skip to content
Date
01 janv. 1900
Tags
Beijing 2008

Puissant barrage français devant les farouches Islandais

Handball

La petite Islande, dont les matches ne sont regardés que par quelque 500 supporters, n’avait jamais gagné de médaille en handball avant les Jeux à Beijing.

Peu s’attendaient à ce qu’elle finisse dans les quatre premiers de son groupe et décroche une place aux éliminatoires du tournoi. Mais sous la gouverne inspirée de son entraîneur Guðmundur Guðmundsson un élan particulier ne tarda pas à prendre forme.

Des matches aussi stupéfiants que gagnants sur l’Allemagne et la Russie aida l’équipe islandaise à se hisser en quarts de finale, déjà une prouesse en soi. Entre-temps les grandes machines européennes firent valoir leurs qualités reconnues.

Le seul résultat médiocre de la France fut un ex-æquo 30-30 avec la Pologne dans le dernier match du groupe, ceci ne l’empêcha pas de dominer le groupe A. Les deux équipes passèrent dans les huit dernières à côté de la Croatie et de l’Espagne.

Les talents islandais d’attaquants explosifs apparurent dans toute leur évidence en quarts de finale contre la Pologne. Alexander Petersson, Snorri Steinn Gudjonsson et Gudjon Valur Sigurdsson ne cessèrent de bombarder les buts polonais.

Pour les Français, la progression signifia une pression nerveuse d’autant plus forte qu’ils durent attendre un but de dernière minute de Daniel Narcisse pour battre la Russie et passer en demi-finale.

Ensuite, l’Islande s’imposa à l’Espagne en demi-finale, avec cinq buts d’emblée sans contrepartie des Espagnols qui ne s’en remirent pas. Pour sa part, la France passa en finale en battant la Croatie 25-23. Et, laissant derrière elle les quelques crispations du début du tournoi, elle demeurait favorite incontestée pour battre l’Islande.

Cette assurance nécessaire à la traversée des diverses surprises de ce tournoi, les Français l’avaient sans doute acquise avec l’expérience de leur première victoire aux Championnats d’Europe en Suisse en 2006. Et le flair des attaquants islandais s’estompa finalement devant la détermination du gardien de but français, Thierry Omeyer, qui contra un nombre incalculable de tentatives adverses.

Quand ils égalisèrent 4-4, les Islandais comptèrent encore sur leur chance, mais les Français marquèrent cinq buts au trot, ce qui les propulsa en tête et ils ne la lâchèrent plus. Et avec 28-23 ils décrochèrent pour la France sa première médaille d’or en handball et sa deuxième médaille seulement dans ce sport. Pour l’Islande ce fut catastrophique, mais sur le podium, l’exceptionnelle contribution des joueurs leur permit de garder la tête haute.
back to top