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Date
20 août 2017
Tags
Rio 2016 , Actualités Olympiques

Rio 2016 - Jour 15: Park In-bee pour l'histoire, Neymar, Farah et Felix au sommet !

Revivez sur olympic.org la magnifique avant-dernière journée des Jeux de Rio, le samedi 20 août 2016. De l'action partout et des moments de l'histoire olympique, avec Park In-bee qui triomphe en golf féminin, Neymar qui offre au Brésil son premier titre olympique, Allyson Felix qui s'installe tout en haut du palmarès féminin en athlétisme, et tant d'autres !

Victoire historique de la golfeuse Park In-bee, 116 ans après Margaret Abbott

Park In-bee, chef de file de l'armada de la République de Corée sur le parcours olympique de Barra da Tijuca, répond aux espoirs de tout un peuple et décroche la médaille d'or, devenant la première championne olympique de golf depuis l'Américaine Margaret Abbott en 1900. En tête depuis la fin du deuxième tour, la n°5 mondiale termine sur une ultime carte de -5 pour compter cinq coups d'avance sur la Néo-Zélandaise et n°1 mondiale Lydia Ko, qui s’adjuge la médaille d’argent, et six coups sur la Chinoise Feng Shanshan, n°14, qui termine ce tournoi historique en bronze. "Je me sens très honorée et fière d'avoir gagné une médaille d'or aux Jeux Olympiques. C'est vraiment incroyable. Je suis si heureuse d'être montée sur la plus haute marche du podium", déclare Park In-bee. Elle n'est que la deuxième championne olympique de l'histoire après Margaret Abbott sacrée sur le parcours de Compiègne lors des deuxièmes Jeux de l'ère moderne à Paris le 4 octobre 1900 !

Enfin l’or pour Neymar et la Seleçao, le Brésil chavire de bonheur !

Et à la fin de la loterie des tirs au but, c'est... le Brésil qui gagne : Neymar transforme le tir au but vainqueur et offre au pays du sport-roi son premier sacre olympique, en finale contre l'Allemagne (1-1 après prolongations, 5-4 aux tirs au but). Le Maracanã explose de joie, et si Neymar paraît vaincu, c'est seulement par l'émotion. Car le capitaine a rempli sa mission, à l'issue d'un match incroyablement intense. Les huit premiers joueurs réussissent leur tir au but, quand le gardien Weverton arrête la tentative de Petersen. Neymar, déjà auteur du but de son équipe sur un somptueux coup-franc à la 27e minute, avant l'égalisation de l'Allemagne par Max Meyer (59e), doit tirer le penalty le plus important de sa vie, à 24 ans. Une responsabilité démentielle. Pour un sacre historique, qui parachève le palmarès brésilien, après trois défaites en finale, dont 2012. Sa réussite plonge l’arène mythique dans une folie douce, et Neymar tombe à genoux sur la pelouse pour pleurer à chaudes larmes, félicité par ses coéquipiers. "C’est une des meilleures choses qui sont arrivées dans toute ma vie", dit le héros de tout un peuple.

Un deuxième doublé de légende pour Mo Farah, Alyson Felix toujours plus haut

Le Britannique Mo Farah, vainqueur du 5000m, réalise son rêve ultime avec un deuxième doublé olympique 10000/5000m, après celui de Londres en 2012. Il devient l’égal du Finlandais Lasse Viren, auteur du même exploit en 1972 et 1976 ! "Je ne peux pas y croire. Quand l'Éthiopien Kenenisa Bekele gagnait toutes ces médailles, je me disais "Une seule ferait mon bonheur". Si vous avez des rêves, ils peuvent devenir réalité et j'ai toujours voulu les réaliser pour mes enfants, parce que la plupart du temps je ne les vois pas et c'est pourquoi vous désirez leur prouver quelque chose ou plutôt la raison des absences", réagit le quadruple champion olympique britannique, par ailleurs quadruple champion du monde, avec également deux doublés en 2013 et 2015. Sur la piste bleue du stade olympique, il s'impose en se dégageant à l'amorce du dernier tour, pour devancer en 13:03.30 l'Américain Paul Chelimo (13:03.90) et l'Éthiopien Hagos Gebrhiwet (13:04.35). L'emballage final pour le podium donne lieu à des bousculades et même à la disqualification provisoire de Paul Chelimo. Mais Mo Farah est déjà loin.

