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Date
09 janv. 2015
Tags
Lake Placid 1980 , Actu CIO , Ski alpin , Canada

Podborski obtient en descente un bronze qui vaut de l'or

Membre de la légendaire bande des « Crazy Canucks », Steve Podborski a fait partie des meilleurs descendeurs du monde au début des années 1980. Mais il n’a rien connu de plus fort que sa 3e place aux Jeux d’hiver 1980. C’est ce qu’il nous raconte dans cette vidéo exclusive.


La légende des « Crazy Canucks » est encore vive dans le coeur de tous les fans du ski alpin. C’est l‘histoire d’une téméraire bande de descendeurs canadiens qui à partir du milieu des années 1970, se met à rivaliser avec les meilleurs spécialistes européens, sur leur terrain de jeu favori des Alpes, accumulant victoires et podiums en bas des tracés les plus redoutables : la Streif à Kitzbühel, le Lauberhorn à Wengen, l’Arlberg-Kandahar à Garmisch, la Sasslong à Val Gardena, la OK à Val d’Isère, etc… Ils se nomment Ken Read, Jim Hunter, Dave Irwin, Dave Murray et Steve Podborski.

Né en 1957 dans l’Ontario, Steve Podborski est le plus jeune et le plus brillant d’entre-eux. En Coupe du monde, il signe des premières en descente pour son continent entre 1979 et 1984. Deux victoires sur la Streif (1981 et 1982), trois à Garmisch (1981, 1982 et 1984), 20 podiums en tout dont huit victoires, mais surtout, il est le premier nord-américain à remporter la Coupe du monde de descente en 1982. Au milieu de ce brillant parcours, Steve Podborski obtient ce qu’il considère comme son plus beau résultat : la médaille de bronze des Jeux de Lake Placid 1980.

Ce 14 février 1980 en haut de la Whiteface, « la météo était vraiment mauvaise. Il neigeait, il y avait du vent », raconte Steve « Arrivé dans la cabane de départ, je m’élançais juste après mon coéquipier Ken Read. Il était le favori, le plus fort à l’époque. Je l’ai vu disparaitre dans la neige et d’un seul coup, j’ai entendu les radios grésiller, je me suis retourné vers mon coach pour demander ce qui s’était passé. Il m’a regardé en disant « tu veux le savoir ? » j’ai dit « oui ». Il m’a répondu « Ken est tombé ». Donc, je représentais la dernière chance. J’ai poussé sur les bâtons et j’ai pensé « Dieu merci, c’est fini. Maintenant, je peux courir, c’est ce que je sais faire ».  

Bien qu’il estime avoir commis une grosse faute sur le haut du parcours, Steve Podborski trouve le bon rythme, file vers l’arrivée, et voit s’afficher un chrono de 1:46.75 qui lui assure la troisième place derrière deux Autrichiens, Peter Winrsberger (1:46.62) et Leonhard Stock sacré champion olympique en 1:45.50. « C’était carrément renversant ! Quand vous êtes un skieur, ou n’importe quel compétiteur, vous devez apprendre à perdre, beaucoup plus qu’à gagner. Remporter une médaille de bronze olympique, c’est une victoire ! J’étais enchanté d’avoir réalisé ça ».

Quoi de plus fort que de monter sur le podium de la descente aux Jeux ? « C’est un tourbillon d’émotions. Et ce n’est pas simple. Vous n’avez aucun moyen de vous préparer pour ça. Les Jeux Olympiques n’ont rien à voir avec tout ce que vous avez réalisé dans votre vie. C’était d’abord une délivrance, et puis une grande fierté, une joie immense. Et c’est clairement quelque chose ancré en moi pour le reste de ma vie. J’ai réussi beaucoup de meilleures courses, mais aucune qui ne soit plus reconnue dans le monde entier ».

Steve Podborski avec le president du CIO, Thomas Bach, à Sotchi.(Copyright: IOC/Ian Jones)

Sa carrière sportive s’arrête à 26 ans sur une 8e place dans la descente olympique de Sarajevo 1984. Il devient commentateur à la télévision, couvrant de nombreux Jeux d’hiver, participe au comité de candidature des Jeux de Vancouver 2010 où il sera Chef de mission adjoint de l’équipe canadienne, avant d’être nommé Chef de mission pour ceux de Sotchi en 2014.

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