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Pour ONU Femmes, "les femmes et les jeunes filles doivent participer au plan de relance du sport et en être les leaders"

UN Women 2016 Getty Images
Date
02 juil. 2020
Tags
Actualités Olympiques, Femmes dans le sport
Si le monde lutte actuellement contre la pandémie de COVID-19 et œuvre pour la relance, les femmes et les jeunes filles doivent non seulement participer à ce processus, mais aussi en devenir les leaders, pour que leurs acquis ne soient pas perdus et qu'un meilleur avenir pour toutes soit une réalité, indique ONU Femmes dans une Note de politique publiée aujourd'hui

Les effets de la pandémie de COVID-19 sont déjà ressentis plus durement par les femmes et les jeunes filles dans de nombreux domaines de la vie en raison des inégalités entre les sexes. Cette réalité se reflète également dans le sport. La Note de politique intitulée "COVID-19, Women, Girls and Sport: Build Back Better" ("Inclure les femmes et les jeunes filles dans le plan de relance du sport après la pandémie de COVID-19 grâce à l'initiative d'amélioration build back better") explique clairement que les écarts existants entre les femmes et les hommes, entre les jeunes filles et les jeunes hommes aussi bien dans le sport d'élite que le sport populaire, peuvent se creuser encore davantage si les gouvernements, les organisations sportives, les sponsors, les membres de la société civile, les athlètes, les médias et les agences onusiennes ne mettent pas les femmes et les jeunes filles au centre de leurs plans de réponse et de relance et ne répondent pas à leurs besoins spécifiques."

Appuyé par l'initiative "Le sport au service de la Génération Égalité", une coalition multipartite lancée par ONU Femmes et le Comité International Olympique (CIO) en mars pour faire progresser l'égalité des sexes, le document se concentre sur l'impact de la pandémie sur les femmes et les jeunes filles dans le sport, et ce dans cinq domaines clés, à savoir le leadership, la violence sexiste, les débouchés économiques, la présence et représentation dans les médias, et la pratique sportive féminine.

La Note de politique présente en outre une série de recommandations d'actions que les membres de l'écosystème sportif peuvent prendre tant pendant la crise actuelle que dans la planification de la reprise et au-delà. Pour les organisations sportives, les recommandations sont les suivantes :

  • continuer à investir dans le sport féminin ;
  • intégrer les femmes dans l'élaboration et la mise en œuvre des plans de relance ;
  • mener à bien de vastes consultations auprès d'hommes et de femmes (athlètes, entraîneurs, arbitres, équipes médicales et autres professionnels du sport) afin de mieux comprendre comment ils ont été touchés par cette crise et agir en conséquence ;
  • mobiliser des athlètes hommes, des journalistes, des entraîneurs et d'autres alliés masculins pour défendre le sport féminin ;
  • faire appel à de grands noms pour sensibiliser à la dimension sexo-spécifique de cette crise ; et
  • investir dans des politiques de protection et veiller à leur mise en œuvre.

Que ce soit sur l'aire de compétition ou en dehors, toutes les parties prenantes du Mouvement olympique coopèrent sans relâche pour un meilleur équilibre entre les sexes. Cet engagement est resté intact dans le cadre de la pandémie actuelle et de ses effets sur toutes les sphères de la société.

Pour rappel, le sport est l'une des plateformes les plus puissantes pour promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes et des jeunes filles. Le nombre de femmes participant aux Jeux Olympiques a considérablement augmenté, passant de 34 % à Atlanta en 1996 à un nouveau record attendu de 48,8 % aux Jeux de Tokyo 2020 et à un engagement à atteindre une égalité totale des sexes pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. Le CIO a également modifié les règles afin de permettre à un homme et à une femme de porter conjointement leur drapeau lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux d'été, et encourage tous les Comités Nationaux Olympiques (CNO) à profiter de cette occasion.

Le CIO a aussi joué un rôle de premier plan dans la promotion de l'égalité des sexes au sein de sa direction en faisant en sorte de porter le pourcentage de femmes parmi ses membres à 37 % d'ici la fin de l'année, soit au-delà de l'objectif fixé, à savoir que 30 % des postes décisionnels soient occupés par des femmes d'ici 2020. Il y a quelques semaines, le CIO annonçait par ailleurs la composition de ses commissions, avec 47,7 % des sièges occupés par des femmes, un résultat concret découlant des réformes engagées à la suite de l'adoption de l'Agenda olympique 2020.

Cette dynamique s'est poursuivie au cours des derniers mois, le CIO travaillant en étroite collaboration avec toutes les parties prenantes du Mouvement olympique pour s'assurer que l'égalité des sexes reste une priorité dans leur programme malgré l'impact de la pandémie de COVID-19.

Depuis la publication du projet d'analyse du CIO sur la question de l'égalité des sexes en 2018, le CIO, en coopération avec les Fédérations Internationales (FI) et les CNO, s'est attaché à la mise en œuvre des 25 recommandations en matière d'égalité des sexes formulées dans ledit document. Des actions et des responsabilités spécifiques ayant été identifiées, de grands progrès ont été réalisés dans de nombreux domaines. Parmi les exemples concrets de ces progrès, citons la publication des Directives relatives à la représentation des sexes, lesquelles ont pour ambition d'aider le personnel du CIO et les parties prenantes à assurer une représentation équilibrée des sexes sur toutes les plateformes de communication.

Un certain nombre d'ateliers et de forums ayant été annulés, le CIO prépare actuellement une série de webinaires et d'ateliers virtuels consacrés à l'égalité des sexes afin de poursuivre la conversation avec ses parties prenantes et de s'assurer que les efforts sont déployés de manière intégrée.

Le rôle du sport en tant que puissant outil de promotion de l'égalité des sexes a été largement discuté la semaine dernière lors du dialogue mondial engagé par les Nations unies pour relever les défis auxquels le monde est actuellement confronté.

Ainsi que l'a déclaré Danka Bartekova, triple olympienne en tir, médaillée olympique de bronze en 2012 et vice-présidente de la commission des athlètes du CIO : "Durant la phase de relance, les femmes dans le sport ne doivent pas être laissées pour compte. Les communautés et les membres les plus vulnérables de notre société doivent en effet être pris en considération lorsque nous parlons de relance post-pandémie de COVID-19 et nous devons nous appuyer sur les succès déjà obtenus."

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