Allyson Felix monte un peu plus haut au firmament du palmarès de l'athlétisme féminin en remportant la sixième médaille d'or de sa carrière à l'arrivée du 4x400m. Elle rejoint la Jamaïcaine Merlene Ottey au nombre de médailles (neuf), mais cette dernière n'a jamais gagné l'or aux Jeux ! Après avoir pris l'argent sur 400m et participé à la veille au triomphe américain sur 4x100m, Allyson Felix conclut au relais de Courtney Okolo, Natasha Hastings et Phyllis Francis en 3:19.06, contenant les assauts de Novlene Williams-Mills, dernière relayeuse jamaïcaine (3:20.34), alors que la Grande-Bretagne termine en bronze (3:25.88). "C'était une belle soirée. C'est vraiment spécial, quand je regarde tout ce que j'ai fait, je peux être fière", s'émeut Alyson Felix. "L'athlétisme a mis beaucoup de joie dans ma vie. Ce furent les Jeux les plus durs, sans aucun doute".

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Un peu plus tard, les garçons (Arman Hall, Tony McQuay, Gil Roberts, LaShawn Merritt) imitent leurs coéquipières en devançant en finale les quatuors jamaïcain et bahaméen, ce dernier abandonnant le titre remporté en 2012 à Londres. Le relais masculin du 4x400m apporte aux États-Unis sa 31e médaille en athlétisme à Rio et son 13e titre sur la piste du stade olympique.

Caster Semenya s’impose brillamment sur le 800m féminin. La Sud-Africaine de 25 ans prend les commandes de la finale dès le début, avant de se glisser dans la foulée de la Burundaise Francine Niyonsaba jusqu'aux derniers 200m, où elle place une accélération suffisante pour décramponner ses adversaires. "C'était une course fantastique et un plateau très relevé, donc il fallait d'abord savoir être patiente", note Caster Semenya. "Je suis juste très heureuse d'avoir remporté l’or." En 1:55.28, nouveau record national, elle précède à l'arrivée Francine Niyonsaba (1:56.49) et la Kényane Margaret Wambui (1:56.89).

Thomas Röhler apporte du réconfort à la délégation allemande après la défaite de la Mannschaft en finale du football face au Brésil, en remportant la première médaille d’or de son pays en 80 ans au lancer du javelot, grâce à une énorme performance! Il lance à 90,30m à son cinquième essai pour se mettre hors de portée de ses adversaires, à commencer par le Kényan Julius Yego (88,24m) et le tenant du titre trinidadien Keshorn Walcott (85,83m). "Je me suis réveillé avec les bonnes sensations ce matin. Je pensais que c’était peut-être le bon jour pour moi", explique Thomas Röhler. "J’étais très impatient de lancer. Je sais comment lancer à plus de 90m, je l’ai fait aujourd’hui. 90,30m, c’est quand même très loin !"

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Ruth Beitia, 37 ans, devient l'Espagnole la plus âgée à remporter un titre olympique et la première médaillée d'or en athlétisme féminin de son pays en s'adjugeant le saut en hauteur. Les quatre premières terminent la finale avec une marque de 1,97m, l’Espagnole l’emporte au nombre d’essais devant la Bulgare Mirela Demireva et la Croate Blanka Vlašić. "Je suis au courant que j’ai 37 ans!", lâche Ruth Beitia, "Je pense que je suis la plus vieille femme à gagner une médaille d’or olympique. Bien sûr je suis très fière d’avoir continué jusque là. Même à mon âge, je garde le même enthousiasme, le même bonheur."

L'Américain Matthew Centrowitz s'adjuge la médaille d'or du 1500m au terme d'une course disputée sur un rythme lent qu'il a menée de bout en bout. Il est le premier champion olympique américain sur la distance depuis 1908 ! Aucun finaliste n'étant décidé à emballer la course, les favoris s'observant, Matthew Centrowitz court devant puis, raconte-t-il, "après 800 mètres, quand j'ai vu que personne ne venait à ma hauteur en tête, je me suis dit maintenant je ne dois plus laisser passer personne". Et voilà comment il l'emporte en 3:50.00 devant Algérien Taoufik Makhloufi (3:50.11), qui monte sur son deuxième podium à Rio après avoir aussi pris l'argent sur 800m, et le Néo-Zélandais Nicholas Willis (3e en 3:50.24).

