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Date
05 févr. 1972
Tags
Sapporo 1972 , Actu CIO , Ski alpin , Espagne

Ochoa ouvre la voie hivernale à l’Espagne

L’Espagnol Francisco Ochoa a été l’auteur de la plus grosse surprise de ces Jeux, voire de toute l’histoire olympique.


Spécialiste du slalom, celui que tout le monde ou presque appelle Paquito arrive à Sapporo avec l’espoir de bien figurer et de terminer dans les dix premiers. Son meilleur classement dans une grande compétition est jusqu’alors une sixième place et rien de sa forme préolympique ne laisse présager qu’il est prêt à gravir la plus haute marche du podium.

En outre, le palmarès de l’Espagne aux Jeux d’hiver n’incite pas vraiment à l’optimisme. Aucun sportif espagnol n’a encore gagné de titre olympique sur neige ou sur glace et les chances d’Ochoa semblent donc quantité négligeable.

Il a effectué ses premiers pas olympiques quatre ans plus tôt, terminant 23e du slalom et à une modeste 38e place tant en géant qu’en descente. Depuis, Ochoa a terminé dans les dix premiers des Championnats du monde de 1970, mais personne ne s’attend à le voir défier l’italien Gustavo Thöni et le Français Jean-Noël Augert dans le slalom de Sapporo.

Parfois, cependant, il arrive que le scénario initial de la scène olympique soit réécrit au dernier moment. Ainsi, sans surprise après la première manche, Augert est en embuscade à la deuxième place. Mais plus surprenant, la première place n’est pas occupée par Thöni (seulement huitième), mais par Ochoa.

L’Espagnol a skié la meilleure manche de sa vie, bouclant le parcours de slalom en 55’’36, 41 centièmes plus vite qu’Augert. Malgré tout, peu d’observateurs estiment qu’il peut conserver l’or. Augert va le dépasser et Thöni va certainement sortir une manche remarquable de son chapeau.

Sans surprise, c’est effectivement le cas et l’Italien réalise une performance éblouissante, la plus rapide du plateau. De son côté, Augert ne peut signer que le dixième chrono, ce qui le prive du podium. C’est alors qu’Ochoa bouscule les certitudes, s’affranchit de la pression et réalise le deuxième temps de la manche, ce qui lui permet d’obtenir la médaille d’or avec une marge énorme. Thöni décroche l’argent, tandis que son cousin Rolando hérite du bronze.

Ochoa devient le premier champion olympique d’hiver espagnol, plus de quatre décennies après la dernière médaille d’or de l’Espagne sur la scène olympique depuis 1928, hiver et été confondus.

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