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Date
16 juil. 2019
Tags
Actualités Olympiques, Basket, Australie
Actualités Olympiques

Patty Mills radieux sur le parquet et en dehors

En gravant son nom dans le marbre de l’histoire à Rio en 2016 en tant que premier indigène à porter les couleurs de l’Australie en basketball lors de trois éditions des Jeux Olympiques, Patty Mills a également renforcé sa position de modèle et de source d’inspiration sur le terrain et en dehors.


 

Fils de Benny, originaire d’une île du détroit de Torres, au nord du Queensland, et d’Yvonne, aborigène du sud de l’Australie, Patty a longtemps été un précurseur. Son titre de champion NBA avec les Spurs de San Antonio et les nombreux honneurs qu’il a obtenus hors du terrain sont venus récompenser ses exploits sportifs, mais aussi son travail de sensibilisation à son héritage indigène.

Âgé de 30 ans, le meneur de jeu vise aujourd’hui une quatrième participation aux Jeux de Tokyo 2020, 12 ans après ses débuts olympiques à Beijing en 2008.

Patty Mills est le sujet d’un épisode de l’émission Before They Were Superstars sur Olympic Channel, dans lequel le jeune homme de 18 ans qu’il était explique comment son héritage autochtone a nourri son approche.

 

"Je suis très fier d’être à la fois un Aborigène et un insulaire du détroit de Torres, dit-il. Je le porte en moi quand je joue au basketball et que je représente la communauté indigène d’Australie."

Getty Images

Patty Mills a grandi à Canberra. Il commence à jouer à 4 ans avec les Shadows, un club multiculturel et indigène fondé par ses parents. C’est là que son talent va éclore.

Alors qu’il est encore collégien, il dresse la liste de ses objectifs : intégrer l’Institut australien du sport, jouer en équipe australienne des moins de 19 ans, participer aux Jeux Olympiques et rejoindre la NBA.

À l’époque dans laquelle s’inscrit le documentaire, il a déjà coché les deux premières cases, mais il avoue que la boucle n’est pas encore bouclée : "Que j’y parvienne ou non, c’est quelque chose qui me motive depuis un certain temps, et je vais travailler encore plus au quotidien pour y arriver."

"Si j’échoue, je pourrai dire au moins que j’ai fait le maximum pour réussir, mais on verra bien ce qu’il adviendra."

Getty Images

Lorsqu’il fait ses débuts en équipe nationale en 2007, il est le troisième joueur indigène à porter le maillot de l’Australie, marchant ainsi sur les traces de son oncle Danny Morseu.

Grâce à une saison extraordinaire au St Mary‘s College en Californie, il assure ensuite sa place dans l’équipe en partance pour Beijing, où il sera le meilleur marqueur des Boomers, finalement septièmes. En quart de finale, il inscrit notamment 20 points contre une équipe américaine dans laquelle figurent des pointures comme LeBron James et Kobe Bryant.

Il réalise un autre rêve en 2009 lorsqu’il est recruté en NBA et signe pour deux ans aux Trailblazers de Portland.

Patty Mills rejoint ensuite les Spurs de San Antonio en 2012, avant de briller aux Jeux Olympiques de Londres. Il termine meilleur marqueur en points par match (21,2) devant l’Américain Kevin Durant, alors que les Boomers se classent à nouveau septièmes.

Getty Images

Sa trajectoire ascensionnelle se poursuit et en 2014, il devient le premier Australien indigène à remporter le championnat NBA.

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