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Date
06 févr. 2014
Tags
Sotchi 2014 , Actu CIO , Curling , Suède

Niklas Edin, un skip suédois en route vers les sommets

Champion du monde en titre avec Sebastian Kraupp, Fredrik Lindberg et Viktor Kjäll, le skip sué-dois Niklas Edin fait partie des favoris pour le titre masculin en curling à Sotchi. Depuis une medaille d’argent remportée en 1924 à Chamonix, la Suède n’est jamais montée sur le podium chez les hommes. Edin rêve de faire encore mieux dans le Caucase russe !


Le 7 avril 2013 à Victoria (Colombie Britannique, Canada), Niklas Edin écrit l’histoire avec ses coéquipiers Sebastian Kraupp, Fredrik Lindberg et Viktor Kjäll.  Il apporte le titre mondial de curling à la Suède, mettant fin à une série de trois victoires consécutives canadiennes dans la compétition en bouclant sur le score de 8-6 une finale qu’il a entièrement dominée face à l’équipe locale em-menée par Brad Jacobs.

Edin et sa formation réussissent par ailleurs l’exploit unique d’enlever le titre planétaire après avoir été sacrés champions d’Europe quatre mois plus tôt chez eux à Karlstad en battant la Norvège 8-5. « Nous avons participé aux derniers Jeux Olympiques, et notre but principal était de nous qualifier pour les suivants et peut-être d’y gagner une médaille » explique Niklas Edin le jour de la victoire mondiale à Victoria. « À Vancouver, après avoir fini quatrièmes, nous nous étions fixé comme objectif de gagner les Championnats d’Europe et du monde. Trois ans plus tard, nous l’avons fait, et c’est un sentiment fantastique. C’était notre plan dès le départ. Nous avons parfois eu du mal cette saison, mais avoir réussi à tout mettre en place pour ces Mondiaux, c’est incroyable ».

« J’ai commencé le curling en 1999 juste après avoir vu l’équipe féminine emmenée par Elisabet Gustafson remporter le bronze pour la Suède aux Jeux de Nagano. J’ai essayé et j'ai immédiate-ment accroché » raconte Niklas. « Avant cela, j’ai pratiqué plein de sports, peut-être 10 en même temps, pour 14 à 15 séances d’entraînement par semaine, avec les compétitions le week-end. Quatre ans et demi après mes débuts, j’étais sacré champion d’Europe juniors 2004 ». Pourquoi le curling ? « J’aime l’aspect mental et physique de ma discipline. Pour bien jouer, il faut être straté-gique et en bonne forme physique. Il faut interagir avec ses coéquipiers et bien connaître ses ad-versaires. J’adore la variété de ce jeu ».

 

Visualiser la victoire…

Le talentueux skip suédois, entouré par une très solide équipe, fait désormais partie des favoris pour la victoire à Sotchi. « Je déteste perdre. Des fois, quand cela arrive, je peux devenir très grin-cheux, car je n’accepte pas les erreurs et je veux toujours aller de l’avant. Mais je pense que c’est la bonne attitude », dit-il, précisant ses intentions. «  Ce que je veux accomplir, comme je crois l’ensemble des joueurs de curling, c’est gagner la médaille d’or aux Jeux. Ça ne me dérangerait pas non plus d’en remporter plusieurs mais rien qu’une, ce serait déjà le summum ! ». Dans cette optique, il aime à s’imaginer en train de gagner le tournoi olympique. « Nous savons que nous pouvons gagner et nous croyons en nous. Si vous voulez la médaille, vous avez besoin de vous représenter la victoire ».

À Sotchi, Niklas Edin croisera à nouveau la route de Brad Jacobs, qui a pour sa part gagné le droit de représenter le Canada dans le Caucase russe. Les Canadiens sont les doubles tenants du titre olympique. La Suède n’a gagné qu’une médaille chez les hommes, l’argent à Chamonix en 1924, alors que les femmes se sont imposées à Turin en 2006 et à Vancouver en 2010. Niklas Edin pourrait être à 28 ans le skip qui portera son pays sur le podium masculin, 90 ans après la formation emmenée par Johan Petter Åhlén…

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