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"Peut-être faut-il être un peu fou pour faire du ski alpinisme", dit le Suisse Thomas Bussard

Thomas Bussard IOC
Date
10 janv. 2020
Tags
Actualités Olympiques, JOJ, Lausanne 2020
De nombreux sports impliquent des équipements spécialisés, mais le ski-alpinisme est vraiment à part !

Connu en langue anglaise sous le nom de skimo (contraction de ski mountaineering), il ne s'agit pas d'un passe-temps courant. Les concurrents s'attaquent à la montagne notamment équipés d'une couverture de survie, d'une sonde à neige et d'un détecteur d'avalanche.

"Normalement, les compétitions sont sûres, mais vous ne pouvez jamais être totalement à l'abri des risques, vous avez donc toujours besoin de votre système de sécurité", explique le Suisse Thomas Bussard, 17 ans, qui évolue aux côtés de son frère jumeau Robin Bussard. "C'est particulièrement vital lorsque vous vous entraînez. Cela peut être dangereux. "

Les athlètes du ski alpinisme courent en montée et en descente, utilisant parfois du matériel d'escalade spécialisé pour gravir à pied les pentes glacées. Atteignant des sommets vertigineux, beaucoup feraient machine arrière à l'abord d'une telle compétition.

"Peut-être que vous devez être un peu fou pour faire du skimo", lance Thomas. "Mais il s'agit de réduire les risques au minimum, et vous pouvez le faire avec le bon savoir-faire."

 


Le ski alpinisme fait ses débuts olympiques aux JOJ d'hiver de Lausanne 2020, avec 48 athlètes en compétition du 10 au 14 janvier. Il y a cinq courses : l'individuelle femmes et hommes, les sprints femmes et hommes et le relais mixte.

L'individuelle est l'épreuve d'endurance de ce sport, une course en départ groupé comprenant trois ascensions exténuantes, y compris une section d'escalade dans laquelle les athlètes portent leurs skis, et trois descentes.

La compétition de sprint est une course explosive de trois à quatre minutes, dans laquelle les skieurs doivent passer par des transitions, montant puis descendant environ 80m. Ils doivent mettre des peaux sur leurs skis pour qu'ils accrochent en montée, puis attacher les skis à leur sac à dos et continuer à pied. Au sommet, ils enlèvent les peaux, descendent sur un parcours de slalom géant, puis se précipitent vers l'arrivée en pas du patineur. Il y a des qualifications chronométrées, puis des séries éliminatoires et une finale à six athlètes.


"L'endurance est la qualité la plus importante pour les athlètes de skimo, bien que pour le sprint, vous ayez besoin de vous montrer dynamique", détaille Robin. "Vous devez être capable de vous pousser mentalement au-delà de la limite. C'est aussi un sport très technique, on passe toujours de la montée à la descente. Comme dans un triathlon, faire les transitions rapidement est vital. "

Le relais mixte est une épreuve par nationalités et sexes mixtes mettant en compétition 12 équipes de quatre athlètes (deux femmes et deux hommes).

La Suissesse Thibe Deseyn, interviewée ici, sera à surveiller, tout comme les frères Bussard, dont le père était un champion suisse dans ce sport. "Nous étions toujours sur les skis avec notre père, et c'est un avantage de rivaliser avec ton frère", dit Thomas. "Nous voulons toujours tous les deux gagner, mais nous sommes avant tout frères et amis."

 

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