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2018 Getty Images
PyeongChang 2018

Premier titre pour la France avec Perrine Laffont en bosses !

Plus jeune concurrente à Sotchi en 2014 (15 ans), la Française Perrine Laffont n'a cette fois pas craqué. Annoncée parmi les favorites, elle a tenu son rang et s'est montrée la meilleure dans la finale 3 à six concurrentes, pour détrôner la Canadienne Justine Dufour-Lapointe, médaillée d'argent. La Kazakhe Yulia Galysheva se pare de bronze.

Un passage super rapide en 29.36, les bosses avalées en style, les genoux collés, deux sauts magnifiques, la deuxième tête en bas skis en croix : Perrine Laffont, 19 ans, offre à la France sa première médaille d'or dans ces Jeux. Il s'en est fallu de trois fois rien, neuf centièmes de point, mais ils ont suffi à la Française pour devancer la championne olympique en titre, la Canadienne Justine Dufour-Lapointe, et la Kazakhe Yulia Galysheva lors de la troisième et dernière manche de la finale.

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"C'est juste fou ! Je l'ai rêvé tellement de fois, imaginé tellement de fois, visualisé tellement de fois, j'ai souffert tellement de fois que c'est pour ça que c'est juste un sentiment incroyable", a-t-elle lâché encore un peu abasourdie par son exploit.

La Française est montée en puissance au cours de cette finale en trois morceaux, exigeante pour les nerfs et le physique : sixième lors de la première descente, troisième dans la deuxième et enfin première dans l'ultime run, celui qui vaut de l'or, avec un, total de 78.65 points. Quand la dernière candidate en lice, la Canadienne Andi Naude, a chuté et perdu toute chance de médaille, Perrine Laffront a eu une hésitation, le temps de vérifier que sa concurrente n'avait rien de grave. Le clan français, lui, exultait déjà.

La victoire d'une surdouée

Surdouée de la discipline, vice-championne du monde en 2017 et actuellement deuxième au classement général de la Coupe du Monde, Laffont avait déjà crevé l'écran lors des précédents Jeux, à Sotchi en 2014 qu'elle avait disputés à l'âge de 15 ans. 5e des qualifications, elle avait raté sa finale.  "Je suis arrivée sur la qualif à Sotchi, j'étais là pour apprendre, pour me régaler et c'est ce qui a marché. Du coup, tous les médias m'ont un peu sauté dessus et forcément cette pression, j'ai pas su la gérer. J'étais tétanisée, obsédée par cette pression du résultat et pas du tout focalisée sur ma performance technique et c'est ce qui m'a fait défaut", avait-elle raconté.

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Cette fois, dans une quasi tempête de neige au Phoenix Park, il n'y a eu aucune fausse note. Il faut dire que depuis Sotchi, elle travaille avec une préparatrice mentale qui lui donne des clés pour se faciliter la tâche dès qu'elle se pose des questions. Le talent et le professionnalisme, donc, mais sa victoire de dimanche est surtout l'aboutissement d'une vie dans les bosses, poussée par un père et une mère passionnés de la discipline au point d'ouvrir un club dédié aux Monts d'Olmes, dans les Pyrénées Ariégeoises. 

"Je ne me rappelle même pas de mes premières bosses, j'étais tellement jeune", avait-elle confié quelques semaines avant les Jeux de PyeongChang, Avec cette médaille d'or, Perrine Laffont ouvre donc le compteur de l'équipe de France à Pyeongchang. Elle remet aussi en route celui du ski de bosses, bloqué depuis le bronze de Sandra Laoura à Turin en 2006.

Nouvelle médaille pour Justine Dufour-Lapointe

Justine Dufour-Lapointe a effectué un excellent run, mais moins rapide que Laffont (29.54) et se contente cette fois de la médaille d'argent avec un total de 78.56 points. "Je pense que je n'ai rien raté, et c'est la seule chose dont je suis fière. J'ai passé la ligne d'arrivée en sachant que ce qui allait se passer ensuite n'avait pas d'importance. C'était fait. C'était le meilleur run que je pouvais produire au bon moment, et cela dépendait de la décision des juges. Je pensais que si je pouvais réaliser quelque chose dont je serais fière en sachant que j'avais fait tout ce que je pouvais, la couleur de la médaille n'avait pas d'importance. Malgré ce plateau de skieuses si fortes, je me sentais plus forte qu'à Sotchi en fait !" 

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En 30.14 dans le parcours final, la Kazakhe Yulia Galysheva a arraché la médaille de bronze (77.40 points). Elle s'était classée 11e à Vancouver en 2010, puis 7e à Sotchi en 2014. Sa première médaille olympique n'est à son avis ni sa dernière, ni sa plus belle. "Je suis passée de la onzième à la septième place, puis à la troisième, donc la prochaine fois, ce sera première !"

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