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Patinage de vitesse sur piste courte - Daigle fait enfin vibrer le public canadien

Les supporters du pays hôte ont longtemps attendu leur champion olympique à Calgary. S’ils ont eu des médailles d’argent et de bronze à se mettre sous les applaudissements, l’or s’est avéré être une denrée introuvable. Mais il a fini par arriver en patinage de vitesse sur piste courte, sport de démonstration en 1988, qui draine pourtant énormément de spectateurs, évidemment aux anges lorsque la Canadienne Sylvie Daigle s’impose comme la reine des épreuves féminines.


Elle a découvert le patinage de vitesse à l’âge de 9 ans et la compétition seulement huit ans plus tard, gagnant trois titres aux Jeux d’hiver canadiens. Elle enchaîne en participant aux Jeux Olympiques d’hiver de 1980 et 1984, où elle se classe dans les vingt premières. C’est cependant sur piste courte que Sylvie va connaître ses plus beaux succès.

Sa décision de bifurquer est consécutive à une blessure au genou. À l’époque, son entraîneur décide de monter une équipe de patinage de vitesse sur piste courte et il devient très vite évident qu’elle est absolument faite pour ça, vu sa manière d’attaquer les virages et de montrer un penchant naturel pour les différentes tactiques et approches requises.

À Calgary, elle gagne une médaille d’or de démonstration dans le 1 500 m, à laquelle elle ajoute les médailles d’argent du 1 000 m et du 3 000 m, et les médailles de bronze du 500 m et du 3 000 m en relais. Sa moisson est incroyable et la place sur une rampe de lancement vers d’autres succès encore plus prestigieux. Le patinage de vitesse sur piste courte sera officiellement reconnu comme discipline olympique en en 1992 et Sylvie Daigle obtiendra la médaille d’or dans le relais 3 000 m. Elle gagnera encore une médaille d’argent en 1994 à Lillehammer, avant de se retirer pour suivre des études et devenir médecin.

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