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L’équipe féminine de basketball des États-Unis sur une autre planète

Les Américaines emportent leur sixième titre olympique consécutif, sur le parquet de l’Arena Carioca 1, en pulvérisant les Espagnoles (101-72). Depuis 1992, soit vingt-quatre ans, elles n'ont pas perdu un match aux Jeux Olympiques, elles n'allaient pas perdre celui-là. La Serbie accroche la médaille de bronze en prenant le meilleur sur la France 70-63. Les Américaines, lentes au démarrage, offrent un sacré récital après un premier quart-temps mal négocié. Les Lindsay Whalen (17 pts), Maya Moore (14 pts), Diana Taurasi (17 pts) évoluent vraiment dans une autre galaxie, où seules elles et leurs coéquipières peuvent briller. À l'issue de cette rencontre, Diana Taurasi, Sue Bird et Tamika Catchings, de toutes les campagnes américaines victorieuses depuis 2004, rejoignent les glorieuses anciennes Teresa Edwards et Lisa Leslie avec quatre titres olympiques chacune. "Il y a beaucoup d'émotion. Surtout pour Sue, Diana et Tamika", remarque d'ailleurs le coach américain Geno Auriemma.

Nicola Adams, Robeisy Ramirez et Arlen Lopez décrochent l’or sur le ring

Le Cubain Robeisy Ramirez, médaillé d’or dans la catégorie poids mouche (-52kg) aux JOJ de Singapour 2010, puis aux JO de Londres en 2012, s'impose cette fois en poids coq (-56kg) en battant de justesse l’Américain Shakur Stevenson en finale avec un score de 2-1. Robeisy Ramirez mise sur son expérience pour s’imposer au premier round mais il s'incline au second. Les deux boxeurs sont donc à égalité au début du troisième round. Au final, les trois feuilles de score qui font la différence lui attribuent la victoire avec 10-9, 9-10, 10-9.

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Une demi-heure plus tard, Arlen Lopez apporte à Cuba sa troisième médaille sur le ring du Pavillon Riocentro 6. En finale des poids moyens (-75kg), remake de celle des championnats du monde de l’AIBA 2015, il affiche sa maîtrise face à l’Ouzbek Bektemir Melikuziev et l'emporte 3-0. "Il ne me reste plus qu’à en faire autant dans quatre ans", lâche Arlen Lopez.

Enfin, la Britannique Nicola Adams, première boxeuse à remporter une médaille d’or olympique en 2012, devient également la première à renouveler cet exploit : Elle conserve son titre des poids mouche (-51kg), s’imposant face à la Française Sarah Ourahmoune en finale. Nicola Adams a déjà affronté sa rivale française à plusieurs reprises et l’a toujours vaincue. La Britannique, dans le coin rouge, prend clairement le dessus lors d’un premier round plein d’action, puis sait se servir de sa plus grande allonge lors du second round. Au troisième, Sarah Ourahmoune parvient à resserrer l’écart en trouvant plusieurs fois l’ouverture, mais c’est déjà trop tard, elle s'incline 3-0. "Je suis absolument folle de joie. Je suis maintenant la boxeuse amateur la plus titrée de l’histoire du Royaume-Uni. Ce n’est pas rien. Ç’a été une aventure extraordinaire. Ce n’est pas facile quand on a déjà souvent combattu avec une même adversaire. Elle connaît vos mouvements alors il faut sans cesse se renouveler, jusqu’au bout du combat", observe Nicola Adams.

Aleksander Lesun fait très fort dès le départ et remporte l’or du pentathlon moderne

Les épreuves de pentathlon moderne s'achèvent sur une épreuve masculine menée du début à la fin par le Russe Aleksander Lesun. Il ouvre en effet les hostilités en établissant une nouvelle marque olympique en escrime (28 victoires sur 35 assauts) et conserve son avance jusqu’à décrocher l’or, quatre ans après avoir terminé au pied du podium à Londres. Aleksander Lesun franchit la ligne d’arrivée du combiné course/tir avec sept secondes d’avance sur l’Ukrainien Pavlo Tymoshchenko, médaillé d’argent, établissant un nouveau record olympique de 1 479 points. Le Mexicain Ismael Hernández Uscanga hérite du bronze.

