « Le Onze d’or » en Hongrie et « Les Magyars magiques » dans le reste du monde. En 1953, la Hongrie va même battre l'Angleterre 6-3 dans son temple de Wembley, lors d’une rencontre qui appartient aujourd’hui à la légende.

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