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PyeongChang 2018

Patinage de vitesse sur piste courte à PyeongChang 2018 : suivez le guide avec Samuel Girard

« Aucun sport ne ressemble au patinage de vitesse sur piste courte », selon le triple vice-champion du monde Samuel Girard. Au vu de ses compétiteurs moulés dans le Lycra, qui évoluent à quelques centimètres de la glace à des vitesses pouvant avoisiner les 45 km/h, le Canadien est dans le vrai.

« Il n'y a rien de comparable, dit Samuel Girard. Il faut vraiment le voir pour comprendre : la vitesse, la glace qui craque, la stratégie des dépassements et le timing, avec des patineurs ne disposant que d’une fraction de seconde pour attaquer. »

Les bases

Le programme du patinage de vitesse sur piste courte des Jeux Olympiques d’hiver de PyeongChang 2018 comprend le 500 m (quatre tours et demi), le 1 000 m (neuf tours) et le 1 500 m (treize tours et demi) pour les hommes comme pour les femmes, ainsi que deux relais : sur 3 000 m pour les femmes (équipes de quatre patineurs sur 27 tours) et sur 5 000 m pour les hommes (équipes de quatre patineurs sur 45 tours).

La vitesse, la force et l’endurance sont indispensables, la plupart des patineurs de l’élite participant aux trois épreuves individuelles et au relais. Ajoutez à cela des virages serrés interminables et les tactiques d’équipe et individuelle et vous comprendrez pourquoi beaucoup de gens considèrent le patinage de vitesse sur piste courte comme l’un des sports d’hiver les plus dynamiques du programme olympique.

Il faut vraiment le voir pour comprendre : la vitesse, la glace qui craque, la stratégie des dépassements et le timing, avec des patineurs ne disposant que d’une fraction de seconde pour attaquer Samuel Girard

« Je fais surtout attention aux dépassements et à la stratégie, indique Samuel Girard, âgé de 21 ans. Les gars doivent doubler en une fraction de seconde. Dans le 500 m, on n’a que 40 secondes pour faire la décision, cela va vraiment très vite. Dans ces conditions, il est indispensable de rester concentré et de surveiller attentivement ceux qui patinent derrière vous. »

Compétences majeures et conseils

« Il faut être ramassé. Si vous êtes trop droit, votre centre de gravité est trop éloigné de la glace, explique Samuel Girard. Il faut donc être bas et très ramassé. »

« C’est ce qui permet de virer et de contrôler la glace qui craque à votre passage, ajoute le Canadien. La glace éclate sous les patins à cause de la pression intense que nous exerçons sur elle dans les virages et il faut contrôler ce phénomène. Si la glace craque mais que vous êtes ramassé, vous pouvez garder le contrôle. Mais si vous êtes trop relevé, vos pieds seront mal placés et gare à la chute. »

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500 m

Actuellement troisième de la Coupe du monde ISU 2017-2018 du 500 m, Samuel Girard sera un prétendant sérieux au podium sur cette distance à PyeongChang.

« Certes, la vitesse et l’accélération sont vraiment importantes, mais je pense que la clé, c’est l’instinct. Ressentir les choses, qu’il faut peut-être doubler ou que le patineur qui vous précède est sur le point de commettre une erreur, et saisir l’occasion, c’est ce qui fait un excellent patineur de 500 m », souligne le jeune Canadien.

« La façon la plus simple de gagner un 500 m est de prendre la tête dès le départ. Il est plus facile de bloquer un adversaire que d’essayer de le doubler. »

1 000 m

Samuel Girard est déjà monté sur le podium d’une grande compétition en République de Corée, puisqu’il est devenu vice-champion du monde de la distance en 2016 à Séoul.

« J’aime vraiment cette distance parce que c’est un bon compromis, ni trop long ni trop court, et on a le temps de s’adapter et de récupérer, dit-il. On a un peu de temps pour réagir. J’aime le stress qui se manifeste lorsqu’il s’agit de trouver le bon moment pour attaquer. Tout se joue sur le contrôle du rythme et de la stratégie. »

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1 500 m

« Encore une fois, la stratégie est vraiment importante, explique Samuel Girard. On a la chance de pouvoir se rattraper après une erreur, ce qui est très appréciable. Il est important également de gérer son énergie. Si les tours qualificatifs sont beaucoup espacés, certains gars vont aller très vite lors des séries et les jambes vont s’en ressentir. »

Étant donné les 13 tours et demi que dure la course et le fait que les meilleurs patineurs du monde disputent en majorité les quatre épreuves, il est particulièrement difficile d’extraire un favori pour le 1 500 m.

« Beaucoup de patineurs s’y retrouvent parce qu’on a le temps de revenir après une erreur, confirme Samuel Girard. Tous les patineurs de pointe sont des athlètes assez complets et ils disposent donc de la vitesse requise. »

Relais 5 000 m

« C’est l’une de mes épreuves préférées, sourit Samuel Girard. Il faut penser à énormément de choses : la stratégie, la piste qui change parce que la glace se dégrade vraiment beaucoup à la fin. Il faut gérer son énergie, assurer les relais. Ça se bouscule dans votre tête. »

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Le quatuor canadien, composé de Samuel Girard, du triple champion olympique Charles Hamelin, de Pascal Dio et de Charle Cournoyer, s’est repris de manière spectaculaire après une piètre campagne 2016-2017, en brillant de mille feux lors des quatre épreuves de Coupe du monde ISU disputées jusqu’ici cette saison. L’équipe s’en est sortie avec deux victoires et une troisième place et Samuel Girard a sa petite idée sur cette résurrection.

« Nous avons connu une saison terne l’année dernière et nous nous sommes donc beaucoup entraînés. Nous avons beaucoup discuté des problèmes de l’équipe, explique-t-il, et nous avons aujourd’hui une confiance mutuelle, ce qui est d’un grand secours sur la glace. Nous ne sommes pas stressés, nous savons ce que nous devons faire. »

« Nous essayons également beaucoup de stratégies différentes et nous aurons donc davantage de cartes en main aux Jeux Olympiques. Nous voulons être imprévisibles et surprendre les autres équipes. »

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