Chen Aisen décroche la septième médaille d’or pour la Chine en haut vol 10m

La Chine obtient une septième médaille d’or en plongeon, sur les huit mises en jeu à Rio, grâce à la victoire de Chen Aisen en haut vol 10m masculin. Pour ses premiers Jeux Olympiques, et après s'être imposé au 10m synchronisé avec Lin Yue, Chen Aisen fait preuve d’une constance exemplaire au fil de ses six plongeons, signant un score total de 585,30 points grâce à ses vrilles impeccables et à ses entrées dans l’eau irréprochables, tandis que ses rivaux, y compris son compatriote Qiu Bo, commettent quelques erreurs. Le Mexicain Germán Sánchez et l’Américain David Boudia récoltent respectivement l’argent et le bronze. La Chine n'a manqué qu'un titre dans la piscine Maria Lenk: lors de l’épreuve masculine de tremplin 3m synchronisé, les Chinois ont dû s’incliner et se contenter du bronze face à la domination britannique.

La Serbie tient enfin son titre olympique de water-polo

Les champions du monde 2015 serbes battent la Croatie, tenante du titre et leur grande rivale, 11-7 pour remporter leur première médaille d’or olympique dans la discipline. Lors d’une finale marquée par un jeu résolument tourné vers l’attaque de part et d’autre, la Serbie affiche sa supériorité en concrétisant ses occasions. Dusan Mandic marque à quatre reprises, alors que dans les cages, Branislav Mitrovic contient les ardeurs de la Croatie. De son côté, Filip Filipovic, vétéran des deux dernières campagnes olympiques serbes, en bronze à chaque fois, inscrit deux buts et est élu meilleur joueur du tournoi. "Nous visons cet objectif depuis le début de notre carrière. Nous nous sommes entraînés dur et nous avons beaucoup souffert. Nous avons vraiment quelques joueurs formidables et très talentueux", explique-t-il. L'Italie, finaliste à Londres en 2012, prend la médaille de bronze en battant le Monténégro 12-10.

Margarita Mamun brille dans le concours général de gymnastique rythmique

Grâce à une performance empreinte d’élégance et de grâce, la Russe Margarita Mamun décroche la médaille d’or du concours général individuel de gymnastique rythmique devant le public de l'Arène olympique de Rio en prenant le meilleur sur sa compatriote Yana Kudryavtseva, triple championne du monde de la discipline. Cette dernière survole les débats jusqu'à son passage aux Massues, l'engin lancé en l'air retombant hors de sa portée après une roulade au sol. Cela permet à Mamun de la dépasser, avant de conclure au ruban pour totaliser 76.483 points, contre 75.608 à Yana Kudryavtseva et 73.583 à l'Ukrainienne Ganna Rizatdinova, en bronze. Margarita Mamun se montrera comblée et très surprise de sa belle victoire.

Veni, vidi, vici pour Gwen Jorgensen dans le triathlon féminin

Comme prévu, l'Américaine Gwen Jorgensen est sacrée championne olympique de triathlon sur la plage de Copacabana, devant la Suissesse Nicola Spirig, la tenante du titre, et l'Anglaise Vicky Holland. La double championne du monde en titre, invaincue durant deux ans, tient le choc à vélo, la seule section de la course où ses adversaires la jugeaient prenable, et s'échappe en compagnie de Nicola Spirig dans les 10km de course à pied. Les deux championnes jouent un peu l'intox, personne ne voulant mener le train, puis Jorgensen accélère à deux kilomètres du but et l'emporte avec quarante secondes d'avance. Pour le bronze, la Britannique Vicky Holland sort gagnante d'un sprint face à sa coéquipière Non Stanford. Qu'a ressenti Gwen Jorgensen en courant avec la pancarte de favorite accrochée dans le dos? "C’est mieux d’avoir ça que de se retrouver dans une bousculade à la dernière minute. Je savais que si je continuais à faire ce que j’ai déjà fait, cela fonctionnerait", dit-elle en pleurant à chaudes larmes. Nicola Spirig devient la première triathlète à gagner deux médailles aux Jeux Olympiques.

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Jenny Rissveds gagne l’or du VTT féminin en solitaire !

