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Date
05 mars 2015
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Actu CIO

Pernilla Wiberg « J’aimerais que tous les habitants de la planète puissent vivre ça »

Triple médaillée olympique, Pernilla Wiberg est une des meilleures skieuses alpines de l’histoire. Elle partage son expérience, évoquant notamment sa première médaille d’or en 1992, dans ce nouvel épisode de notre série « Paroles d’Olympiens ».


Pernilla Wiberg occupe une place à part dans la grande famille du ski alpin féminin. A l’instar de l’Allemande Petra Kronberger, et plus tard de sa compatriote suédoise Anja Pärson, de la Croate Janica Kostelic, de l’Américaine Lindsey Vonn et de la Slovène Tina Maze, elle fait partie du club très fermé des championnes ayant réussi à s’imposer en Coupe du monde dans les cinq disciplines de son sport : deux victoires en descente, trois en super-G, deux en géant, quatorze en slalom, trois en combiné entre 1991 et 2002. Elle compte aussi à son palmarès quatre titres de championne du monde (géant à Saalbach 1991, slalom et combiné à Sierra Nevada 1996, combiné à Vail 1999), une victoire au classement général de la Coupe du monde FIS en 1997, quatre petits globes de spécialités, pour un total de 61 podiums dont 24 victoires. Mais par dessus tout, la championne suédoise remporte deux titres et une médaille d’argent en quatre participations aux Jeux Olympiques.

Née à Norrköping le 15 octobre 1970, Pernilla Wiberg n’en est qu’au début de sa prodigieuse carrière sportive avec déjà un titre mondial en géant à son palmarès lorsqu’elle remporte la médaille d’or de la même discipline sur la piste du Corbey de Méribel le 19 février 1992 lors des Jeux d’Albertville. Elle signe le deuxième temps sur le premier tracé, et le meilleur en deuxième manche pour repousser l’Autrichienne Anita Wachter et l’Américaine Diane Roffe, médaillées d’argent ex-aequo à 97/100e. « Je me tenais au départ, et je sentais que j’avais fait le maximum, que je pouvais m’élancer, prendre du plaisir, et skier du mieux que je le pouvais. J’étais un peu tendue, mais pas trop, je riais même, avec mon kiné, quasiment jusqu’au portillon de départ et j’étais très relax, ce qui m’a permis de faire de mon mieux, de skier comme je pouvais le faire. Cela m’a permis de remporter l’or. En résumé, de belles sensations dans une belle ambiance ! ».

Pernilla remporte son deuxième titre olympique en combiné à Lillehammer en 1994, et prend encore la médaille d’argent de la descente des Jeux de Nagano en 1998. « Les Jeux olympiques sont le couronnement de la carrière de tout athlète. Quand vous arrivez jusque là et que vous décrochez votre médaille d’or, c’est un moment magique, mais c’est très difficile de décrire ce que l’on ressent, et j’aurais aimé que tous les habitants de la planète puisse vivre cette expérience, mais c’est bien sûr impossible. Vous vous êtes entraînée depuis si longtemps, depuis vos 6 ou 7 ans, fille ou garçon, et vous rêvez d’avoir la médaille d’or olympique. Quand vous atteignez ce but, c’est une incroyable satisfaction, une immense fierté, vous représentez votre pays, vous chantez l’hymne national, et vous savez que beaucoup de gens vous regardent et ressentent plus ou moins la même chose que vous. C’est une sensation extraordinaire ».

A Salk Lake City en 2002, au moment de prendre sa retraite sportive, Pernilla Wiberg est élue par ses pairs à la commission des athlètes du CIO. Durant les huit années de son mandat, elle siège dans huit commission différentes, notamment Sport et Environnement, Ethique, Evaluation puis Coordination pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Singapour 2010, ainsi qu’Evaluation (présidente) puis Coordination pour ceux d’hiver 2012 à Innsbruck. Elle reste depuis lors au service des athlètes en participant au groupe de travail sur le matériel et la sécurité au sein de la FIS, tout en s’occupant de son hôtel, le bien nommé « Pernilla Wiberg Hotel » dans la station d’Idre Fjäll au centre de la Suède.

 

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