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Plyuschenko et ses nerfs d'acier patinent au plus haut niveau

À l’approche de ces Jeux, Ievgueni Pliouchtchenko était perçu comme le meilleur patineur du monde et seule l’immense pression qui pesait sur lui semblait pouvoir l’ébranler. Mais s’il ressentait cette pression, il n’en laissa rien paraître. Considéré comme grand favori, il a répondu aux attentes en réalisant une performance captivante et pleine d’élégance.


Plyushenko avait grandi dans une caravane en Sibérie. Ses parents travaillaient pour la compagnie des chemins de fer et il eut une enfance difficile. Atteint de pneumonie, ce n’est qu’après que sa famille déménagea pour la ville de Volgograd. Le jeune Evgeny fut encouragé à se mettre au patinage afin que sa santé s’améliore et qu’il reprenne des forces.

Il commença à patiner avec un autre jeune garçon, Alexeï Iagoudine. Tous deux faisaient preuve d’un talent incroyable, même si leur entraîneur, Alexeï Michine, n’était pas homme à distribuer des compliments à la légère. En 2002, les deux rivaux se disputèrent la médaille d’or olympique à Salt Lake City. Iagoudine sortit vainqueur, tandis que Plyushenko dut se contenter de l’argent.

Au moment où Turin se préparait à accueillir les Jeux Olympiques d’Hiver, Iagoudine était devenu patineur professionnel. Quant à Plyushenko, il avait remporté les Championnats du monde en 2003 et 2004, manquant l’édition de 2005 suite à une blessure, avant de décrocher les titres européens en 2005 et 2006.

L’étendue de son talent fut une évidence dès le départ. Sans le moindre signe de nervosité, il réalisa un programme court qui lui valut le score de 90,66, un record mondial sous le nouveau système de notation. Ce résultat est d’autant plus impressionnant quand on considère que le second, l’Américain Johnny Weir, avait atteint un score de 80 points.

Plyushenko enchaîna ensuite avec un autre record de 167,67 en patinage libre, où il effectua une ouverture à couper le souffle : une série de sauts complexe qui provoqua des frissons chez les spectateurs, le jury et probablement aussi chez ses concurrents. Il patina sur la musique du Parrain, un film célèbre pour accompagner une performance devenue tout aussi célèbre.

Son score refléta encore une fois la supériorité de l’athlète. Plyushenko triompha avec 27 points d’avance sur le médaillé d’argent, Stéphane Lambiel. Le même écart séparait Lambiel du Japonais Daisuke Takahashi, qui avait terminé huitième.

Par la suite, Plyushenko continua à concourir et remporta une médaille d’argent à Vancouver. Néanmoins, on se souvient de ses performances à Turin comme de l’apogée de sa carrière. 

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