La Suédoise Jenny Rissveds distance ses concurrentes au dernier tour pour triompher en VTT cross-country féminin de Deodoro. Elle termine l’épreuve détachée devant la Polonaise Maja Wloszczowska et la Canadienne Catharine Pendrel. Au moment où les athlètes entament le sixième et dernier tour du parcours de 4,85km, Jenny Rissveds est au coude à coude avec Maja Wloszczowska. Elle passe alors à l’offensive. La cycliste suédoise gagne vite du terrain, affrontant sans problème les passages délicats, comme les pierriers et les obstacles surnommés les "tongs", avant de se lancer dans une chevauchée solitaire jusqu’à la ligne d’arrivée où elle devance Maja Wloszczowska de 37 secondes et Catharine Pendrel de plus d'une minute. "Sur la ligne de départ, je me suis concentrée pour rester zen, essayer de me faire plaisir et pédaler, tout simplement. C’est la plus grande réussite de ma carrière, évidemment. Je n’en reviens pas", dit Jenny Rissveds, deuxième championne olympique suédoise à Rio après la nageuse Sarah Sjöström sur 100m papillon.

La Russie survole la finale du handball féminin

La Russie décroche sa première médaille d'or en handball féminin en battant en finale la France 22-19, la Norvège double tenante du titre s'étant adjugé auparavant le bronze en battant les Pays-Bas 36-26. Deuxième des Jeux de Beijing en 2008, la Russie n'avait plus remis les pieds sur un podium, toutes compétitions confondues, depuis le dernier de ses quatre titres mondiaux conquis en 2009, face à la France. Les Françaises, elles, décrochent l'argent et la première médaille olympique du handball féminin français. Dans ce match qui tarde longtemps à s'enflammer, les Russes mènent quasiment toujours au score. "La marche était un peu haute en finale", note le coach français Olivier Krumbholtz. "Nous étions la meilleure équipe et nous le croyions vraiment, tout notre groupe. Cela veut tout dire dans ma vie sportive. J’ai vécu toute ma vie pour ça", observe la co-meilleure marqueuse de la finale (cinq buts) Anna Vyakhireva.

Des athlètes multi-médaillés pour clôturer en beauté les épreuves de sprint en canoë-kayak

Au terme des épreuves de sprint en canoë-kayak, au moins un membre de chaque équipe gagnante devient multi-médaillé. Pour Danuta Kozák, c'est la troisième victoire à Rio et la sixième médaille olympique de sa carrière. Seuls deux autres pagayeurs avaient réussi cette prouesse avant elle. Kozák est la première kayakiste féminine à cumuler trois victoires (Après le K1 500m et le K2 500m) lors des mêmes Jeux après la victoire hongroise en finale du K4 500m. Danuta Kozák et ses coéquipières Gabriella Szabo, Tamara Csipes et Krisztina Fazekas-Zur terminent en 1:31.482. La médaille d’argent revient aux Allemandes à presque une seconde (901/100e). Membres de cette embarcation, Tina Dietze et Franziska Weber ont également remporté l’argent au K2 500m le 16 août. La Biélorussie termine en troisième position, à 2.426 des Hongroises. "Je suis très heureuse. Je pense qu’il va me falloir un peu temps pour vraiment y croire", s'exclame Danuta Kozák.

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L’Allemand Sebastian Brendel décroche une deuxième médaille d’or lors de l’épreuve du canoë biplace (C2) 1000m, aux côtés de son partenaire Jan Vandrey. En début de semaine, Sebastian Brendel avait déjà dominé l’épreuve masculine de canoë monoplace (C1) 1000m. Brendel se montre à la fois ravi et soulagé de cette seconde victoire à Rio: "C’est une course extrêmement difficile et c’est incroyable que nous l’ayons gagnée. Je suis heureux d’avoir terminé la compétition et de repartir avec deux médailles d’or." Les Brésiliens Isaquias Queiroz et Erlon Silva, qui ont mené presque toute la course, sont en argent à 907/1000e et le tandem ukrainien Dmytro Ianchuk et Taras Mishchuk monte sur la troisième marche du podium.

Non contents d'avoir gagné à Rio le titre olympique du K2 1000m masculin, les kayakistes allemands Max Rendschmidt et Marcus Gross remportent également l’épreuve du K4 1000m. À leurs côtés, leurs coéquipiers Tom Liebscher et Max Hoff. Alors qu’il vient de s’assurer sa deuxième médaille d’or à Rio, Gross déclare : "Je connaissais déjà ce sentiment, mais gagner le K4 c’est vraiment génial. J’ai du mal à y croire." Les embarcations slovaque, à presque trois secondes, et tchèque s'adjugent l'argent et le bronze.

