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Nicolas Gill : « Lors de la cérémonie d’ouverture, les Jeux Olympiques vous sautent vraiment aux yeux »

Le judoka canadien Nicolas Gill a participé aux Jeux Olympiques de 1992, 1996, 2000 et 2004, gagnant du bronze en 1992 et de l’argent en 2000. Il a été le porte-drapeau de son pays en 2004. Aujourd’hui directeur général et directeur du haut niveau de Judo Canada (la fédération canadienne de judo), il a également été entraîneur de l’équipe canadienne de judo aux Jeux Olympiques de 2008, 2012 et 2016.

Mes premiers Jeux Olympiques, c’était à Barcelone 1992 et les souvenirs que je garde de la cérémonie d’ouverture figurent parmi les meilleurs de toute mon expérience olympique. J’avais seulement 18 ans et c’était tout simplement extraordinaire. Je m’en souviens encore très bien, même si cela remonte à 25 ans, et ça reste un moment très particulier de ma carrière. Quand j’ai posé le pied dans le stade, c’était absolument fantastique. C’était le résultat de nombreuses années d’entraînement, passées à attendre ce moment. Cela a été pour moi une concrétisation : je participais aux Jeux Olympiques et ce moment-là a été aussi délicieux que je l’avais imaginé.

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Tout a commencé à devenir réel avec la cérémonie d’ouverture. L’événement en soi est spectaculaire et les organisateurs de Barcelone ont fait un sacré travail en rendant cette expérience particulièrement spéciale. Quand vous arrivez au village des athlètes et que vous commencez à vous entraîner, c’est super, mais lorsque vous vous rendez à la cérémonie d’ouverture, alors là, les Jeux Olympiques vous sautent vraiment aux yeux. Et c’est là que vous voyez pour la première fois le public. Les gens n’étaient pas aussi nombreux qu’aujourd’hui, mais ça me paraissait plutôt imposant. Il y a des caméras de télévision et des journalistes partout et dans votre pays, c’est au moment de la cérémonie d’ouverture qu’on prend vraiment conscience des Jeux Olympiques. Tout cela fait que c’est un moment vraiment très spécial. Lors de la cérémonie d’ouverture, vous commencez vraiment à réaliser que toute la planète a les yeux braqués sur les Jeux, et ça fait une drôle d’impression.

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En 2000 à Sydney, la cérémonie d’ouverture était fantastique, mais je n'en ai que de vagues souvenirs. C’était étrange. Même si ce n’était que ma deuxième cérémonie d’ouverture, j’étais davantage blasé et j’étais loin d’être aussi excité que pour la première à Barcelone. En revanche, la cérémonie de clôture de Sydney est probablement celle que j’ai préférée entre toutes car j’y ai participé en tant que médaillé d’argent et c’était une sensation incroyable.

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En 2004 à Athènes, j’ai été choisi comme porte-drapeau du Canada pour la cérémonie d’ouverture et c’était extraordinaire. J’ai été très surpris quand on a annoncé que c’était moi : il y a beaucoup de bons athlètes au Canada et je ne m’y attendais pas du tout. C’est un honneur incomparable de porter le drapeau et de défiler dans le stade en tête de tous les athlètes canadiens. J’ai ressenti quelque chose d’encore plus fort que pour ma première expérience olympique à Barcelone. J’avais beau être plus âgé et participer à mes quatrièmes Jeux, le fait d’être porte-drapeau a placé la barre encore plus haut.

Le fait d’avoir été choisi comme porte-drapeau a également été une très bonne chose pour le judo. Au Canada, le judo n’est pas l’un des sports les plus populaires et les médias n’en parlent pas trop souvent. Ce n’est pas comme l’athlétisme ou d’autres sports et c’est pourquoi ma nomination a été encore plus surprenante. Je m’attendais à ce qu’on choisisse quelqu’un issu d’un sport plus en vue et ma sélection a donc amené un plus gros éclairage sur le judo.

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J’aurais vraiment adoré porter le drapeau au moins une fois lors de la cérémonie de clôture, car lorsque vous héritez de cet honneur, cela veut dire que vous vous en êtes très bien sorti et que vous êtes probablement champion olympique. Mais c’est une sensation que je ne ressentirai jamais.

J’étais à peu près certains que les Jeux d’Athènes constitueraient ma dernière sortie olympique en tant qu’athlète et je savais donc que la cérémonie de clôture de 2004 serait sans doute ma dernière expérience du genre. Mais cette perspective ne m’a pas trop ému. J’avais pensé que les Jeux Olympiques de 2000 seraient peut-être les derniers et du coup, le fait d’être à ceux d’Athènes, c’était un peu du bonus pour moi.

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Je suis retourné aux Jeux en 2008, 2012 et 2016 comme entraîneur de l’équipe nationale mais je n’ai plus participé à la moindre cérémonie d’ouverture ou de clôture. Comme j’avais déjà participé à pas mal de Jeux, je me suis dit que ce serait bien de laisser cette opportunité à quelqu’un d’autre de l’encadrement. C’est si fantastique de participer à ces cérémonies que je voulais que quelqu’un d’autre le vive pour la première fois. Cela a été mon cas à plusieurs reprises et je pense que j’ai pris la bonne décision.

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