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Date
15 avr. 1896
Tags
Athènes 1896

Post scriptum d’Athènes 1896

Toutes les médailles sont décernées lors d’une cérémonie de remise des prix placée à la fin des Jeux. Initialement programmée le 14 avril, elle est reportée au lendemain en raison du mauvais temps.

 


Selon le correspondant du Times, présent à Athènes pour suivre les festivités, « le temps était magnifique, la dernière pluie ayant assaini l’air. Lorsque le roi fit irruption dans le stade à 9h30, accompagné du prince héritier, de la famille royale et du grand duc George, l’immense assemblée présentait une scène brillante et impressionnante ».

Chacun des vainqueurs recevra un rameau d’olivier d’Olympie, une médaille d’argent, ciselée par le célèbre graveur français Chaplain, représentant l’Acropole sur une face et l’effigie de Zeus sur l’autre, ainsi qu’un « diplôme joliment enluminé », œuvre d’un artiste grec.

Après la distribution des prix, les sportifs effectuent le traditionnel défilé autour du stade, Spyrídon Loúis, le vainqueur du marathon, en tête, le drapeau grec en mains, suivi par les diverses délégations étrangères. L’un des participants, George Robertson, étudiant à Oxford, déclame une ode qu’il a composée en grec ancien, en l’honneur des Jeux.
Tout comme Loúis, le héros local, qui va recevoir un trophée spécial de la part de l’académicien français Michel Bréal, un autre athlète s’impose haut la main à l’applaudimètre : l’athlète allemand Carl Schuhmann, quadruple champion olympique à Athènes et, selon le correspondant du Times, « chouchou du public ».

Une fois les lauréats honorés, leurs dauphins dans chaque épreuve s’avancent pour recevoir une branche de laurier, tout comme George Robertson, récompensé pour son ode.

Le prince héritier grec reçoit ensuite une couronne de lauriers, au nom de la délégation allemande. Puis l’hymne de Samaras, qui sera adopté plus tard comme hymne officiel du Mouvement olympique, résonne à nouveau, avant que le roi de Grèce ne déclare les premiers Jeux Olympiques de l’ère moderne officiellement fermés.

« Quelques jours plus tard, Athènes était vidée de ses invités », soulignera avec mélancolie le correspondant du Times. « Des couronnes en lambeaux jonchaient les places publiques et les bannières qui égayaient les rues avaient disparues. Seuls, le soleil et le vent avaient pris possession des trottoirs de marbre de la Rue du Stadion ».


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