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Quant au Britannique Liam Heath qui a remporté la médaille d’argent au K2 200m masculin avec son coéquipier Jon Schofield, il se distingue cette fois en décrochant l’or en solitaire en finale du K1 200m. Derrière lui, le Français Maxime Beaumont prend la seconde place. Quant à l’Espagnol Saul Craviotto, déjà titulaire d’une médaille d’or au K2 200m, il se contente cette fois du bronze. La course s’achève sur un résultat extrêmement serré puisque l’Allemand Ronald Rauhe, vétéran de la discipline, termine sa carrière olympique en se classant troisième ex æquo au millième de seconde avec Craviotto.

Chen Long prend l’or du badminton et Lee Chong Wei l’argent pour la 3e fois !

Après Lin Dan, le nouveau champion olympique de badminton est Chen Long: le Malaisien Lee Chong Wei est une nouvelle fois victime de la malédiction chinoise en finale du simple messieurs. 21-18, 21-18, deux sets à zéro pour le double champion du monde en titre chinois Chen Long, majestueux durant tout le match. Leader du classement des fous du volant de façon presque ininterrompue entre 2008 et 2014, et n°1 mondial, Lee Chong Wei, 33 ans, trébuche encore sur la dernière marche. Comme lors des deux Jeux Olympiques précédents, à Beijing et à Londres, face à Lin Dan, et comme lors de ses quatre finales de Championnats du monde, deux fois contre Lin Dan et deux fois contre Chen Long. "Je ne pensais pas gagner l’or aux Jeux de cette façon", remarque le nouveau champion olympique, qui jette sa raquette et sa chemise vers les nombreux supporters chinois massés dans les gradins et fêtant leur champion déjà médaillé de bronze en 2012 à Londres.

Abdulrashid Sadulaev et Taha Akgül confirment leur suprématie en lutte libre

Les deux finales de lutte libre disputées la veille de la cérémonie de clôture sont la copie conforme de celles des derniers championnats du monde, pour un même résultat. Dans la catégorie 86kg, le double champion du monde Abdulrashid Sadulaev s’impose de manière aussi convaincante que lors des tours précédents. Le Russe obtient une nouvelle victoire écrasante aux dépens du Turc Selim Yasar, qu’il a battu en 2015 pour le titre mondial, sans lui laisser marquer le moindre point: 5-0. "Depuis mon enfance, je rêve d’être champion olympique", indique le lutteur russe de 20 ans.

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Dans la catégorie des 125kg hommes, le double champion du monde Taha Akgül apporte à la Turquie sa première médaille d’or de lutte à Rio, en battant l’Iranien Komeil Nemat Ghasemi, médaillé de bronze à Londres 2012, 3-1. Le combat a connu la même issue pour le titre mondial 2014. "J’ai maintenant la collection complète. Je suis champion d’Europe et du monde en titre, et maintenant je suis champion olympique. Je vais essayer de recommencer et de poursuivre jusqu’aux prochains Jeux Olympiques", prévient le champion olympique turc.

Radik Isayev et Zheng Shuyin derniers médaillés d’or du taekwondo

L’Azerbaïdjanais Radik Isaev, champion du monde en titre des -87kg, affronte le Nigérien Abdoulrazak Issoufou Alfaga en finale masculine des +80kg. Le combat démarre doucement, le score restant nul tout au long du premier round, puis Isaev prend le dessus en portant un coup à la tête de son adversaire au second round et un autre au troisième, pour finir sur un score de 6-2. Dans cette catégorie, le bronze revient au Brésilien Maicon de Andrade Siqueira et au Sud-Coréen Cha Dong-min, qui fait son retour sur le podium après une victoire aux Jeux de Beijing 2008.

La Chinoise Zheng Shuyin est sacrée championne olympique dans la catégorie féminine des +67kg. L’athlète, médaillée d’argent aux Mondiaux chez les -73kg, se mesure à la Mexicaine María del Rosario Espinoza, déjà double médaillée olympique. Zheng Shuyin, plus grande que son adversaire, saura faire de sa taille un atout pour prendre le dessus et maîtriser le combat, qui se conclut sur un score de 5-1. La Britannique Bianca Walkden, championne du monde en titre, n’a pas fait le poids face à Zheng en demi-finale, mais elle se rattrape en terminant troisième. L’autre médaille de bronze revient à l’Américaine Jackie Galloway, qui bat la Française Gwladys Epangue, médaillée de bronze à Beijing en 2008 et double championne du monde.

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